mardi 11 septembre 2018

Lettre n°137: Les bons réflexes hygiénistes vis-à-vis de la canicule - Les preuves scientifiques des bienfaits du jeûne

1. Y-a-t’il des risques pour la santé ?

La forte chaleur nécessite de l’énergie pour maintenir le corps en fonctionnement.
Une personne dont la toxémie est largement en dessous du seuil de tolérance, ne sera pas importunée.
A l’inverse celles qui sont à égalité, voir au dessus, risquent de démarrer divers symptômes relais. Ils vont se traduire par une inversion énergétique entre la fonction de relation et celle de nutrition.
D’où la sensation de fatigue accrue.
Si des relais s’imposent : c’est souvent des maux de tête qui s’installent, et parfois une fièvre avoisinant les 39 °au maximum.

Si des personnes sont déjà toxémiques, voire en situation de maladie, on peut observer en relais des vertiges et parfois des nausées.
Si la chaleur persiste et l’exposition est prolongée cela peut aller jusqu’aux propos incohérents.

2. Les bons gestes hygiénistes

Faut-il accroître la consommation d’eau ? Non, pas forcément : cela consomme de l’énergie et fatigue les reins, boire selon la soif ou un peu plus, sans exagération.
Certains conseillent de mouiller le corps : grossière erreur, car cela consomme beaucoup d’énergie vitale.
Pour les efforts physiques, il suffit de se mouvoir seulement par rapport à ce que l’on doit faire. Rien de plus.
Maintenir le domicile à l’écart de la chaleur en fermant portes et volets durant l’augmentation de la température extérieure entre 11h et 19h.
Ouvrir le soir après 22h et toute la nuit jusqu’au jour à 6h.
Les médicaments accroissent la toxémie : mieux vaut accroître la circonspection à leur égard.
Et pour l’alimentation ? La doctrine officielle est de manger en quantité suffisante.
En hygiénisme, il est préférable de soustraire les gras, les amidons et aussi les protéines, pour aller vers la diète, voir le jeûne hydrique durant les périodes de loisirs chez soi.
La chaleur aura moins d’effets sur des organismes détoxinés.

3. La canicule persistante

On est en canicule lorsqu’il fait très chaud : au-delà de 30°C jusqu’à 40° C, parfois 45° C.
Cette canicule est dangereuse lorsqu’elle se prolonge et que la température ne descend pas ou très peu la nuit et si cela se produit au-delà de 3 jours minimum.
Faut-il se protéger en salle climatisée ? Cela n’est pas sans inconvénient pour l’organisme en variant de 20° C à 40° C. L’énergie consommée est grande et les symptômes relais peuvent surgir.
Mieux vaut se calfeutrer et demeurer en températures à faibles variations 22° C à 28° C.
Si c’est possible, changer de région. La Bretagne et la Normandie offrent des températures à 10°C inférieures à celles du Sud ou de l’Est de la France.
En conclusion, le mieux est de se mettre en meilleur état de santé pour tenir à la chaleur, en faisant une diète de fruits aqueux et de verdures faiblement amidonnées.

4. Une technique refroidissante : la Biorespiration

Lors de la pratique de la Biorespiration que nous préconisons, les participants se couvrent d’une couverture pour compenser le froid qui peut arriver.
Alors nous utilisons la Biorespiration pour se réfrigérer, sans risque, durant la canicule.

Passez, sans frais corporels, votre canicule.

Le 05 Août 2018
Désiré Mérien

Note : notre chaleur descend de 10°C dans deux jours. L’été Indien est en perspective.



Les preuves scientifiques des bienfaits du jeûne

1. Les toxines

Le jeûne commence à interpeller les médias, au point qu’ils se posent la question de savoir si jeûner est-il vraiment bon pour la « santé » ?
La privation de nourriture est réputée pour stimuler les processus d’auto-guérison et de débarrasser l’organisme de ses « toxines ».
Tiens on parle de toxines, mais que sont-elles ?
On se préoccupe d’avaler de la nourriture, d’en expulser une partie dans les wc. Mais l’autre partie : la nourrissante ; celle qui traverse l’intestin grêle pour aller vers la lymphe puis le sang pour approvisionner les cellules.
Là, le public est moins connaisseur, et pourtant c’est le plus important ; car l’utilisation des aliments de la bouche devenus des nutriments au niveau des cellules, engendre des déchets cellulaires.
Ceux-ci sont variables et dépendent des types d’aliments consommés : lipides (les gras) glucides (sucres, amidons), protéines (animales, végétales).
Ce sont ces déchets cellulaires qui constituent les « toxines ». Là les voilà.

Il faut bien que ces toxines soient rejetées et ce sont les organes excréteurs qui s’en chargent dont : le foie, les reins, les poumons, les intestins et la peau.
Mais ces crises relais d’évacuation peuvent surgir dans tout autre organe qui devient alors évacuateur des toxines.
Dans certains pays (Allemagne, Russie, Etats-Unis) des organismes médicaux assurent cette détoxination.
En France, nous, les alternatifs, sommes hautainement ignorés.
Mais devant le pullulement de nouveaux Centres de cures de jeûnes, les autorités commencent à s’en préoccuper.
Ainsi l’organisme MIVILUDE, créé pour lutter contre les « sectes » porteur du jeûne, est maintenant largement dépassé.
Même l’UNADFI (organisme des familles anti-sectes) est muette sur la prolifération des Centres de jeûne.
Compte tenu des dizaines de conseillers de jeûne que nous formons, les toxines seront rejetées un maximum.

2. Les preuves scientifiques

• Les différents types de jeûnes

Les études menées chez » l’animal tendent à montrer la bienfaisance de la réduction alimentaire pour la santé. Chez l’humain, les recherches n’ont pas été faites en France.
Le jeûne existe, dès lors qu’il n’y a pas de prise alimentaire, seule l’eau est recommandée. Car sinon il s’agit du jeûne sec préjudiciable pour les reins au-delà de quelques jours, variable d’une personne l’autre.
Le jeûne peut être partiel. La diète repose alors sur des jus de fruits ou de légumes.
L’apport calorique est limité à 300 Kilocalories par jour. Pour un adulte en alimentation, la diététique officielle préconise 2000 Kilocalories/ jour pour l’homme et 1800 Kcal/jour pour une femme.
En hygiènisme nous diminuons à 1500Kcal/jour et cela suffit amplement par une meilleure assimilation.
Lorsque le jeûne a lieu une fois par jour sur la semaine, le jeûne est appelé intermittent.

• Le métabolisme du jeûne

L’organisme utilise ses réserves. Le premier jour le glucose du foie convient et parfois un, deux ou trois jours.
Lorsque le stock de glucose s’épuise et cela est vite fait par rapport à un jeûne de plusieurs semaines, le corps utilise les graisses en réserve et aussi un peu de protéine. Ce sont les acides gras qui sont utilisés en partie directement ou transformés en corps cétoniques pour satisfaire le cerveau en substitut de glucose.

• Le jeûne amaigrissant

Le jeûne est un moyen de maigrir. L’amaigrissement rapide des premiers jours, jusqu’à 1kg/jour et parfois au-delà, est lié à une perte d’eau et de sodium. On observe la fonte de la masse musculaire, et non l’utilisation des graisses à ce stade de début de jeûne.
Cette perte de poids décroit au fur et à mesure que le jeûne se prolonge. Ultérieurement ce nouveau poids peut être conservé, si l’alimentation post-jeûne est limitée et si une activité physique est pratiquée.

• Les recherches effectuées sur le jeûne

Il y a eu des recherches sur l’impact du jeûne sur les maladies articulaires, certaines pathologies cardiovasculaires et aussi sur la diminution des effets indésirables des chimiothérapies anticancéreuses.

Les autorités déclarent qu’il n’existe pas d’études scientifiques permettant de conclure sur l’efficacité du jeûne.
Mais à l’évidence le rejet de telles recherches est patent. La meilleure réponse est l’amélioration sanitaire des milliers de personnes qui ont pratiqué le jeûne.

Conclusion

Il n’a pas non plus été prouvé de l’inefficacité du jeûne. Libre à chacun de faire ce qu’il choisit.
Les maux de tête, les malaises observés en début de jeûne sont des crises-relais de détoxination : elles sont bénéfiques et indispensables. Elles cessent rapidement sans faux traitement médical, lorsque la détoxination sera suffisamment effectuée. Les carences en minéraux et vitamines ne sont pas à craindre. L’organisme s’ajuste à ses possibilités d’utilisation qui se réduisent aussi par rapport aux périodes alimentaires habituelles.
Il n’est pas recommandé de jeûner avec la prise de médicaments qui risquent d’engendrer des effets indésirables.
En conclusion, essayer le jeûne en intermittent puis à plusieurs jours.
Etre encadré au-delà est une certitude, en faisant si possible un bilan de vitalité au préalable pour évaluer les possibilités de jeûner.

Désiré Mérien
13 Août 2018

dimanche 11 février 2018

Lettre n°136: Les mammifères - Prendre soin de soi au XXIème siècle - Les formations

1. Modes de reproductions

a) Vivipares et ovipares

Les mammifères mettent majoritairement, pour les cinq mille espèces connues, leurs petits au monde, vivants.
L’étude de leurs fossiles permet d’affirmer que cela s’est passé depuis des milliers d’années.
C’est pourquoi leur mode de reproduction est déclaré vivipare.
Néanmoins pour être précis, notons que les ornithorynques (une variété) et les échidnés (quatre sortes) pondent des œufs. Sont-ils à classer dans les ovipares ?
Bien que les mammifères descendent de reptiles présents sur terre à l’ère secondaire, ils ont évolués vers la viviparité. Les oiseaux et les reptiles sont restés ovipares et pondent donc des œufs.

La création d’une nouvelle vie comprend la période de fécondation, suivie de la gestation et la naissance. La croissance des nouveaux vivants se passe avec l’allaitement.
La vie se propage par la reproduction sexuée.
Dans les espèces animales vivantes, il existe généralement des mâles et des femelles. Ils produisent des cellules distinctes : les gamètes. Ce sont les spermatozoïdes pour les mâles et les ovules pour les femelles.
La reproduction est une opération qui va permettre à une génération d’individus de donner la vie à la suivante.
La fécondation, consiste en l’union d’un spermatozoïde et d’un ovule. Les deux cellules se fondent l’une dans l’autre, leurs deux noyaux fusionnent et le résultat est l’obtention d’un œuf.
Celui-ci est un ovule fécondé, programmé pour devenir un nouvel être vivant, un nouvel individu de la même espèce.

La viviparité

Chez les mammifères l’œuf ne sera pas pondu dans le milieu extérieur. Il se développera à l’intérieur de la femelle jusqu’à devenir un nouvel individu complètement formé et prêt à vivre dans la vie aérienne après la mise au monde.
Cette manière de se reproduire s’appelle la viviparité. Et par différenciation les oiseaux qui pondent des œufs et les couvent pour faire croître leurs petits sont dits ovipares.

Notons que certains reptiles mettent leurs petits au monde vivants ; par exemple les vipères et les orvets.
Dans ce cas les œufs sont conservés pour incubation dans le corps de la femelle qui ne sert que de couveuse, sans lien avec l’embryon en formation. Cette reproduction est nommée ovoviviparité.

Le gamète ovule est plus gros que les spermatozoïdes. Il n’existe qu’en petit nombre. Il contient toutes les réserves nécessaires pour permettre la croissance du futur embryon en prévision.
Ainsi le jaune de l’œuf de la poule sert à nourrir le futur poussin. Le blanc est une enveloppe nutritive externe au jaune et riche en albumine protéinique.
Les parents oiseaux couvent leurs œufs, mais cela ne consiste qu’à apporter la chaleur nécessaire à la croissance et aussi pour assurer une protection physique. Mais il n’y a aucun échange nutritif entre la poule et ses œufs.
Chez nombre d’espèces de poissons, mâles et femelles se retrouvent dans des frayères qui sont des lieux adaptés à recevoir les œufs et à leur assurer de bonnes conditions de croissance.

La fécondation

Chez les mammifères, la fécondation s’effectue dans les voies génitales de la femelle.
Cette fécondation est dite interne.
L’intérêt de ce progrès dans la marche de l’évolution, c’est que l’accouplement autorise de déposer les cellules mâles à l’abri chez la femelle. Ce qui permet d’éviter les aléas du milieu extérieur.
Cette fécondation existe après un certain temps lors de l’accouplement.
Les mammifères sauvages ont des saisons de reproduction. Elles ne le sont pas toute l’année généralement.
Le cycle saisonnier fait se succéder, sur l’année, la période de reproduction avec celle des naissances et celle du repos sexuel.
Chez presque toutes les espèces, il y a une saison pour les accouplements. En conséquence, une partie de l’année, mâles et femelles ne sont pas en activité sexuelle.
La nature est favorable à la naissance des jeunes pendant la saison la plus riche sur le plan nutritionnel : le printemps dans les régions tempérées, ou la saison des pluies dans les zones tropicales.
Les carnivores qui ont une durée de gestation courte se reproduisent en hiver.
Les cervidés, chamois et bouquetins, dont la gestation est plus longue, se reproduisent dès l’automne.
De toute façon les nouveaux venus naîtront au printemps.

La gestation

C’est la période qui va de la fécondation à la naissance.
D’une espèce à l’autre, la durée de gestation est variable.
Ainsi pour les musaraignes (insectivores) ou les campagnols (rongeurs), cette durée n’est que de vingt et un jours.
A l’autre extrême, l’éléphante porte vingt deux mois son nouvel éléphanteau.

L’espèce humaine possède une gestation de neuf mois.
La durée de gestation influe sur le nombre de portées annuelles. Les campagnols peuvent enchaîner une douzaine de gestations sur un an. Tandis que l’éléphante ne met un petit au monde que tous les cinq ans.
Voici des temps de gestation :

  • La jument porte son poulain onze mois
  • La vache attend son veau neuf mois
  • La brebis attend ses agneaux cinq mois
  • La truie porte ses porcelets trois mois, trois semaines et trois jours.

Pour les nouveau-nés mammifères, il existe un épineux passage de la filière pelvienne.
La symphyse pelvienne doit se détendre pour laisser le passage au petit : ce qui limite la taille maximum possible du nouveau né.
L’hermine pratique l’implantation ou nidification différée. La fécondation a lieu après l’accouplement, mais le développement de l’œuf cesse subitement. Sa fixation sur la muqueuse intérieure ou implantation ne se fait que plusieurs mois après, au printemps.
Autre particularité, le chevreuil pratique la gestation différée. L’accouplement s’effectue en été et les naissances n’arrivent qu’au printemps suivant. Il est le ruminant différant les naissances.
Les mâles se nourrissent peu pendant le rut (période de l’accouplement) et, de ce fait, perdent du poids.
Notons la situation des chauves-souris, insectivores. Mais comme les insectes disparaissent après l’été, elles ont trouvé la réponse en étant hibernantes. Pour leur reproduction, les naissances sont prévues à la fin du printemps. Des accouplements peuvent se produire à l’automne avant l’hibernation. Dans ce cas il s’agit d’une gestation différée.
Il existe aussi des accouplements au printemps pour une gestation directe, selon les variétés nombreuses de chauves-souris.

Les placentas

Les mammifères femelles possèdent un placenta.
Son objet a pour rôle de permettre des échanges avec la mère, pour nourrir et oxygéner l’embryon, tout en éliminant ses déchets cellulaires.
Cette manière de reproduire est bien différente de l’œuf de la poule qui contient, dès le départ les réserves nécessaires au développement du nouvel être.
Chez les mammifères notons que l’ovule fécondé possède certes des réserves nourricières initiales ; mais elles ne sauraient être suffisantes pour mener à bien l’arrivée de la nouvelle vie.
A la naissance, la mère animale consomme souvent le liquide placentaire qui s’écoule d’elle après la naissance. Il est très utile car fort nourricier et ainsi participe encore à la mise en place de la lactation.

Les nidifuges

Plus les espèces sont grandes, plus la gestation est longue et plus les petits naissent développés.
Les espèces qui sont des proies potentielles et qui ne peuvent se cacher doivent mettre bas des petits capables de bouger très vite. On les qualifie de nidifuges.
C’est le cas des chevaux, zèbres et antilopes. Dans les steppes, leur survie réside dans leur mobilité.

Les nidicoles

Ici, il faut aux petits, du temps pour acquérir leurs diverses capacités physiques et comportementales.
De ce fait ils sont fragilisés à leur naissance et durant le temps qui suit.
Les carnivores mettent au monde des jeunes peu développés.
Entre carnivores la concurrence est forte et ces espèces ont des attitudes très agressives entre elles.
Mais au niveau de la longévité les bébés gazelles, nidifuges ont plus de possibilités de survie que les lionceaux, nidicoles.

Les mamelles

Les mammifères, sans exception, nourrissent leurs petits avec du lait, produit dans la glande appelée mamelle.
Les mamelles sont par paires, ainsi de deux à quatorze généralement.
Mais chez un rongeur africain on en observe davantage : huit à douze paires et chez un animal de Madagascar « le tanrec » une particularité vingt-neuf glandes mammaires.
La localisation des mamelles est variable.
Elles peuvent être pectorales ou abdominales, et exceptionnellement inguinales.
La production de lait n’est pas la même à chaque localisation, mais elle y reste constante.
Les petits cherchent à s’approprier les meilleurs tétons dès les premières tétés et chacun manœuvrera pour garder le sien jusqu’au sevrage.
Le nombre de mamelles correspond à la portée habituelle des naissants.
Les petits tètent, en utilisant leurs lèvres. La tétée entretient la production lactée. Le lait est composé d’eau ( 87,6 %) et de lactose ( 4,6 %), sucre directement assimilable, de lipides – matières grasses ( 3,7 %) – et de protéines (3,2 %) qui favorisent la croissance cellulaire, enfin des matières minérales (0,7%).
Cet ensemble apporte en moyenne 0,71 Kilocalorie par gramme bu.
Les durées de lactation peuvent être variables.
Les laits les plus riches en sucres sont ceux des primates.
Le record de durée de lactation se situe chez l’orang-outan pour neuf cents jours.
Le colostrum est le premier lait disponible immédiatement après la naissance, sur un ou deux jours.
Il protège le nouveau né contre les risques infectieux.

Les marsupiaux

Ils sont caractérisés par l’existence d’une poche.
L’exemple type est le kangourou pour lequel la gestation ne dure que trente trois jours, leur placenta est peu développé.
Au bout de cette courte gestation les embryons minuscules vont ramper tout seuls jusqu’aux mamelles et s’y fixer. Ceci en utilisant des pattes antérieures munies de griffes.
Alors le jeune se fixe à une tétine et la mère envoie le lait dans sa bouche.
Le jeune est unique dans la poche du kangourou et cela peut durer quelques mois.

L’ornithorynque

Mammifère caractérisé par l’existence d’un cloaque, où débouchent les voies anales, urinaires et génitales. Ceci semble être une continuation d’un passé reptilien.
L’ornithorynque vit en Australie en semi-aquatique, vivant en terrier sur les berges des rivières. Ils y pondent leurs œufs que la femelle incube sur une à deux semaines.
Elle nourrit ses petits par un lait qui suinte sur des poils ventaux. Deux glandes mammaires existent bien mais pas de tétons.
L’élevage de leurs jeunes prend des mois.

La cour parade

La reproduction commence par la rencontre entre les mâles et les femelles.
Souvent ce sont les femelles qui sont les plus attentives dans le choix de leur partenaire.
A l’époque de la reproduction, les mâles se montrent : ils crient, chantent, s’affament, s’affrontent parfois. Le résultat de cette cour parade renseigne les femelles sur la possibilité de choix d’un partenaire.
Les gestes de parade et de défi apprennent beaucoup sur le comportement des espèces.
Ils se sont codifiés au fil des temps.

La reproduction des mammifères

Les mammifères se reproduisent par des ovules devenus œufs sans coquille mais conservés à l’intérieur du corps des femelles. Cette manière de reproduction interne représente une évolution sécuritaire par rapport à la ponte d’œufs encoquillés des oiseaux.
Ce sont les mammifères placentaires qui sont les plus évolués. Les primates y sont placés.

Le fondement des sociétés mammifères

C’est la relation MERE-JEUNE plus que le couple Mâle-Femelle.
L’objet final de chaque espèce est prioritairement d’assurer sa descendance.
Ces modes d’existence se traduisent par des systèmes de cour, de parade pour la séduction, toujours pour engendrer la vie. Cependant il reste encore une grande part d’aléa dans ce jeu des rencontres et des relations amoureuses. C’est probablement la plus belle chance de liberté.
Notre espèce se comporte de plus en plus librement dans cette voie et c’est un progrès qui permettra l’évolution de la reproduction, peut-être réfléchie et contrôlée pour pouvoir éviter de sur-peupler notre planète Terre.

Désiré Mérien le 03/01/2018

Prendre soin de soi au XXIème siècle

C’est tendance de dire ou d’entendre « prenez soin de vous » !
Que signifie vraiment « prendre soin de soi » dans le mode vie actuel, au XXIème siècle ?
Pourquoi a-t-on cette réflexion ?

On peut soupçonner que cette bienveillance sous-entend de « prendre du Temps pour soi », de délaisser un peu les obligations et les activités qui puisent de l’énergie avant d’éprouver la fatigue chronique, voire même déclarer une souffrance physique ou psychique, une maladie.

Constat

Demandez par exemple autour de vous : « Et toi que fais-tu pour toi, pour bien prendre soin de toi ? ». Les réponses seront diverses et variées : faire un footing, aller à la piscine, à la plage, à un concert, une soirée avec des amis, lire un bon livre, partir quelques jours pour randonner, pour visiter, pour changer d’air, etc …etc…
Tous ces divertissements permettent de s’évader et de se déconnecter un peu du quotidien, des tracas, de la célérité du rythme de vie. Ces échappées nous accordent des petites bulles d’oxygène ponctuelles comme un petit remontant et c’est un bien pour l’ensemble de notre corps.
Seulement de retour à la vie habituelle ces bienfaits se dissipent vite, alors on met parfois en route quelques changements ; les bonnes résolutions comme faire du sport régulièrement, s’octroyer encore plus d’activités distrayantes qui font plaisir.
Néanmoins ne remarquez vous pas que tous ces palliatifs sont majoritairement axés vers l’action et la dépense physique, donc dépense d’énergie ? Et oui, c’est en plus très valorisé par notre société, chercher le mieux-être en comblant chaque moment par la distraction.

Ralentir son mental pour le connecter au corps

« Prendre soin de soi » suppose en toute première intention de se mettre au repos corps et esprit ; ralentir les rythmes physique et mental en arrêtant de faire !
Nous savons laisser le corps physique au repos, mais il est beaucoup plus difficile de mettre l’esprit sur off : testez de vous concentrer uniquement sur votre respiration, sur l’inspire puis sur l’expire pendant 5 mn ; vous allez sûrement remarquer qu’automatiquement votre mental fait diversion et vous amène sur une pensée – qu’est-ce que je vais faire au dîner ?... ,je dois téléphoner à untel…. – etc etc…, alors que vous devriez uniquement vous attentionner sur votre respiration !
Et oui votre cerveau est en perpétuel activité ce qui signifie dépense d’énergie à votre insu, c’est lui qui est le maître et non pas vous !
« Prendre soin de soi » c’est se donner les moyens d’agir sur l’ensemble de l’organisme, réaliser qu’il y a des interactions entre le corps et l’esprit, discerner les parties qu’on écoute plus.(1)
Avec l’expérience et la pratique de pauses - moments d’entractes au cours du quotidien – le cerveau se modifie car ce calme mental crée un changement jusqu’aux noyaux des cellules, incidence bénéfique sur les brins d’Adn. Nous avons tous cette merveilleuse ressource insoupçonnée de telle sorte que nous pouvons après entraînement diriger notre cortex plutôt qu’il nous gouverne.
« Prendre soin de soi au XXIème siècle » c’est ralentir, s’arrêter, prendre conscience que notre corps tout entier est notre vie. Il n’y a qu’un seul capitaine à bord !
« Prendre soin de soi » c’est acquérir une belle énergie calme et régénérante, entretenir son organisme même si le vieillissement cellulaire est irréversible nous avons des clés pour éviter son accélération : contempler le moment présent et jeûner pour prévenir.(2)

Sylvie Huitorel

(1) : Lire l’ouvrage de Désiré Mérien : « La biorespiration », en vente au Centre Nature et Vie

   8 impasse des roitelets- 56270 Ploemeur ou sur le site : https://www.nature-et-vie.fr/librairie.

(2) : Lire l’ouvrage de Désiré Mérien : « les 5 clés de la revitalisation de l’organisme»,

  en vente au Centre Nature et Vie - 8 impasse des roitelets- 56270 Ploemeur 
ou sur le site : https://www.nature-et-vie.fr/librairie.

mercredi 20 décembre 2017

Lettre n°135: L'espoir santé - L'obésité, ennemie des reins – bénévolat Nature et vie 56

1. Face au Cancer : Espérer jusqu’au bout

Dans la situation du cancer, il s’agit d’un combat pour se maintenir en vie. Le discours médical est de déclarer que l’on peut guérir.
Dans un premier temps les traitements médicaux classiques : chirurgie pour l’ablation des tumeurs, irradiation pour détruire des cellules cancéreuses rapprochées, et chimiothérapie quand il s’agit d’une bataille généralisée, à l’ensemble de l’organisme.
Lorsque la maladie, malheureusement, continue de progresser, le parcours du malade devient plus chaotique.
La relation malade - autres humains – dont les médicaux – se fait plus compliquée.
On constate une problématique sur une énième chimio. Elle est souvent proposée par les médicaux pour maintenir l’espoir.
Il est nécessaire d’y croire envers et contre tout. Et la très grande majorité des malades veulent vivre : ils sont dans la vie et veulent y rester. Il y a des variations en fonction de l’ancienneté de la maladie.
Les cancers à évolution rapide supporte moins l’évolution de la maladie.
L’annonce du cancer représente un choc, mais la réaction immédiate peut-être encore positive. Par contre l’annonce de la récidive est parfois signe de résignation à l’encontre de l’espoir jusqu’au bout.
Cet espoir est par contre reconstruit quand les patients sont informés par les pratiques alternatives, dont celles proposées par l’hygiénisme (1).

(1) Les lecteurs intéressés pourront acquérir notre ouvrage : « les moyens pour empêcher l’apparition d’un cancer » Editions Lanore – disponible à la librairie Nature et Vie

2. Face à la guérison espérée

Dans nos entretiens, il est fréquent que des correspondants se décrivent dans des situations médicales difficiles.
Parce que le jeûne a fait l’objet ces dernières années de commentaires élogieux – notamment en situation de traitement en chimiothérapie – il est fréquent que des cancéreux sollicitent un avis pour entreprendre un jeûne, en se demandant où l’effectuer.
Nous comprenons que chacun alors est face à la guérison espérée.
Que ce soit en entretien téléphonique ou en présence orale, nous tendons toujours à faire d’abord une réflexion sur le processus alimentaire utilisé, principalement aux repas du matin, du midi et du soir.
Pour les hygiénistes l’alimentation doit être spécifique à l’homme, c'est-à-dire adaptée à sa morphologie de primate (2).
Nous sommes effarés, généralement, par les descriptions alimentaires qui nous sont faites.
Il s’agit de nombreux aliments, reflétant une alimentation complexe (hétérogène) sources de déchets cellulaires nombreux.
Nous essayons alors de décrire le menu associé, hygiéniste qui simplifie l’alimentation : homogène.
Les fruits seuls le matin. Les amidons à midi, accompagnés de verdures crues.
Les protéines, le soir, avec des légumes moyennement cuits que nous nommons « cuidités » Alors le demandeur de l’entretien s’aperçoit de la différence de son alimentation pratiquée – généralement omnivore – et celle hygiéniste proposée.
Il va de soi que cette alimentation simplifiée représente une marche pour aller vers le jeûne.
Alors se pose les questions de poids et comment on se comporte en alimentation hygiéniste.
Plus la toxémie (3) est élevée et les troubles importants plus sévères seront les pertes de poids. Ce qui pose question pour espérer un dispositif alimentaire encore plus restrictif dont le jeûne.
Généralement le menu associé est utilisé un certain temps et de nombreux effets sont déjà observés sur le corps.
Quand à l’espoir de jeûner il apparaît parfois possible, mais à l’inverse complètement déraisonnable si les paliers alimentaires ne sont pas correctement observés (4).
Mais quel jeûne effectuer ?
Nous préconisons le jeûne hygiéniste qui n’accepte pas les soupes salées ou même poivrées. Les tisanes sont remplacées avantageusement par de l’eau de source.
Nous refusons les nettoyages du colon sous pression d’eau élevée qui détruisent les protections des tissus internes lors des pratiques d’hydrothérapies du colon. Il va sans dire que purges et lavements sont interdits.
L’écoute du corps doit être permanente pour passer du jeûne statique (en repos physique) au jeûne dynamique (avec activités physiques, dont les randonnées).
Dans les préparations aux jeûnes, il faut éviter les jus de fruits surdosés : ils surminéralisent et apportent un excès de sucre.
Les différents jeûnes sont recommandés en fonction de l’état d’intoxination :

  • Le jeûne équilibré et approprié pour ceux très intoxinés,
  • Le jeûne dynamique pour ceux qui sont déjà préalablement correctement détoxinés,

(2) Nous recommandons au lecteur de se reporter aux ouvrages où nous avons traité des associations alimentaires compatibles dont en particulier « les clefs de la nutrition » aux éditions Dangles disponible à la librairie Nature et Vie.

(3) Pour approfondir la notion de toxémie, nous recommandons au lecteur notre premier livre « L’hygiène vitale pour votre santé » éditions Nature et vie et disponible dans notre librairie de vente sur place et par correspondance.

(4) Le lecteur lira avec intérêt notre ouvrage de base sur le jeûne : « Jeûne et santé » éditions Nature et Vie disponible en notre librairie et pouvant être visualisé sur le site : www.nature-et-vie.fr/portail.

Il y a cependant un intérêt de relaxation mentale par le déplacement lent dans l’air, par la marche ralentie où l’effort musculaire est moindre.
L’entretien préalable par téléphone, si l’éloignement est important ou oralement sur place s’il y a possibilité, doit toujours précéder la décision de jeûner.
La conclusion viendra en tenant compte de la pratique du mode de vie hygiéniste que nous préconisons.
Alors la guérison peut être espérée, même relativement parfois.

Désiré Mérien
Septembre 2017



L’obésité, ennemie des reins

1. Le nettoyage des reins

Les reins sont des organes dont le fonctionnement est généralement discret.
Même en situation de surintoxication engendrée par un mauvais mode de vie, ils s’organisent longtemps pour compenser et continuer à épurer le sang qui les traverse. Ils éliminent les toxines de l’organisme dans l’urine.
S’ils s’épuisent avec la mauvaise hygiène de vie, il peut arriver qu’ils se bloquent et ne fonctionnent plus : c’est alors un drame métabolique, avec un risque mortel imminent.
Il faut alors rapidement recourir à la dialyse : technique qui consiste à dériver la circulation sanguine dans une machine d’épuration, plusieurs fois par semaine et ceci durant plusieurs heures. Hors la dialyse, la médecine propose la greffe des reins, solution risquée avec le rejet du greffon.

2. L’action rénale de l’obésité

L’excès de poids s’accompagne souvent de maladies telles l’hypertension artérielle et le diabète.
Ces maladies sont agissantes sur le disfonctionnement des reins. Ceux-ci souffrent de l’excès de graisse, même lorsqu’il n’y a ni diabète ni hypertension.
L’obésité induit des altérations des glomérules rénaux, ces structures où se produit la filtration du sang. Ceux-ci s’hypertrophient du fait de leur excès de travail.
Les troubles rénaux peuvent commencer avant que ne surgissent les troubles cardio-vasculaires.
Les reins préviennent de leurs difficultés en émettant des messages qu’il faut interpréter.
Ainsi le fait de se mettre à boire (et à uriner) plusieurs litres par jours. Ceci est dû à une perte de sucre dans l’urine ; ce sucre entraîne avec lui des molécules d’eau qui auraient normalement dues être recyclées. D’où la soif !
La perte de poids, la sensation de fatigue, parfois des maux de ventre peuvent être des signaux d’alerte.
En d’autres situations les reins n’arrivent plus à éliminer suffisamment le sel. On observe les signaux des yeux bouffis le matin et des gonflements diffus, notamment des chevilles.
Le mode de vie peut être responsable des troubles rénaux : en particulier l’excès de sel ou de protéines, ainsi qu’un confinement sédentaire excessif.

3. Les réponses alternatives

L’espérance santé existe dans le mode de vie hygiéniste.
Tout d’abord éviter le sel de cuisine (Nacl). Nos fruits et légumes en sont largement pourvus. La seconde attention doit se faire sur les apports de protéines dont les déchets ultimes sont l’urée et l’acide urique – déchets dangereux.
Si possible abandonner les protéines concentrées en provenance des animaux ou laitiers. Consommer la famille des noix (amandes, noisettes, noix diverses…) Réduire les céréales à forte concentration en glucides : riz, blé, millet, maïs, seigle, pour retenir : le quinoa, le sarrasin et compléter par la pomme de terre.
Chaque semaine effectuer une journée de réduction alimentaire à partir du menu associé hygiéniste.
Exercer une activité physique douce comme la marche lente en pratiquant au moins une heure d’exposition au temps, soleil, pluie, chaud, froid en étant convenablement habillé. Pratiquer la relaxation consciente et la biorespiration après apprentissage.
Faire attention au sommeil : coucher avant minuit et si possible une sieste d’une heure l’après-midi.
Cultiver un mental positif en se fixant des objectifs de vie concrets et réalisables.
Elargir le cercle de proches et d’amis en accord avec votre idéal de vie.
Voilà quelques suggestions qui vous aideront à obtenir l’Espoir Santé pour vos reins et tout votre organisme.
Notre Centre Nature et vie enseigne toutes ces pratiques et nous vous invitons à nous contacter pour vous informer.
Bonne santé en perspective.

Désiré Mérien
19/09/2017

lundi 19 juin 2017

Lettre n°134: Vieillissement et survie - Indicateur de richesse mentale : l’Observation

1. L’exemple du rat-taupe nu

Cet animal sud-africain, de la taille d’une souris, représente une situation particulière par l’évolution de la vie terrestre. Il bat des records de longévité.
En effet, il peut vivre jusqu’à 30 ans : c’est dix fois plus qu’un mammifère de sa taille.
Par comparaison un être humain pourrait vivre de 600 à 800 ans.
Les scientifiques estiment que plus un animal est petit, plus son métabolisme est rapide et donc moins longtemps il vivra, en principe. Ainsi le rat-taupe nu échappe à cette règle.
Mais bien plus, il ne se contente pas de vivre vieux : il demeure en parfaite santé.
C’est ainsi qu’il ne développe pas de cancer, ni de maladie neurodégénérative ou cardio-vasculaire. Ses artères restent souples jusqu’à sa fin de vie.
En plus leur degré de fertilité est durable au cours de leur période de reproduction.
Notons qu’il présente une peau d’une très grande souplesse qui ferait pâlir d’envie, toutes les personnes occupées à se pommader le visage pour réparer des ans, les outrages vieillissants.
Suite à ces constatations les scientifiques ont déterminé que cet animal possédait une réduction drastique de son métabolisme.
En ajoutant, comparable à une hibernation, les pulsations cardiaques peuvent régresser à 50 par minute.
Il peut se passer d’oxygène – en vie ralentie- durant de nombreuses minutes.
Y aurait-il des possibilités que les humains vieillissent en assurant ainsi leur survie d’une manière analogue ?
Le problème serait de trouver comment les artères pourraient rester souples avec l’âge ? dans un métabolisme exceptionnel.

2. Métabolismes des situations alimentaires et activités physiques

Comme pour le rat taupe-nu, il faudrait réduire le métabolisme.
Celui-ci peut redescendre par une restriction alimentaire de sauvegarde, tel qu’elle peut exister en période de famine.
Autrement la diminution de l’activité physique induit aussi cette réduction du métabolisme.
Se suractiver physiquement et alimentairement aboutit à l’augmentation du métabolisme donc à la réduction du temps de vie.
Les partisans des repas gargantuesques ne se programment pas de vieux os, pas plus d’ailleurs que les suractivés physiques que sont les coureurs marathoniens.
Nous avons déjà rédigé sur la paresse critère de survie. Maintenant nous pouvons donner l’explication de l’excellence de cette situation, en déclarant qu’il s’agit en fait d’une réduction du métabolisme.
Les différents symptômes de maladie génèrent aussi des situations de fatigue, d’où le repos forcé.
Donc la maladie est aussi réductrice du métabolisme. C’est cela qui explique qu’en phase de convalescence on se perçoit en « ralenti », puis bientôt en régime normal. Ces opinions sur la réduction du métabolisme favorisant le vieillissement correct, vont en sens contraire de celles dominantes des occidentaux.
Ceux-ci sont programmés pour manger un maximum, malgré la contre pub de la télévision, et se suractiver excessivement, particulièrement par la pratique du sport intensif. Pas étonnant que nombre de ces occidentaux font l’inverse en survie du rat taupe-nu et quittent la vie entre cinquante et soixante dix ans.
Les gens intelligents, lecteurs de ces lignes, sauront se préserver un mode de vie équilibré en alimentation et activité.

3. Le jeûne ralentisseur du métabolisme

Sans aller aux périodes de famines, dangereuses, le jeûne volontaire représente la meilleure manière de diminuer son alimentation extérieure, réduite à la seule absorption d’eau, non calorique.
Conduit de manière adaptée à chaque personne, il représente une pratique antivieillissement majeure.
Cet argument est peu avancé habituellement, mais il est important.
Sous réserve que lors de l’utilisation des réserves corporelles pour se substanter pendant la période de jeûne, une détente mentale et physique soit adoptée.
En effet cette action réductrice du métabolisme est annihilée en situation de jeûne et randonnée.
Les randonnées sont des accélérations de l’utilisation des réserves corporelles en augmentant le métabolisme.
Le résultat moyen de survie est alors modéré et à l’image de la force de l’activité physique .
De même traîner des évènements conflictuels dans son mental génère une acidose accrue du fait de la consommation des aliments du cerveau : glucose puis corps cétoniques.
Ceux qui sont à la recherche d’un vieillissement neutre, sans symptômes de maladies, devrait réfléchir en permanence à la réduction du métabolisme : c’est la question fondamentale de survie.

4. Respiration et métabolisme

Le secret de la longévité du rat-taupe nu tient aussi dans ses possibilités respiratoires.
Alors qu’une souris privée d’oxygène meurt au bout d’une minute, les rats-taupes nus survivent au moins durant dix minutes.
Au-delà la moitié des spécimens observés meurent au bout de vingt quatre minutes. Ce qui est déjà considérable.
C’est justement grâce à cette prouesse respiratoire que le rat-taupe nu est capable de réduire son métabolisme et de ce fait d’assurer un vieillissement en bonne santé. Expliquons la respiration (3) :
Celle-ci consiste à utiliser les nutriments apportés par l’alimentation – notamment le carbone C et l’hydrogène H pour produire de l’énergie utile dans la thermogénèse et les activités cellulaires.

(3) Le lecteur se reportera à l’ouvrage de Désiré Mérien : « Le corps humain », en vente au Centre Nature et Vie –8 impasse des roitelets- 56270 Ploemeur ou sur le site : https://www.nature-et-vie.fr/librairie.

L’oxygène provenant de l’air est le comburant et C et H les carburants selon les formules :

                                                    ↗ volatil
C          +         O2             ->        CO2
Carbone              Oxygène	               Dioxyde de carbone, ex gaz carbonique

                                                   ↗ vapeur
H2        +         ½ O2           ->          H2O
Hydrogène           Oxygène	               eau

Il est évident que si l’approvisionnement en oxygène se réduit, ces réactions ralentissent d’autant, donc réduisent alors le métabolisme temporairement.
C’est ce que peut réaliser le rat-taupe nu, excellemment.
C’est ce qui explique sa bonne santé.
L’humain recherche la respiration et donc la stabilité de son métabolisme.
Il serait donc possible d’imiter le rat-taupe nu en se mettant momentanément en apnée.
Notons qu’en situation de jeûne prolongé le rythme respiratoire ralentit pour protéger les réserves corporelles.
Ainsi voyons-nous la relation qui existe entre le rythme respiratoire et réduction du métabolisme.

5. Etat mental et métabolisme

Le mental projette les pensées dans la vie quotidienne. Lorsque celles-ci sont calmes et continues sans pic d’excès, les nutriments utilisés par le cerveau – dont le glucose – sont modérés.
Mais quand ce mental travaille excessivement – en situation de passion, de conflit etc…La quantité de nutriments utilisés s’accroît. De ce fait, le métabolisme aussi. Alors qu’en outre les déchets cellulaires s’amplifient également.
En conclusion toute accélération du mental en amplifiant le métabolisme agit en sens contraire d’un vieillissement normal.
La survie des stressés, allant jusqu’au « burn out » est compromise.
Les troubles cardio-vasculaires ou neuroleptiques sont souvent leur lot jusqu’à leur disparition, si rien ne vient modifier leur cours de vie.
Est-ce à dire que l’on ne devrait pas bouger physiquement et se mettre en colère ?
Non pas, l’organisme est fait pour supporter, occasionnellement certaines limites ; particulièrement dans la période de jeunesse inférieure à quarante ans.
Mais vivre serein et équilibré représente le meilleur moyen d’obtenir un métabolisme correct source de survie et de vieillissements satisfaisants.

Désiré Mérien - 26 mai 2017



Indicateur de richesse mentale : l’Observation

S’arrêter, s’efforcer à se poser juste quelques secondes.
Réaliser que nous évoluons, nous réagissons chaque jour certes avec spontanéité mais surtout par automatisme.
Ces habitudes sont confortables avec les traditions, les rituels et les usages. Autre même titre que nos actions, nos mouvements et notre organisation nous attachent alors à ces références. Ces attitudes induites sont loin de nous permettre une véritable authenticité.

Ni notre culture, ni notre éducation ne nous enseignent à grandir avec le sens de l’observation autonome - l’observation de soi, l’observation de la nature, l’observation sociale - juste le fait de VOIR et regarder les choses de façon impliquée et non pas en systématique.
Nous ne nous voyons pas nous-mêmes car nous ne savons pas comment nous observer.

Notre capacité à tenir même un but tout simple est fréquemment menacée, non par des interceptions extérieures mais par nous-mêmes.
Par exemple, vous êtes en train de lire et sans savoir pourquoi vous êtes obligé de relire ce passage car votre esprit s’est évadé contre votre gré. A quoi pensiez-vous à ce moment-là? Avez-vous pris conscience que vous n’êtes pas maître de vos pensées, qu’elles apparaissent sans votre consentement ? Vous n’êtes pas assez concentré ? C’est à la fois vrai et faux, nous manquons avant tout d’entraînement à l’Observation.

Pour cela l’étape primordiale est de savoir s’arrêter, s’entraîner à faire des pauses de quelques secondes régulièrement dans la journée. Au début il faudra se forcer car la mécanique habituelle reprendra automatiquement le dessus contre votre gré. Il faudra vous rappeler à vous-même. Petit à petit au fil des semaines vous remarquerez des détails, des informations jusque là complètement ignorés et négligés. Ces découvertes si formidables dévoileront des évidences mais surtout la prise de conscience de votre aveuglement. Une nouvelle capacité va se développer : « je vois mon corps se hâter, je vois mon esprit rêvasser, je vois mes émotions et je vois les signaux d’alerte envoyés par mon corps pour me prévenir d’un disfonctionnement physiologique »
Par exemple, j’ai constaté que beaucoup de personnes ont des reflux gastro-œsophagiens sans même le savoir car ils vivent avec cela depuis longtemps, voire depuis toujours. C’est l’exemple d’un signal envoyé par le corps mais complètement masqué par carence d’observation et de notions du corps humain (1).
Difficile mais pas impossible de mettre en place une pratique de l’observation afin d’exclure les processus stéréotypés, tous ces éléments qui donnent une vision des choses différentes de la réalité. Elle ne peut être comprise qu’en en faisant l’expérience. Cette habitude de s’observer mentalement, d’observer la nature, d’observer notre entourage apportera une détente de l’esprit. Il s’agira toujours d’observer sans jugement juste pour VOIR et examiner.

Lors d’une période de jeûne, nous sommes fréquemment émerveillés par des découvertes.
Notamment par la coupure avec l’environnement familier et nos habitudes, cette pause par le jeûne permet un repos du corps et de l’esprit. La détente consécutive entraîne de façon instinctive un sens de l’observation jamais constaté auparavant. C’est tout simplement surprenant et fabuleux. Ce qui fait qu’après une ou plusieurs périodes de jeûne nous sommes beaucoup plus enclins à vivre chaque moment avec beaucoup plus de recul et donc de sérénité (2).

Aldous Huxley disait : « Il n’y a qu’un seul coin de l’univers que vous êtes certain de pouvoir changer…..c’est vous-même »

Sylvie Huitorel

(1) Lire l’ouvrage de Désiré Mérien : « Le corps humain », Editions Lanore , en vente au Centre Nature et Vie –8 impasse des roitelets- 56270 Ploemeur ou sur le site : https://www.nature-et-vie.fr/librairie.
(2) Lire l’ouvrage de Désiré Mérien : « ABC, le jeûne», Editions Grancher, en vente au Centre Nature et Vie –8 impasse des roitelets- 56270 Ploemeur ou sur le site : https://www.nature-et-vie.fr/librairie.

dimanche 23 octobre 2016

Lettre n°133: Le végétalisme, l'alimentation du primate – pratiquer le bâillement

1. Description

Le végétalisme exclut les produits animaux dont les viandes, les poissons et les fruits de mer : crustacés. De plus les produits alimentaires qui en sont des dérivés ne sont pas acceptés. Il s’agit des œufs et principalement des produits laitiers dont le lait nature et ses transformations : yaourt, fromages de plusieurs sortes.

2. Positionnement par rapport au végétalisme

Depuis les origines, l’homme comme tous les mammifères, a dû se préoccuper de son alimentation. En quittant l’Afrique pour se répandre sur toute la planète, il a dû s’adapter en fonction de la nourriture à sa disposition. Aux végétaux se sont surajoutés les graines (blé, riz, maïs etc…) puis les dérivés du lait (yogourt- fromages) et aussi les produits animaux (notamment durant les périodes glaciaires) : viandes, poissons, fruits de mer etc… Actuellement en Occident, comprenant les Amériques, mais aussi d’autres pays comme le Japon, toute cette nourriture est à disposition. Excepté dans certaines zones comme en Afrique et ailleurs ou la sous-nutrition est existante. De ce fait dans les pays à alimentation pléthorique, le végétalisme est souvent qualifié de secte. Or il est bien davantage une philosophie de vie, un choix éthique et pas seulement un « régime alimentaire ». Il peut-être considéré comme choisi plutôt que subi.

3. La santé en végétalisme

Le résultat de l’alimentation est de mettre à notre disposition des nutriments propres à assurer notre survie immédiate et à terme pour nous permettre d’effectuer nos activités physiques et intellectuelles. Notons que nos trois grands nourrissants apportent des composés en Carbone (C) et Hydrogène (H) : - Glucide : C, H, O (Oxygène). - Lipide : C, H - Protides : C, H, O, N (azote)

Tous ces éléments peuvent être couverts par le végétalisme. Leur utilisation énergétique s’écrit :

C + O2 → CO2 dioxyde de carbone volatil H2 + ½ O2 → H2O eau également volatile

L’ensemble : C + H2 + 3/2 O2 → CO3H2 acide carbonique

L’acide carbonique est un déchet volatil que nous expirons à partir de nos poumons.

L’alimentation végétalienne doit être entreprise avec précaution dans la période de l’enfance

(0 à 7 ans puis 7 à 14 ans) , de l’adolescence ( 14 à 21 ans) et du pré-adulte ( 21 à 28 ans).

Durant ces périodes à forte croissance cellulaire, les apports et l’assimilation des protides est nécessaire. Tous les mammifères commencent leur vie par la lactation. C’est pourquoi des compléments lactés et même ovo-lactés devraient être conservés jusqu’à 28 ans : l’âge d’entrée en Adulte. Les animaux mammifères vivent généralement cinq fois leur âge d’arrivée à l’adulte, ce qui mathématiquement nous laisserait vivre jusqu’à 5x28= 140 ans. Or cela parait inaccessible, pour le moment. En fait c’est comme si la population, dont l’âge de survie a pourtant progressé depuis le moyen-âge, disparaissait vers les 70 ans : la moitié de leur temps de vie initial de 140 ans. Certes certains iront à 80 ans, plus difficilement à 90, encore moins à l’état de centenaire et plus. Mais à l’inverse, nombreux sont ceux qui décèdent avant les 70 ans de maladies diverses, dont le cancer (1). En conclusion, les apports protéiniques générateurs de déchets du genre urée et acide urique, s’ils sont nécessaires dans le début de vie devraient être fortement réduit à l’âge adulte.

4. Le végétalisme : l’alimentation de l’humain adulte

Passé 28 ans il faut sérieusement réduire sa ration protéique si l’on souhaite vivre en bonne santé dans le grand âge. C’est ce que nous faisons depuis des décennies pour nous tourner vers le végétalisme qui est l’alimentation de la longévité. Naturellement tout doit être progressif, sans sectarisme : c’est comme si toute notre vie nous étions des nourrissons qui quittions la nourriture lactée pour aller vers une alimentation plus complexifiée, mais végétale. Chacun doit s’observer sur ce parcours de vie qui doit être long et vérifier que sa thermogénèse (température humaine à 37 °Celsius) et son énergie physique (musculaire) et intellectuelle (cerveau) est satisfaisante. La réussite, la vie sans trouble de maladie est une bénédiction comparée à la vie grabataire des prolongés par antibiotiques, cortisone et vaccins systématiques.

(1) Nous recommandons au lecteur de lire notre ouvrage « Les moyens pour empêcher l’apparition du cancer » Editions Lanore. Disponible en librairie par correspondance Nature et Vie ; prix : 17 € + 3 € (frais de port).

Mais me direz-vous pour les minéraux et vitamines ? D’abord remarquons que ces produits proviennent des végétaux pour créer les animaux que les humains omnivores consomment (en réduisant de moitié leur temps de vie). Alors prenons-les directement dans les végétaux, sans ces mauvais intermédiaires. Constatons que la majeure partie des vitamines et minéraux viennent du monde végétal. Et le végétalisme inclut une philosophie de vie naturelle qui demande une exposition (modérée) au soleil et aux éléments (air, pluie, froid, chaleur) du climat. La vitamine D ne nécessite qu’une ½ heure d’exposition du visage et des mains au soleil. Pour la B12, il faut un peu plus de soleil ,ce qui contrarie la consommation de l’huile de foie de morue, à laquelle ont été astreints jadis ceux de ma génération.

Alors Vive le végétalisme intelligent, modifié si nécessaire, qui nous permet d’exister à un âge avancé comme les Hunza et en activité.

Désiré Mérien 26 septembre 2016



Pratiquer le Bâillement

Le bâillement est un automatisme, une action involontaire néanmoins contrôlable. Je vous propose de tenter l’expérience de l’exploiter volontairement. Et oui c’est un exercice aux vertus insoupçonnées. N’avez-vous pas remarqué qu’après un ou plusieurs bâillements vous vous sentiez plus détendu(e)!

Considéré comme un signe d’ennui ou de fatigue le bâillement est malheureusement empêché par les règles de politesse. Nos sens - ouïe, vision et audition - font une courte pause, une inspiration profonde emplit nos poumons d’un grand volume d’air. Cette importante quantité d’oxygène absorbée pendant 2 à 3 secondes générera une grande détente musculaire. Il s’en suivra une expiration parfois associée à des étirements et des larmoiements. Revenus à nos esprits après ce temps d’arrêt, ce mini temps d’abandon et malgré les apparences, on se sent plus détendus, plus alertes, l’esprit plus clair.

Notre corps le déclenche par réflexe lorsque nous avons une baisse de concentration ou de tonus (ex : sommeil, stress, digestion…). Ensuite selon le moment de la journée nous retournerons à nos activités avec plus d’énergie, plus de calme et de créativité. Et si c’est le moment d’aller se coucher, nous tomberons dans le sommeil plus aisément car les corps physique et psychique seront plus relâchés.

Le bâillement induit une meilleure oxygénation du sang et en modifie même le Ph en le rendant un peu plus alcalin. Cet échange oxygène-sang réactive les fonctions cérébrales, détend les muscles et réduit les tensions du corps. Il est orchestré par l’hypothalamus et serait thermorégulateur. On obtient en résultat un état de relaxation et régénérant !

Sachant tous ces bienfaits possibles, gratuits et à portée de chacun, mettons en place des exercices de bâillements - quelques secondes suffisent - plusieurs fois par jour et sans modération. Il faut y penser, arrêter au maximum 5 secondes l’activité en cours.

Vous pouvez commencer maintenant en lisant ce texte, inspirez en ouvrant la bouche et imaginez-vous en train de bâiller, remuez tout doucement la mâchoire inférieure de gauche à droite et vice-versa......appréciez…..ne mettez surtout pas la main devant la bouche, cet acte symbole d’interdit est un frein au déroulement complet de votre bâillement.

Parfois juste le mot suffit à le déclencher. Et oui le bâillement est communicatif par l’esprit et par le mimétisme aussi. Une fois que vous aurez goûté et récolté les bénéfices apportés par une première journée de bâillements volontaires, le déclic suivra les journées suivantes encore et encore. Il vous sera profitable même si vous n’avez pas de trouble, juste à titre préventif et ainsi pour anticiper une accumulation de tensions et garder la sérénité. Il vous sera encore plus profitable lors de douleurs, de soucis, d’anxiété ou de préoccupation qui tournent en rond dans votre tête : juste le fait d’interrompre le processus de rumination en se focalisant volontairement sur le bâillement permettra de mettre un peu de distance par rapport à la problématique et même parfois voir les choses différemment après. Pour cela il vous faudra tout de même faire des efforts, de tout petits efforts pour stopper l’engrenage et consacrer les quelques secondes nécessaires au mieux-être qui vous attend ensuite.

Seul inconvénient vous risquez de devenir addict et de plus c’est contagieux…. Pratiquez le Bâillement à volonté

      Sylvie Huitorel

mardi 26 janvier 2016

Lettre n°132: La gestion des corps gras dans l’organisme

Notre stock d’énergie maximal se situe dans les corps gras accumulés dans l’organisme.

1. La capacité à stocker l’énergie

Cette capacité provient du fonds des âges, quand l’homme n’était pas assuré d’avoir un apport alimentaire régulier et qu’il lui fallait conserver de l’énergie pour les jours sans alimentation. En plus rapide les glucides fournissent le glucose qui à l’absorption est rassemblé dans le foie sous forme de glycogène et une autre partie dans les muscles. C’est ce glucose qui sera appelé en premier pour les activités du cerveau et celles des muscles. Mais ce glycogène est épuisé au bout de quelques jours (quatre ou cinq). En jeûnant cela se traduit par une perte d’énergie. Alors interviennent les corps gras dont les corps cétogènes prennent le relai pour alimenter l’organisme. Or comme ces gras constituent une bonne partie de l’organisme, c’est leur utilisation qui nous assure de vivre un jeûne prolongé, comme au temps jadis ou il existait des jours sans apports alimentaires. Notons que l’organisme possède la faculté de transformer ses glucides en corps gras si nécessaire. Les protéines peuvent également, pris en excès donner du gras. Ainsi voyons-nous l’importance des aliments pour constituer nos corps gras stockés (lipides et aussi glucides et protides).C’est la source de notre survie en période de maigre. Ainsi estime-t-on qu’un homme relativement svelte de 75 kg possède l’équivalent de 10 000 kilocalories stockées sous forme de graisses.

2. L’obésité, excès de stockage des graisses

Il est évident qu’avec les possibilités d’approvisionnement journaliers du glucose, cette fonction de survie des graisses, n’est plus aussi cruciale.

Et cependant notre cerveau comme au temps jadis continue à stocker les graisses que nous consommons ou même les glucides et les protéines en excès. Et cela conduit inévitablement à la surcharge pondérale et à l’obésité. Il y a seulement quelques décennies, cette surcharge apparaissait à partir de la cinquantaine. Le corps avait la possibilité de bruler cet excès d’énergie généralement par l’activité physique. Mais celle-ci se réduisait avec l’âge, le corps s’arrondit de plus en plus, générant tous les troubles cardio-vasculaires.

3. Le mécanisme de rétention des graisses

Lorsqu’une personne se situe en surcharge pondérale et qu’elle décide de réduire ses apports alimentaires énergétiques (lipide, glucide, protéine) et même de jeûner (avec seulement prise d’eau) ; elle continue à avoir faim, alors qu’elle possède des réserves énergétiques importantes. Expliquons ce mécanisme de la faim. Nous possédons des systèmes très perfectionnés pour recueillir des informations sur l’énergie stockée dans nos tissus adipeux. L’un de ces systèmes fonctionne avec la leptine qui est une protéine sécrétée par le tissu adipeux. Celui-ci peut ainsi informer le cerveau : combien d’énergie est stockée sous forme de graisse. Evidemment plus nous stockons de graisse plus le taux de leptine augmente dans le sang. Alors notre cerveau s’adapte à un niveau accru de leptine et finit par le considérer comme habituel, donc acceptable. Ainsi le cerveau ne perçoit plus le message de surabondance de graisse.

4. En situation de perte de poids

Lorsqu’on décide de réduire l’alimentation dans l’intention de perdre du poids, notre corps répond en mobilisant les stocks de graisse et en libérant cette énergie emmagasinée. Le système leptine diminue conséquemment. Son taux de leptine dans le sang chute de manière disproportionnée par rapport à la perte modeste de graisse. Cet effondrement de la leptine est une tentative pour informer le cerveau que l’organisme est en train d’entamer le stock d’énergie. La réponse est d’une part une sensation accrue de faim et d’autre part une augmentation des « comportements de récompense » qui consiste à manger gras, sucré, salé, boire du café ou de l’alcool etc…Comportement alimentaire néfaste. Mais qui plus est, un taux réduit de leptine déclenche une sensation d’existence en faible énergie avec parfois l’apparition de symptômes dépressifs. En conclusion, lorsqu’on essaie de perdre du poids en réduisant rapidement les prises alimentaires, nos tissus adipeux en réduisant le taux de leptine, demande au cerveau de résister afin d’éviter une réduction des stocks de graisse. Nous avons faim. Nous recherchons des « récompenses ». Et on peut alors avoir un « coup de mou » ou se sentir déprimé.

5. Comment contrecarrer ces mécanismes physiologiques ancestraux ?

Il s’agira de composer avec cette sensation de faim. Nous proposons de consommer des aliments satiétogènes, qui donne de la satisfaction au cerveau sans être cependant trop nourrissants puisque notre réserve d’énergie est conséquente. En hygiénisme les aliments indiqués ressortent des menus des primates. Ainsi nous proposons de consommer des aliments cellulosiques tels les fruits et les légumes de préférence crus, ou légèrement décrudits (1) C’est ainsi que nous présentons la préparation au jeûne diététique qui doit être réalisée par paliers alimentaires pour favoriser l’écoute du corps. Peu à peu le cerveau modifie sa réponse après des tentatives plus ou moins longues et il accepte de ne plus solliciter de nourriture supplémentaire.

(1) Le lecteur pourra consulter nos livres sur l’alimentation sur notre portail : www.nature-et-vie.fr/portail C’est le début du jeûne qui est parfois difficile ; mais généralement les jours qui suivent sont plus aisés face à la sollicitation alimentaire ancestrale. Sur des jeûnes répétés cette démarche ancestrale finit par céder et aussi bien le cerveau que les tissus adipeux en équilibrant le taux de leptine, finissent par reconnaître la réalité corporelle et ne déclencheront la véritable sensation de faim qu’en fin de jeûne quand la toxémie se sera réduite suffisamment. Ainsi les programmations ancestrales ne sont pas immuables. Grâce au jeûne libre statique on peut parvenir à une gestion équilibrée de notre stock de gras dans notre corps.

6. Le sport peut-il aider à maigrir ?

L’activité physique est un bon moyen de brûler l’énergie et donc, en principe, aider à maigrir. Mais souvent, ultérieurement à cette activité, les personnes compensent en mangeant un peu plus que d’habitude. L’énergie est principalement utilisée dans trois grandes fonctions : La thermogénèse qui maintient notre organisme à 37 °C. Le carbone (C) et l’hydrogène sont utilisés avec l’oxygène (O) pour donner le dioxyde de carbone (CO2) ou gaz carbonique et l’eau. Cette fonction utilise 45% de l’énergie. La nutrition interne, il s’agit du fonctionnement des organes vitaux : estomac, intestins, cœur, pancréas, poumons, reins, foie, etc…Cette fonction nécessite 35% de l’énergie. La relation externe, cette fonction comprend les activités qui nous mettent en contact avec l’extérieur : physiques, intellectuelles, mentales, émotionnelles, etc… Cette fonction nécessite 20% de l’énergie. L’observation de ces trois grandes fonctions nous montre qu’en dehors de l’activité physique une grande part (près de 80%) de l’énergie est déjà utilisée. Il est nécessaire pour maigrir de réduire les apports alimentaires qui supportent cette grande part d’énergie.

7. Quelles sont les erreurs commises lorsqu’on veut maigrir ?

La principale est d’avoir des attentes complètement irréalistes. En effet, perdre du poids n’est ni facile ni rapide. Ne pas oublier que notre cerveau, sur programmation ancestrale, considère l’accumulation de graisse comme un succès. Il combattra vigoureusement si l’on essaie de perdre du poids. Les réserves pondérales ont pu s’accumuler sur des années et nécessairement cela prendra du temps pour les perdre. Chaque obèse souhaite une solution rapide, mais le meilleur moyen d’y parvenir est de se fixer un objectif à long terme. Pour cela, il est nécessaire d’adopter un style de vie qui pourra être maintenu longtemps. Il ne s’agit pas d’un effet de mode de quelques temps toujours regrettable. Les modifications brutales sont à éviter. L’hygiénisme par la connaissance des associations alimentaires compatibles, du jeûne en paliers alimentaires, peut contribuer à ce désir de maigrir en accédant à un mode de commande actualisée de la gestion des corps gras dans l’organisme, au lieu de demeurer sur le mode de commande ancestral qui empêche de maigrir.

Désiré Mérien
Janvier 2016



Vous avez un message….

Lorsque vous avez un message – un courrier - sur votre messagerie – ou dans votre boite aux lettres – prenez-vous le temps nécessaire pour contrôler son expéditeur, son objet? Evidemment oui, une seconde vous suffit pour choisir si le sujet est important ou intéressant. Trois alternatives s’offrent ensuite à vous : Vous prenez le temps nécessaire pour lire, comprendre et répondre si besoin. Vous laissez de côté pour y revenir plus tardivement Vous ranger ou jeter ce message – ou courrier – car exempt d’obligation de suivi. Ainsi instinctivement vous prenez en compte les messages extérieurs qui vous sont envoyés, vous vous attentionnez un minimum de temps pour les examiner, les analyser puis réagir.

Accueillez-vous les messages de votre corps avec autant d’attention, autant de réflexion et autant de responsabilité ? Vos messages intérieurs ! Et oui votre corps le mérite ! Nous en avons tous la capacité, prendre le temps de se poser et d’observer. Seulement notre éducation nous guide plutôt à rechercher des informations, des investigations vers l’extérieur, et cela depuis tout petit, ainsi un automatisme tourné uniquement vers des réponses externes et conventionnelles s’est installé. Quelques exemples de messages que nous recevons tous quotidiennement : la faim, la soif, la fatigue. Les sensations de faim et de soif sont souvent trop écoutées, même lorsqu’elles ne sont pas vraiment réelles car notre esprit peut tout simplement réclamer une récompense, succomber à de la gourmandise. Faire une pause :« ai-je vraiment une vraie faim, une vraie soif ? ». Vous pourrez ainsi éviter la réaction emballée et apporter de préférence la réponse bénéfique à votre corps à ce moment-là. Notre culture ne nous a pas enseigné cette méthode pour se donner ce délai. Accueillir et considérer avec un moment de recul ces manifestations du corps. Pour cela il faudra faire un petit effort répété afin que la pause devienne une habitude systématique. On en ressent un bénéfice supplémentaire : l’apaisement car on va moins vite pour un résultat majoré. Quant aux messages de fatigue, ceux-ci sont repoussés voir refusés car il n’est pas correct dans notre société de ressentir de la fatigue. A contrario il est convenable de rester devant la télévision endormi, traîner tardivement le week-end pour redémarrer une semaine avec de la lassitude. N’est-ce pas une demi-mesure? C’est pourquoi une grande majorité pense vivre pleinement ainsi. Tout est dirigé vers l’extérieur et lorsqu’un signe de fatigue apparaît, il n’est même pas pris en considération car ce n’est pas très poli de se recentrer pour prendre soin de soi. Faire une pause, découvrir son horloge biologique : « Tiens mes yeux picotent, je décroche un peu, je n’arrive plus à me concentrer ; est-ce que j’écoute mon corps qui parle ou bien je suis les autres ?» Simplement s’arrêter et écouter vous vivre intérieurement. Vous allez être surpris par la richesse, le potentiel d’énergie et de calme qui sont en vous et malheureusement noyés par les normes. Parfois d’autres alertes sont reçues comme la douleur, la tension, la peur…etc. Nous entendons souvent ces alertes lorsqu’elles provoquent de la souffrance, un mal-être puis une perte d’énergie. Nous sommes affaiblis, désarmés. Mais bien avant ces messages d’autres plus silencieux étaient apparus mais inconsidérés. Nous cherchons des solutions encore uniquement vers l’extérieur, nous laissons notre vie à d’autres qui du coup nous connaissent encore moins. L’aide extérieure pourrait être encore plus utile et profitable si nous y apportons notre propre omniscience. Ne négligeons pas les messages de notre corps, faisons une pause, observons avec sincérité: « que veut me dire mon corps ? ».

Nous sommes tournés vers l’extérieur de par notre éducation, nous sommes ainsi des êtres épanouis et sociaux. Allez à la découverte de personnes qui ont laissés une petite place pour leur être intérieur. Vous risquez de découvrir des êtres heureux et encore plus sociables, moins égoïstes et surtout très attentifs à tout ce qui les entoure. Avant d’arriver à cette plénitude, le commencement pourrait se faire par un apprentissage de l’alimentation saine et équilibrée, trouver le vrai sommeil réparateur dans un environnement très calme et prendre ce temps pour soi (1).

(1)  : lire le livret N° 61 : Comprendre le sommeil. Editions Nature et Vie. 4,50€

Sylvie Huitorel



Nouvelles du 1er semestre 2016

Editions

Un nouveau livre sur le jeûne paraîtra chez un nouvel éditeur GRANCHER, sous l’appellation « ABC du jeûne ». Il comporte de nouveaux textes sur le jeûne forcé et le jeûne libre. Il présente la classification des états de santé en tableaux. La consommation de l’énergie vitale en diverses situations y est aussi présente. C’est un livre complémentaire à ceux déjà existants. Nous le diffusons actuellement seulement en numérique pour 9 € (virement à Nature et Vie). Un texte sur le cancer déjà préparé chez Lanore devrait sortir également ce premier semestre 2016, intitulé actuellement : « Peut-on guérir du cancer ? » - Prix version papier : 22 € + 3€ (port)= 25 € ; en version numérique : 10 € en fournissant votre email. L’historique de la parution des ouvrages de Désiré Mérien est accessible sur site : www.desiremerien.fr

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__ Les cures de jeûne __ Elles se poursuivent principalement en jeûne libre indépendant. Formule particulièrement appréciée. Ce jeûne peut devenir « accompagné » à tout moment sur sollicitation particulière d’entretiens. Nous attachons l’importance à ce que le jeûne soit global : effectué dans le silence, sans trop d’occupations. Le jeûneur doit être confronté avec lui-même et analyser le travail de rénovation qui se passe. Nous avons précisé tout cela dans le nouvel ouvrage : « ABC du jeûne ». Pas de jeûne forcé. Pas d’accompagnement qui réduirait la capacité de jeûner.

L’accompagnement par téléphone Il se poursuit dans toutes les disciplines proposées : alimentaire, respiration, analyses hygiénistes. Cet accompagnement est bien apprécié particulièrement pour les personnes éloignées ou occupées professionnellement ou familialement. Il permet de progresser dans la voie hygiéniste grâce aux compléments des livres et CD à disposition.

Les consultations à Paris en 2016: 9/10 janvier, 6/7 février, 5/6 mars, 2/3 avril, 7/8 mai, 3/4 juin. à l’adresse : 194 rue Lafayette- 75010 Paris. Prendre Rdv préalablement soit par téléphone : 0297828520  ou par mail : nature.et.vie@wanadoo.fr

Les salons Nous serons présents au salon Natura à Rezé (44) les 5,6,7,8 février 2016. Ce stand sera dirigé par Roger Le Madec. Il sollicite des associés pour l’aider au stand n°52 (demandez une entrée gratuite). Nous serons aussi au salon Médecine douce qui se tiendra porte de Versailles Hall 6 à Paris du 04 au 08 février 2016. Je serai présent sur ce salon les samedi 6 et dimanche 7 février en fin d’après-midi.

mercredi 26 août 2015

Lettre n°131: La paresse, critère de survie - La satiété oubliée

1. Le mode alimentaire

Le panda géant, devenu la mascotte de la Chine présente – selon les diététiciens officiels – une énigme biologique.
Doté d’un unique estomac et d’un intestin court, il présente plutôt les caractéristiques d’un carnivore.
Peu porté sur la viande, occasionnellement un œuf ou des insectes, son régime alimentaire est constitué de végétaux à 99%. Il peut boulotter jusqu’à 20 kilogrammes de bambous par jour.
C’est un régime végétal peu fournisseur d’énergie.
Sa digestion est trop rapide pour assimiler correctement les végétaux.
Et étonnamment, sa flore intestinale ressemble à des bactéries dominantes chez les carnivores.
Mais les enzymes nécessaires à la dégradation de la cellulose sont peu nombreuses.
Analogue aux carnivores, le panda semble n’avoir pas évolué malgré des millions d’années de régime bambou.
En conséquence, la quantité de nutriments nourrissants absorbés pour chaque kilogramme de nourriture absorbée est faible. C’est pourquoi il mange toute la journée en avalant de grandes quantités.

2. La manière de vivre

Néanmoins le panda géant possède une manière d’exister pour survivre malgré ce régime apparemment inadapté à son organisme.
Sa caractéristique essentielle est de ne pas dépenser d’énergie.
En effet sa consommation journalière serait évaluée à 1200 kilocalories, sur les huit pandas observés, d’une masse corporelle de 90 kilogrammes.
Pour préciser, trois éléments lui permettent de dépenser si peu :
- Son cerveau, son foie et ses reins qui sont des organes vitaux parmi les plus énergivores, sont relativement réduits, donc économes d’énergie.
- Hors alimentation, où il est immobilisé, le panda s’active physiquement peu. Seul un tiers de leur temps libre est utilisé à bouger, avec une vitesse de déplacement d’à peine vingt- sept mètres à l’heure.
- Enfin, le panda géant présente des taux d’hormones thyroïdiennes particulièrement bas, en présentant une mutation sur le gène qui pilote la synthétisation des ces hormones chargées, ordinairement, d’accroître le métabolisme.

3. La réduction de l’activité

Certes l’alimentation du panda est peu énergétique, mais elle lui suffit puisqu’il se maintient en activité réduite, quitte à être considéré comme « paresseux ».
A l’inverse la suractivité des humains occidentaux les contraint à une surconsommation de nourriture énergétique. Ce qui accroît leur toxémie.
Cette toxémie est encore plus dangereuse lorsque l’overdose alimentaire provient d’une surconsommation de protéines.
Un hygiéniste peut aisément se contenter de 1500 kilocalories, en activités modérées et non des 2000 kilocalories préconisées en diététique officielle.
Cette minoration alimentaire accroîtra la qualité de la santé et surtout celle de la longévité.
Alors utilisez « la paresse, comme critère de survie ».

4. La non altération du mode alimentaire

Comme le panda demeure anatomiquement semblable aux carnivores, malgré ses nombreuses années de pratique végétarienne, l’homme est resté dans ses caractéristiques de primate malgré sa déviance vers certains régimes carnés durant la période glaciaire.
C’est pourquoi les humains doivent raisonnablement se rapprocher du régime végétalien (fruits et légumes) du primate.

5. La composition du métabolisme

Outre la thermogénèse (température constante à 37°C), celui-ci comprend les activités intérieures, alimentaire, circulatoire, respiratoire, excrétrice, glandulaire etc auxquelles s’ajoutent les activités extérieures, activités physique ou intellectuelle.
En proportion la plus grande partie énergétique est prise par la thermogénèse à 37°C et les activités intérieures.
Courir, suer pour perdre du poids est un leurre. Mieux vaut réduire ses apports alimentaires et pourquoi pas jeûner et paresser un maximum dans le même temps.
Maigrir dans l’immobilité, voilà qui apparait différemment que « manger, bouger » largement diffusé.
Et pourtant ce devrait être la formule de la longévité. La paresse est le critère de survie.

Désiré Mérien 12 Août 2015



La satiété oubliée

Ressentez-vous les sensations de faim ou de satiété chaque fois au moment des repas ?
Ecoutez-vous la satiété qui vous envoie gentiment un signal positif ? Elle vous informe que c’est le moment de cesser de vous alimenter. Seulement l’entendez-vous ? Êtes-vous attentif aux signauxde votre corps ?
J’ai remarqué en questionnant autour de moi que nous avons – une grande majorité – perdu ce bon sens.
Voici un constat personnel après de longues observations :
Si je sors d’un repas un peu trop rassasiée, je serai ensuite moins en forme pour une partie de la journée. C’est apparemment paradoxal, non ? Je me suis bien nourrie, avec des produits de bonne qualité mais la fonction de digestion - utilisant de l’énergie pour effectuer son travail - m’affaiblit !
A contrario, j’ai expérimenté maintes fois d’arrêter de manger au moment où la faim commence à diminuer, je sors donc de table avec une petite faim résiduelle. Sur le moment c’est un peu frustrant, mais 5 mn plus tard je me sens rassasiée. Le bénéfice de cet acte volontaire me permet d’avoir immédiatement une énergie mentale et physique. Ma digestion n’étant pas surchargée, elle me laisse suffisamment de tonus pour d’autres fonctions de mon organisme. De surcroît, avantage supplémentaire, un sentiment de gaieté s’ajoute à ce bien-être.
Pourquoi la plupart d’entre nous sommes piégés par cette suralimentation quotidienne qui amène petit à petit à contresens de la santé ?
Cette aberration, je pense, s’explique par notre éducation induite par la société de consommation d’une part et par cette peur d’avoir faim d’autre part.
Identifier, reconnaitre et surtout respecter la satiété est normalement inné. Mais aujourd’hui bon nombre d’entre nous avons oublié d’écouter les signaux du corps. C’est notre tête bien pleine, bien formatée qui court-circuite ces avertissements.
Vous n’avez jamais réellement été attentif à votre satiété ?

Si cette expérience du bien-vivre vous tente, je vous propose quelques suggestions pour vous initier :
- Ecrivez sur un post-it : « satiété » et posez-le à coté de votre assiette,
- Prenez votre repas dans un environnement calme,
- Savourez len-te-ment,
- Restez attentif à ce que vous mangez,
- La satiété va vous caresser, votre assiette n’est pas terminée, à vous de choisir si vous la finissez ou bien vous décidez de garder les restes. A cet instant vous serez fier d’avoir été à l’écoute de votre corps.
Vous méritez de disposer de cette énergie suffisante pour vous sentir mieux dans votre corps.
Vous êtes le seul acteur de votre vie, alors la pratique régulière sera plus que salutaire.

Sylvie Huitorel
secrétaire de « Nature et Vie »



Nouvelles du 2ème semestre 2015

Editions

L’historique de la parution des ouvrages de Désiré Mérien est accessible sur son nouveau site : www.desiremerien.fr
Nouveaux livres parus : « L’alimentation alcaline » Edition Lanore
« Le corps humain » Edition Lanore

Les cures de jeûne

Elles se poursuivent principalement en jeûne libre indépendant. Formule particulièrement appréciée.
Ce jeûne peut devenir « accompagné » à tout moment sur sollicitation particulière d’entretiens.

L’accompagnement par téléphone

Il se poursuit dans toutes les disciplines proposées : alimentaire, respiration, analyses hygiénistes.

Les consultations à Paris en 2015/2016 en 2015 : 5/6 septembre, 3/4 octobre, 7/8 novembre, 5/6 décembre.
et en 2016 : 9/10 janvier, 6/7 février, 5/6 mars, 2/3 avril.

Les salons

Au cours de ce deuxième semestre, : La foire Biozone à Mûr de Bretagne et le salon Zen&Bio à Nantes la Beaujoire les 9,10 et octobre 2015.
Nous préparons le salon Natura à Rezé (44) pour les 5,6,7 et 8 février 2016.
Nous sollicitons aussi les adhérents, pour venir aider les animateurs de Nature et Vie sur ce salon.
Nous informer de vos possibilités.

mardi 23 décembre 2014

Lettre n° 130 : Vaccin antigrippe mortel, Nouvelles du 1er semestre 2015, Appel à adhésion

Vaccin antigrippe mortel

1. Les faits

En Italie, de fortes présomptions sont portées à l’encontre de deux types de vaccins antigrippes fabriqués par NOVARTIS.
Il s’agit du vaccin Fluad. Deux morts suspectes ont été constatées en Sicile.
La presse italienne mentionne le 12 Décembre, 12 décès suspects pouvant émaner de six lots différents.
Un treizième décès a été constaté après l’injection d’un autre modèle de vaccin antigrippe Aggripal de chez NOVARTIS également.

2. Les victimes

La survenue des décès suite au Fluad dans les 48 heures suivant la vaccination invite à la prudence. Les victimes sont âgées de 65 à 92 ans.
L’autre victime de l’Aggripal est un homme de 68 ans décédé dans la région de Turin.
Une réaction allergique à certains composants des vaccins serait avancée, comme cause des décès.

3. L’Aggripal distribué en France

Des milliers de doses d’Aggripal ont été récemment distribuées en France.
En Italie, un numéro vert a été activé par le gouvernement. La ministre de la santé déclare que ce numéro croulerait sous les signalements.
En France, aucune consigne n’a été donnée par les autorités sanitaires.
La vaccination antigrippe suscite en Europe une méfiance croissante.
Rappelons qu’en 2012, ces deux vaccins avaient fait l’objet d’une suspension internationale.

4. Témoignage

A titre de bi-accidenté vaccinal : à 9 ans avec le TAB DT, puis à 19 ans avec le BCG, nous refusons systématiquement le vaccin anti-grippe.
Nous relatons que notre père est Décédé le jour même de l’inoculation de ce vaccin, et la même mésaventure est arrivée à sa mère, donc notre grand-mère paternelle.
Ces deux décès suspects n’ont pas été imputés aux vaccins.

5. La position Hygiéniste face à la grippe.

La grippe est classée en situation inflammatoire. Cette situation ne peut s’induire que sur un terrain intoxiné.
Et c’est donc vis-à-vis du « terrain » qu’il faut se positionner.(1)
Nous devons maintenir notre niveau de toxémie en dessous de notre seuil de tolérance toxinique pour ne pas développer de « maladie ».
Celle-ci est une réaction salutaire de l’organisme pour se détoxiner et rétablir la santé sans trouble.
Une personne qui maintiendrait son niveau de toxémie en dessous de la tolérance ne sera JAMAIS importunée par les accès grippaux.
C’est ainsi que les hygiénistes échappent à cette fameuse gêne hivernale.
Du point de vue hygiéniste, la grippe en tant que « maladie » nettoyante devrait être acceptée avec satisfaction.
Du point de vue des personnes qui décèdent notre opinion est qu’elles sont préalablement très intoxinées et que la nature vient achever en précipitant une situation de décès qui était latente.
Un hygiéniste attentionné à sa manière de vivre ne devrait jamais être importuné par aucun état inflammatoire.
En tant qu’hygiéniste, convaincu depuis plus de cinquante ans, c’est ainsi que nous existons en évitant le vaccin antigrippal et… les médicaments qui accroissent la toxémie.

Désiré Mérien /décembre 2014
(1) Le lecteur se reportera à notre ouvrage : « L’hygiène vitale pour votre santé » éditions Nature et Vie, dans lequel nous présentons l’opinion générale de l’hygiénisme face à la toxémie.

Les protéines aliments de mort

Les apports de protéines

Préconiser de consommer les protides (viandes, poissons, laitages et fromages, œufs) à midi, c’est induire à consommer ce qui est considéré comme le plus agréable à manger.
Il n’est que de regarder les menus des chefs cuisiniers de la société ;les protéines sont abondantes et constantes.
Donc recommander de prendre une viande rouge, une tranche de poisson, un morceau de comté, une omelette ; c’est aller dans le sens du choix populaire pour les protéines.
D’ailleurs les pauvres se plaignent de ne pas pouvoir manger assez de viande, de poisson, de fromage ou d’œuf, produits considérés comme onéreux, donc hors de leur portée.
Ils se rabattront sur les amidons et la meilleure marché, la pomme de terre.
Ce faisant, ils font, inconsciemment, le meilleur choix.
Ce sont les riches qui se tuent le plus rapidement avec toutes les protéines qu’ils engouffrent.

La protéine tue

Les protides sont nécessaires au bébé, à l’enfant, à l’adolescent pour construire leur organisme. Mais celui-ci établi, il n’y aura plus besoin que de la protéine d’entretien. Donc fort peu.
De tous les aliments, c’est la protéine qui donne les déchets d’utilisation les plus nocifs : l’urée et l’acide urique. Ceux-ci sont transformés par le foie et les reins. C’est ce travail permanent qui fatigue ces excréteurs, en les rendant, avec le temps, moins efficients.
C’est cela qui engendre une toxémie parce que le nettoyage cellulaire n’est plus assuré.
Alors la vitalité baisse, les troubles surgissent à l’âge adulte et la vieillesse s’accroît à l’âge avancé. Pour nous, la protéine raccourcit le temps de vie de moitié.

Ne pas prendre de protéine à midi (2).

Outre l’aspect gustatif décrit précédemment, la protéine à midi va être utilisée aussi pour la thermorégulation ( le corps à 37 °C), le métabolisme de base et les activités mentales et physiques.
C’est un mauvais choix, car il y aura beaucoup de déchets (urée et acide urique) générant maladies et vieillesse avancée.

Les amidons, en fournissant le glucose, peuvent assurer le chauffage de l’organisme, le métabolisme de base et les activités.
Celui-ci ne donnera en déchets que le dioxyde de carbone (CO2) et l’eau (H2O) qui seront évacués par les poumons : autre voie principale de détoxination.
La protéine le soir – mais personnellement nous n’en prenons plus, depuis de nombreuses années – intoxiquera aussi. C’est pourquoi il faut en manger peu ou les éviter.
Nous ne consommons en matière de protéine, que la série des noix (noix, noisettes, amandes, sésame etc..) ou peu de légumineuses (lentilles, haricots etc…)

Conclusion

Evitez les protéines à midi.

(2) Le lecteur se reportera à notre ouvrage : « L’alimentation alcaline » Editions Lanore, dans lequel nous présentons les menus respectifs aux stades premiers de la vie.

Désiré Mérien

Des protides au dîner ?

Au lever du jour je me réveille, je m’étire….je me sens détendue ; c’est parfait une batterie est bien rechargée.
Maintenant j’ai l’entière responsabilité de continuer à prendre soin de cet organisme qui m’appartient.
Voyons, il me faudra de l’énergie :

  • Pour garder ma température à 37 °C (la thermorégulation )
  • Pour le fonctionnement régulier de tous mes organes (le métabolisme)
  • Pour mes activités physiques et intellectuelles prévues aujourd’hui.

Vous le savez comme moi que nous trouvons notre carburant dans l’alimentation.
Mais quels aliments choisir pour optimiser sans se surcharger ?
Et à quels moments de la journée ?

Les éléments composant notre alimentation

Dans notre alimentation nous trouvons les 3 groupes de familles : glucides, protides, lipides.
Les lipides sont construits avec un assemblage des éléments carbone ( C ) et d’hydrogène ( H ).
Les glucides sont construits avec un assemblage des éléments carbone ( C ) hydrogène ( H ) et
oxygène ( O ).
Les protides sont eux construits avec un assemblage des éléments carbone, hydrogène, oxygène et d’azote ( N ).
Au cours de leur utilisation ces éléments vont s’associer avec l’oxygène ( O ) servant de comburant.
Aussi on obtient :
C + O2 → C O2
H2 + O → H2O
Le dioxyde de carbone ( C O2 ) ainsi que la molécule d’eau ( H2O ) seront évacués par nos poumons.
Avec l’azote contenu uniquement dans les protides (ou protéines) il faudra 20 molécules d’oxygène ( O ) pour 80 d’azote ( N ). Cette proportion indique bien que l’azote ingérée donnera inévitablement des déchets pour notre organisme.

L’élimination des déchets

Les poumons, les reins, le foie, les intestins et la peau sont nos organes excréteurs.
Ils vont évacuer en permanence nos déchets produits par nos activités physiologique, physique et nutritionnelle ; et prioritairement en période de jeûne où leur rôle sera d’évacuer les toxines accumulées.
Les protides consommés en excès – et c’est très souvent le cas aujourd’hui– seront transformés par le foie en urée et acide urique puis diffusés dans la circulation sanguine.
Leurs éliminations se feront grâce au travail de filtration des reins. Malheureusement les excédents de déchets non évacués pourront provoquer des troubles articulaires, rénaux etc…et même cancers(1). D’où l’avantage de pratiquer le jeûne à titre préventif.

Les repas

J’ai le choix de prendre un petit-déjeuner ou pas puisque j’étais en forme en me réveillant ; mais comme je pars au travail je me prépare un repas de fruits ( kiwi+orange+banane ).
Les fruits nous procurent en 15 mn du sucre directement assimilable sans compter l’excellent apport en fibres, vitamines et minéraux !
L’heure du déjeuner arrivée je n’ai pas ressenti de fatigue et pour continuer à m’entretenir, je choisis un repas de glucides amidonnés afin d’obtenir l’énergie pour toute l’après-midi. Au menu : radis noir et betteraves rapées à volonté puis riz, courgettes et carottes. J’apporte avec moi une pomme que je mangerai en fin d’après-midi.
Pour mon dîner parfois je peux prévoir un peu de protides (de préférence d’origine végétale), tout en respectant les recommandations préconisées par tous les experts de la santé.
Il faut toujours se rappeler que l’on ne devrait pas dépasser 1g de protide par kg de poids quotidiennement. Ce qui signifie que pour un poids de 60kg, notre apport maximal quotidien ne devrait pas dépasser 60g. Sachant que nous en trouvons dans beaucoup de légumes verts et amidonnés, dans des céréales comme le quinoa par exemple …
Aussi si je m’autorise des protides ce ne sera pas 60g mais plutôt 30g vu que j’en ai déjà obtenus lors de mes précédents repas.
Les protides nous apportent notre azote nécessaire, ils sont absorbés sous forme d’acides aminés qui ne peuvent être mis en réserve. Ainsi la petite part de protéines prise en soirée remplacera l’azote perdu depuis les 24h passées. Et préparera la journée à venir.
Si notre alimentation comporte un excès de protéines, c’est non seulement inutile mais dangereux. Non utilisés, les acides aminés seront transformés en déchets, facteur réducteur du temps de vie ; notion à prendre en compte dès le plus jeune âge afin de ne pas cumuler, encrasser notre organisme au fil des décennies.

Avec le sourire en plus…

Ne pas oublier qu’une bonne respiration améliore l’évacuation de déchets.
Prendre soin (quelques minutes) - comme on le fait pour l’hygiène corporelle – de son hygiène alimentaire ; un écart de conduite peut être rattrapé avec un jeûne adapté.
Et lorsque je n’ai pas vraiment faim lors d’un repas, j’écoute mon corps et non pas les diktats de la société, je n’ai pas peur d’être en manque ni en hypoglycémie.
Le corps humain est extraordinaire.
Et demain sera un autre jour merveilleux.

Pour aller plus loin : voir tableau des calories
lire : « Les clefs de la nutrition » ;« Les sources de l’alimentation humaine »

(1) :Livre « Jeûne et Cancer » en préparation
Sylvie Huitorel

Nouvelles du 1er semestre 2015

Editions

L’historique de la parution des ouvrages de Désiré Mérien est accessible sur son nouveau site : www.desiremerien.fr

Les cures de jeûne

Elles se poursuivent principalement en jeûne libre indépendant. Formule particulièrement appréciée.
Ce jeûne peut devenir « accompagné » à tout moment sur sollicitation particulière d’entretiens.

L’accompagnement par téléphone

Il se poursuit dans toutes les disciplines proposées : alimentaire, respiration, analyses hygiénistes.

Les consultations à Paris en 2015 :

3/4 janvier , 7/8 février, 7/8 mars, 11/12 avril, 3/4mai, 6/7 juin.

Les salons

Nous préparons le salon Natura à Rezé (44), pour les 6,7,8 et 9 février 2015.
Nous sollicitons aussi les adhérents, pour venir aider les animateurs de Nature et Vie sur ce salon.
Nous informer de vos possibilités.

Appel

Une adhésion ou un renouvellement d’adhésion est une aide précieuse pour l’association afin de favoriser ses actions en 2015. Bulletin d’inscription en annexe (pièce jointe) ci-dessous.

lundi 29 septembre 2014

Lettre n° 129 : L’ère post-antibiotique, Interrogations sur les infiltrations antalgiques, les nouvelles du 2ème semestre 2014

L’ère post-antibiotique

1. Le risque des infections

L’OMS constate une résistance croissante aux antibiotiques. Ceci est le résultat d’une enquête concernant l’antibio-résistance réalisée dans 144 pays.
Pour la médecine, la question se pose en ces termes : « que faire, collectivement et individuellement pour écarter la menace d’infections sur lesquelles les antibiotiques connus seraient inefficaces ? ».
Ainsi ce pourrait être des germes ordinaires, connus, qui deviendraient « auto-résistants » aux antibiotiques.
Notons que les antibiotiques sont « victimes » de leur succès de prescription. Ce qui contribue à faciliter l’adaptation des bactéries.
L’OMS déclare : « le monde s’achemine vers une ère post-antibiotique où des infections courantes et des blessures mineures qui ont été soignées depuis des décennies, pourraient à nouveau tuer ».
Il est dangereux de décider soi-même de quel antibiotique on pense avoir besoin.

2. La difficulté des posologies

Les infections récidivent parfois parce qu’une souche bactérienne devenue résistante n’est plus détruite par l’antibiotique utilisé.
D’où la course à de nombreuses posologies avec des antibiotiques différents, générant des résistances nouvelles, jusqu’à l’inefficacité de l’ensemble des antibiotiques et le risque des aggravations jusqu’à la sanction maximale de la disparition.
Perspectives peu encourageantes pour l’usage des antibiotiques.
Il existe déjà des « malades » pour lesquels aucun antibiotique n’est efficace et qui meurent de ce qui a commencé comme une banale infection.
Comment peut-on envisager un monde dans lequel plus aucun antibiotique ne fonctionnerait ?
Le comble serait de mourir pour avoir été soigné. En effet, en traitement médical contre le cancer ou en situation post-opératoire, des antibiotiques accompagnent les situations infectieuses.
La pose d’une prothèse de hanche deviendrait hasardeuse pour la vie du patient.
Sans antibiotiques, de simples écorchures pourraient tuer, accoucher redeviendrait dangereux, une otite pourrait entraîner des conséquences néfastes.
Pour des situations à risques, les antibiotiques ont apporté des années de survie.
Mais, actuellement déjà, de nombreuses personnes meurent du fait de bactéries résistantes.
La réponse médicale serait d’accroître les protections hygiéniques en situations chirurgicales (conditions hyperbares, contrôle des températures, utilisation de laser, etc …).
La phagothérapie, (de phagociter – « consommer » – l’adversaire), abandonnée par la médecine occidentale depuis la découverte des antibiotiques, intéresse à nouveau les chercheurs. Il s’agirait d’utiliser les « phages » : des virus s’attaquant spécifiquement aux bactéries.
Les virus sauveront peut-être l’humanité.

3. Vaincre l’antibio-résistance

La situation de l’utilisation amoindrie des antibiotiques, fait que des politiques interviennent pour résoudre l’antibio-résistance.
Ainsi en cet été 2014, le premier ministre britannique David CAMERON déclare s’emparer du problème.
Il a créé un groupe international d’experts pour s’interroger sur la création de nouveaux antibiotiques.
L’OMS déclare que des personnes décèdent du fait de l’antibio-résistance. En Europe il existerait plusieurs milliers de décès de ce fait.
Durant les vingt dernières années, de nombreuses recommandations de bon usage ont encadré la prescription des antibiotiques afin de garder les « armes » les plus puissantes en dernier recours.
Mais l’antibio-résistance n’en a pas moins continué de progresser et les conséquences de mortalité sont en croissance permanente.

4. La réponse hygiéniste

Médicalement la réponse s’annonce difficile sinon impossible.
Sur le plan hygiéniste nous pensons que les infections surviennent sur un terrain favorable à l’action et la croissance bactérienne.
Plutôt que de détruire les bactéries par les usages des antibiotiques avec les inconvénients de l’antibio-résistance qui apparaissent de plus en plus importants, mieux vaudrait modifier le terrain corporel qui s’opposerait à leur existence.
En hygiénisme, modifier le terrain corporel consiste à réduire la toxémie cellulaire.
Celle-ci est diminuée en pratiquant un mode de vie globalement détoxinant pour nos cellules.
L’alimentation spécifique du primate en association alimentaire compatible, favorise déjà la réduction de la toxémie, donc l’accroissement d’un terrain corporel défavorable à la multiplication des bactéries (1).
Le jeûne, technique maximale de détoxination, vient parachever ce travail (2).
Il est évident que c’est d’abord en prévention qu’il faut effectuer, constamment, une détoxination permanente qui constitue notre meilleure protection contre l’action bactérienne.
Notons que les personnes sous infection et en situation d’antibio-résistance sont gravement toxémiées et c’est cette situation corporelle qui crée leur perte de vie.
La conception hygiéniste n’est pas encore reconnue et honorée en milieu médical.
Donc les patients toxémiés décéderont par ignorance élémentaire des pratiques nécessaires pour maintenir un organisme en état de résister aux bactéries.

En conclusion

La médecine s’attaque aux bactéries, conséquence d’un terrain défectueux.
L’hygiénisme préconise de renforcer le terrain pour s’opposer à la prolifération bactérienne.
A vous de choisir votre mode de protection, mais n’attendez pas l’ultime situation où l’antibio-résistance tue en terrain gravement toxémié.

Désiré Mérien / septembre 2014

(1) le lecteur se reportera à nos deux tomes sur « Les associations alimentaires compatibles » éditions Lanore, disponibles en librairie Nature et Vie.
(2) le lecteur se reportera à notre livre « Jeûne et santé », éditions Nature et Vie – disponible à la librairie Nature et Vie.


Interrogations sur les infiltrations antalgiques


1. Les avis médicaux

Des groupes de recherche américains ont montré que, en situation de rétrécissement du canal lombaire, les infiltrations antalgiques étaient peu efficaces.
Ce rétrécissement du canal lombaire concerne surtout des gens de plus de 60 ans.
Il se manifeste par des douleurs lombaires, fessières et dans les jambes, avec une gêne à la marche qui oblige à s’arrêter après un certain périmètre de marche.
On estime que 85 % de la population de 65 à 74 ans sont atteints d’arthrose vertébrale qui est la principale cause de rétrécissement du canal lombaire.
Lorsque les traitements médicaux (infiltration, rééducation) ont échoué, une intervention chirurgicale est proposée.
Parfois les infiltrations sont composées de lidocaïne, anti-inflammatoire.
Néanmoins l’infiltration anesthésique répétée, peut révéler des complications néfastes.
Parfois les infiltrations sont faites par voie diffuse. Le soulagement est plus efficace, momentanément, mais les complications ultérieures sont plus dangereuses que lors des infiltrations locales.
Les infiltrations rachidiennes demeurent une technique de dernier recours avant la chirurgie, et lorsque les traitements habituels par antalgiques, anti-inflammatoires non stéroïdiens et myorelaxants ont échoué.
Ces traitements sont susceptibles de présenter de graves complications.

2. Le point de vue hygiéniste

Les évènements qui se produisent dans l’organisme proviennent de l’état de l’équilibre interne.
Ainsi, si un rétrécissement du canal lombaire se produit, c’est parce que le corps remue en permanence sous l’effet de l’équilibre toxémique de l’organisme.
Lorsque cette toxémie s’accroît pour diverses raisons, la préhension de calcium pour combattre l’acidose en place modifie la tenue du canal modulaire en le rétrécissant parfois.
Il en découle des symptômes douloureux « soignés » par les infiltrations antalgiques.
Celles-ci masquent momentanément la douleur mais ne modifie en rien l’état du patient.
Dès que l’action de l’infiltration s’estompera, les douleurs reviendront.
Infiltrer, sans modifier le terrain, c’est une condamnation à l’enfermement dans la souffrance à perpétuité.
Le patient survit en se dégradant progressivement jusqu’à engendrer des troubles plus importants.
Il en va de même pour l’arthrose vertébrale.
Même la chirurgie ne semble être qu’un pis-aller.
Le jeûne semble être la pratique idéale pour détoxiner, restructurer le terrain et finalement amoindrir puis faire disparaître des douleurs insupportables. (3)
Après ce jeûne, il faudra adopter un régime alimentaire en associations compatibles.
Pour réduire l’acidose génératrice de ces douleurs, il sera utile de consommer des légumes dont le bilan final est alcalinisant.
Les fruits présentent aussi un tel bilan, mais il faut d’abord neutraliser leurs propres acides.
Outre l’alimentation simplifiée, la pratique de la respiration en continu en rejetant l’acide carbonique (CO3 H2) contribue à détoxiner favorablement l’organisme.
Ces séances de respiration – appelées « biorespiration » - peuvent être complétées par des massages relaxants, évacuateurs des tensions corporelles.
C’est à ces pratiques de revitalisations auxquelles participent les stagiaires au Centre Nature et Vie.

(3) Pour plus d’informations sur le jeûne, nous recommandons nos ouvrages : « Jeûne et santé », le « Jeûne hygiéniste », (éditions Nature et vie) et « La détoxination par paliers » ; éditions Jouvence.


Nouvelles du 2ème semestre 2014


Editions

L’ouvrage « la bioanalyse » a été édité chez Lanore : 224 pages, papier 17 €, numérisé 10 €.
Un second ouvrage a été édité : « les intestins, maîtres de notre santé : 160 pages, papier 14 €, numérisé 8 €.
Ces ouvrages sont disponibles à la librairie Nature et Vie, frais de port : 3 €.
L’historique de la parution des ouvrages de Désiré Mérien est accessible sur son nouveau site :
www.desiremerien.fr

Les cures de jeûne

Elles se poursuivent principalement en jeûne libre indépendant. Formule particulièrement appréciée.
Ce jeûne peut devenir « accompagné » à tout moment sur sollicitation particulière d’entretiens.

L’accompagnement par téléphone Il se poursuit dans toutes les disciplines proposées : alimentaire, respiration, analyses hygiénistes.

Les consultations à Paris

Elles reprennent en septembre, prochains passages : 6/7 septembre, 4/5 octobre, 8/9 novembre,
6/7 décembre et en 2015 : 3/4 janvier et 7/8 février.

Les salons

Nature et Vie n’est participatrice directe que sur des salons régionaux : Biozone à Mûr-de-Bretagne
(6/ 7 septembre), Fougères à Tours ( 20/21 septembre), Zen et bio à la Beaujoire à Nantes
(10/12 octobre).
Nous sollicitons nos adhérents qui le souhaitent pour venir soutenir notre encadrement sur ces salons. Nous prévenir de votre venue.
Nous préparons le salon Natura à Rezé (44), pour les 6,7,8 et 9 février 2015.
Nous sollicitons aussi les adhérents, pour venir aider les animateurs de Nature et Vie sur ce salon.
Nous informer de vos possibilités.

Adhésion 2014

Nous vous demandons de nous soutenir en adhérant à notre association (23 € annuels). Vous recevrez cette lettre.
Avec mes remerciements, Désiré Mérien.

Projets pour 2015

Editions :
Nous avons rassemblé les textes sur la naissance et l’alimentation du bébé. Puis nous avons développé l’alimentation de l’enfant de 3 à 12 ans et celle de l’adolescent de 12 à 18 ans.
Nous avons discuté sur l’utilisation du lait : « ami ou ennemi ».
Nous présentons les menus et recettes hygiénistes pour adultes et l’intérêt de la consommation de sels minéraux organiques.
Le titre de l’ouvrage sera : « L’alimentation alcaline » l’alimentation de l’enfant à l’adulte.
Notre second projet sera de présenter un livre discutant des attitudes à adopter en situation de cancer.
Son titre sera : « Jeûne et cancer ».
Il présentera les hypothèses récentes sur la « naissance » de cellules cancéreuses.
Par la suite nous traiterons des défenses naturelles face au cancer en décrivant l’alimentation spécifique du cancéreux et la nécessité de réduire la toxémie cellulaire par des jeûnes successifs.
Nous préciserons aussi les limites de ces pratiques naturelles, vis-à-vis de l’agressivité de certaines cellules malignes.

jeudi 29 mai 2014

Lettre n° 128 : Le vaccin polémique, les nouvelles du 1er semestre 2014

Le vaccin polémique

cancer du col de l’utérus

En ce mois d’avril 2014 le vaccin « Gardasil » destiné à prévenir le cancer du col de l’utérus est au cœur de la contestation.
Une pétition signée par plus de 600 médecins réclame une mission parlementaire.
25 plaintes seront déposées pour fin avril contre Sanofi Pasteur, fabricant du Gardasil et contre l’Agence Nationale de Sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).
Des jeunes femmes atteintes de pathologies comme la sclérose en plaque (Sep), le lupus ou des myofasciites à macrophages, mettent en cause la vaccination par Gardasil.
Dans cette mise en cause, deux points de vue s’affrontent.
Les autorités sanitaires déclarent que les études épidémiologiques concordent en faveur de l’innocuité du vaccin.
En face les professeurs François Jérôme AUTHIER et Romain GHERARDI de l’hôpital Henri MONDOR à Créteil, dénoncent l’utilisation d’adjuvants à base d’aluminium pouvant s’accumuler dans le cerveau.
Les autorités sanitaires indiquent que mener des campagnes de vaccination sur des populations n’est jamais dénué de risques.
Voici notre opinion hygiéniste : effectivement cette vaccination est risquée.
Pour éviter le cancer du col de l’utérus, mieux vaut adopter le mode de vie hygiéniste.
Ce qui nécessite le choix d’une « alimentation humaine spécifique » consommée en « associations alimentaires compatibles ».
Le lecteur se reportera aux ouvrages que nous avons rédigés sur ces deux sujets.

Désiré Mérien

Prenez connaissance des textes sur le nouveau « portail des textes hygiénistes » sur internet,
pour y accéder, taper : www.nature-et-vie.fr/portail


Les régimes alimentaires humains

Les humains pratiquent généralement un mode alimentaire local, mais qui permet de nourrir l’organisme.
Cependant les informations ayant dépassé le cadre local, il faut bien convenir que l’alimentation moderne majoritaire est de type omnivore.
C’est une alimentation qui accepte pratiquement les différents produits alimentaires : protéines, amidons, matières grasses, complétés par les fibres des fruits et légumes.
L’enseignement officiel de cette diététique introduit la notion d’équilibre alimentaire, quantitativement entre ces différents ingrédients, depuis Lucie Randouin vers 1935.
C’est une alimentation qui consomme les différents produits alimentaires d’une manière hétérogène, c’est-à-dire que les ingrédients sont assemblés aux repas sans tenir compte des sucs digestifs, mais selon le bon plaisir du cuisinier.
Depuis 1920 et les travaux de Pavlof, il a été admis que les différents aliments du repas étaient digérés en utilisant des sucs digestifs spécifiques.
Cette découverte engendra la mise en route de l’alimentation homogène, y compris dans l’omnivorisme.
L’alimentation moderne occidentale, omnivore, hétérogène, est largement influencée par les annonces publicitaires des industries agroalimentaires.
Vers la fin du 19e siècle un courant alimentaire s’amplifia dans les pays nord européens : ce fut l’alimentation végétarienne qui exclue les apports animaux : viandes et poissons, mais accepte les sous-produits animaux : œufs et produits laitiers.
Ce choix fut fait pour différentes raisons :

  • opposition à la souffrance animale ;
  • éthique spirituelle ;
  • hygiène alimentaire scientifique.

Souvent controversé, le végétarisme a survécu. Il est même prôné écologiquement ; les produits animaux étant considérés comme un luxe inacceptable comme apport protéique.
Une alimentation, dérivée du végétarisme, en s’abstenant des sous-produits animaux (œufs et produits laitiers) s’est constituée sous l’appellation d’alimentation végétalienne. Il est plus malaisé de trouver une large palette alimentaire (protidique notamment) dans ce régime. Mais cela est possible. Ce régime est détoxinant. Mais parfois les apports amidonnés (légumineuses et céréales, malencontreusement associés) y sont excessifs, fatiguant le système cardio-vasculaire. Une autre modalité alimentaire est la macrobiotique d’origine asiatique. Elle exclut les fruits, ce qui la rend inacceptable.
Il y a un excès de céréales dans cette alimentation, même s’il n’y a que peu d’aliments animaux, généralement.
Toutes ces alimentations n’ont guère modifié l’organisme humain ; les céréales apparurent il y a vingt mille ans dans son alimentation, sans le transformer en oiseau.
De même les produits laitiers présents depuis huit mille ans n’ont pas modifié ses sécrétions digestives d’adulte, insuffisantes pour la digestion du lait.
L’alimentation industrielle moderne contient trop de polluants (insecticides, pesticides, additifs…). Elle est nocive sur une longue durée pour l’organisme.
Mieux vaut se rapprocher des productions biologiques qui constituent des apports alimentaires hypotoxiques.
Parfois des croyances d’ordre « rumoristique » (selon les rumeurs) s’installent. Ainsi en est-il pour l’exclusion du gluten et des produits laitiers. Certes ces produits, trop riches en protéines, peuvent créer des situations d’alerte. Mais la vraie cause des troubles constatés provient de la toxémie endogène cellulaire. Il y a nécessité de jeûner longuement et à l’issue du jeûne, les alertes disparaissent. Momentanément, si un mode de vie global n’est pas revu et corrigé entièrement. L’alimentation hygiéniste de compromis que nous préconisons est végétarienne. Elle comporte des céréales et des produits laitiers. Peu à peu ces produits intermédiaires seront diminués pour aller vers un végétalisme efficace, apportant chaleur corporelle et énergie globale aux muscles et au cerveau.
Dans ce régime – que nous pratiquons – les sous-produits animaux (œufs, laitages) et les céréales sont réduits
Les fruits et légumes peuvent nourrir l’organisme humain. La série des noix est bien proportionnée pour y parvenir.
Cette alimentation simplifiée est protectrice de la santé.
Ainsi en est-il du système cardio-vasculaire : les défaillances du cœur sont moindres. La pression artérielle se maintient dans des situations acceptables, les AVC, infarctus sont rares. Le cholestérol se maintient à un taux normal. C’est l’ensemble de l’organisme qui bénéficie de cette alimentation détoxinante.
Attention à la surconsommation protéinique, elle induit une excroissance cellulaire permanente qui peut aboutir à un manque de contrôle sur certaines cellules.
Il peut alors y avoir apparition de tumeurs composées de groupes de cellules hors contrôle. Ces tumeurs peuvent se transformer en cancer.
Malheureusement l’alimentation « moderne » est excédentaire en apports protidiques.
Donc en réduisant volontairement sa ration protidique journalière, on réduit le risque d’apparition d’excroissances cellulaires incontrôlées.
Quant aux personnes qui sont déjà dans ces situations d’hyper-croissance cellulaire, il est urgent de réduire, voire de jeûner pour lutter contre ces excroissances cellulaires.
On observe que la nature de la protéine influe sur l’hyper-croissance cellulaire : c’est le cas de la caséine du lait de vache, destinée à la croissance rapide du veau.
Transposée chez l’humain, elle accroît le risque d’apparition de tumeurs puis de cancer.
A l’inverse les protéines de la série des noix (noix, amandes, noisettes, pistaches, noix de cajou, etc ..) qui conviennent mieux à l’alimentation du primate humain, génèrent moins ces hyper-croissances cellulaires.
L’alimentation hyper-protéinée a des répercussions sur les organes excréteurs foie et reins chargés de transformer les déchets métaboliques cellulaires (urée et acide urique) de ces nutriments.
Cette suralimentation protidique est la cause principale du vieillissement des excréteurs.
Ceux-ci conditionnent l’état de vie de l’organisme.
Leurs défections engendrent des situations de maladie, puis finalement de la disparition.
L’excès d’apport protidique diminue considérablement la longévité humaine.
On peut considérer que l’alimentation moderne hyper-protéinée réduit de moitié la longueur de la vie humaine.
Destiné à vivre 140 ans, l’âge de la disparition humaine se situe, en moyenne, vers les 70 ans, du fait de ces excès protéiniques.
Par ailleurs les déchets de l’utilisation des protéines génèrent un état d’acidose permanent dans l’organisme. (1)
Pour la combattre, l’organisme puise dans ses réserves de minéraux apportés par l’alimentation.
Mais si l’acidose est importante, il y aura recours au calcium situé dans le squelette : ce qui induit l’ostéoporose et les risques de fractures osseuses.
Ainsi l’hyper-protéinisation peut aboutir à la déminéralisation de l’organisme.
Corollaire : ces minéraux sont aussi indispensables pour le transport du gaz déchet, le dioxyde de carbone, vers les poumons.
De ce fait la toxémie endogène s’accroît et le risque d’apparition de nombreuses maladies-relais d’élimination.
Par ailleurs, les excès de protéine entraînent une surproduction d’insuline aux conséquences souvent désastreuses : augmentation de la masse pondérale, conservation excessive de corps gras.
Cette insuline excessive participe aussi au vieillissement de l’organisme.
Il y a donc nécessité de réduire les protéines, mais aussi les glucides, pour éviter l’émission excessive de cette insuline.
D’une manière générale, il est nécessaire que la détoxination cellulaire suive les apports alimentaires.
Si cette détoxination ne peut se faire assez vite du fait du ralentissement des organes excréteurs et des excès alimentaires, il risque de se produire des dépôts-relais.
Ainsi en est-il des cristaux acides qui se placent dans les articulations, engendrant des situations d’arthrite aiguës.
Il y a nécessité de réduire les apports alimentaires pour que ces déchets soient éliminés au moins aussi rapidement et totalement, qu’à la vitesse de leur formation.

(1) pour l’acidose, le lecteur se reportera à notre ouvrage : « Les 5 clés de la revitalisation », Editions « Le courrier du livre », en vente à notre service librairie Nature et Vie.

C’est l’incompréhension de ces mécanismes, de surcroît alimentaires, qui génère bien des situations douloureuses.
La simplification alimentaire est une nécessité.
Nous rappelons que l’ensemble de ces conceptions se situe dans nos derniers grands ouvrages sur l’alimentation : « Les associations alimentaires compatibles », tomes 1 et 2, parus aux Editions Lanore.
Nous réitérons notre proposition de vous y reporter.

Désiré Mérien - 21 avril 2014



Nouvelles du 1er semestre 2014

Editions

Le livre « La biorespiration » a été repris et édité chez Lanore, papier : 15 €, numérisé : 10 €.
Le second ouvrage : « La bioanalyse » sortira aussi chez Lanore.
Nous avons également publié :
« Le jeûne hygiéniste par palier » - papier : 18 €, numérisé : 10 €, et « L’alimentation humaine spécifique » - papier : 16 €, numérisé : 10 €.
Ces livres sont visibles sur le « portail des textes hygiénistes » nouvellement créé :
www.nature-et-vie.fr/portail
On peut y lire un tiers des 22 ouvrages présentés en lecture directe gratuite. Il existe une notice pour commander ces ouvrages.
Notre tablette est opérationnelle et présente les 22 ouvrages dans leur totalité, nous en avons aussi produit d’autres :

  • « La santé des intestins »,
  • « La santé des enfants » qui seront disponibles au cours du 2ème semestre 2014.


Les cures de jeûne

Nous avons édité un document sur la « pratique du jeûne global » au Centre Nature et Vie, on y décrit :

  1. le jeûne libre indépendant ;
  2. le jeûne libre accompagné ;
  3. le jeûne libre accompagné, à domicile.

Renseignements complémentaires sur demande.
Nous avons amplifié « les accompagnements hygiénistes » par téléphone. Ce qui permet des contacts plus aisés et des renseignements complets.

Les consultations à Paris

s’arrêtent durant l’été et ne reprendront qu’en septembre 2014 (les 6 et 7).

Les salons

Pour les « nationaux » nous avons participé, dans le cadre de la « Fédération française d’hygiène naturelle » aux salons : Médecine douce et Autrement à Paris, et pour le salon local « Natura » à Rezé (44) c’est Philippe Bouvatier qui animait notre stand.
Un autre salon de printemps est prévu à Riec-sur-Belon les 3 et 4 mai prochains, notre stand sera tenu par Philippe Bouvatier et Franck Oehlenschager.
D’autres salons locaux : Biozone à Mûr-de-Bretagne et Zen bio à la Beaujoire sont prévus à la fin de l’été.

Adhésion 2014

Nous remercions les adhérents qui ont renouvelé leur soutien pour cette année 2014.
Nous espérons que vous serez nombreux à venir les rejoindre (coût annuel : 23 €) pour recevoir les lettres semestrielles.

Dominique Igier, continue à parfaire la numérisation des ouvrages hygiénistes.

à bientôt
meilleurs sentiments hygiénistes
Désiré Mérien

mercredi 2 octobre 2013

Lettre n° 127 : l'homme bicéphale, la tranquillité intestinale, la consommation des protéines.

L’homme bicéphale

1. Définitions

Voici des années, avec la conduite des nombreux jeûneurs, nous nous sommes aperçu que de nombreuses crises de régénérations apparaissent en dehors de notre volonté consciente.
Force est de constater qu’à l’intérieur de notre cerveau, une décision est prise qui engendre ces symptômes.
SHELTON appelait cela « L’instinct somatique ». Nous l’avons appelé : « la volonté subconsciente » ou encore « la volonté interne » pour la « fonction de nutrition », en différenciation de la « volonté externe » pour la fonction de relation (1).
Par la suite avec les hypothèses de fonctionnement du cerveau, au cours des séances de biorespiration (2) nous avons été amené à définir le rôle primordial de l’hypothalamus, partie de notre cerveau émotionnel primitif, comme agent responsable déclencheur de tous les évènements physiques : émotionnel et tensionnel qui surgissent soudainement en dehors de nos choix conscients, même si nous demeurons pleinement conscient de la situation.
Ainsi la pratique du jeûne et celle de la biorespiration, nous font prendre conscience de cette direction interne qui génère des situations dont nous sommes seulement spectateur.
C’est pourquoi nous disons que l’homme possède deux cerveaux directionnels : c’est un bicéphale.

2. Ecoute de notre intérieur

Cette direction interne est importante. C’est elle qui engendre la situation de bien-être. Mais elle lance des symptômes de maladie quand notre intoxination est trop importante.
Au lieu de maugréer après les inconvénients des symptômes relais apparus, mieux vaudrait que notre cerveau « conscient » se demande pourquoi ceux-ci sont brutalement devenus nécessaires.
Ainsi le fonctionnement de la bicéphalité devrait nous conduire à la sagesse de vie.

(1) nous avons développé ces notions dans notre ouvrage « L’hygiène vitale pour votre santé », édition Nature et Vie ;
(2) consultez mon nouveau livre « La biorespiration pour la santé », édition Nature et Vie.

Nous devrions exister de sorte que l’hypothalamus n’ait pas à déclencher de symptômes relais désagréables.
Pour cela nous devons étudier l’hygiénisme dans sa globalité pour vivre dans le calme permanent du bien-être (3).

La tranquillité intestinale

Nous devons appliquer cette « écoute intérieure » à la totalité de l’organisme et tout particulièrement au fonctionnement des intestins.
Selon les écoles nordiques européennes, ceux-ci seraient malpropres, la source de tous les maux et c’est pour cela que dans leur type de jeûne, elles préconisent les purges et les lavements en hydrothérapie du colon.
Cette dernière pratique est considérée comme l’action de nettoyage la plus urgente.
Cette manière de faire met l’autorité de la décision dans le mental conscient, la volonté externe, sans écoute du mental subconscient, hypothalamique ou volonté interne.
Notre position hygiéniste est complètement différent, en appliquant aux intestins une « écoute » particulièrement attentive.
Si l’intestin manifeste des troubles, nous nous interrogerons sur la manière de l’approvisionner en aliments et nous choisirons une alimentation spécifique à l’humain composée de repas comportant des aliments en associations compatibles (4).
Ces repas que nous appelons « associés » tranquillisent déjà le fonctionnement intestinal.
Dans notre manière de préparer la cure de jeûne hygiéniste, nous préconisons de procéder par paliers (5), ce qui respecte l’encombrement intestinal en le réduisant progressivement et naturellement.
En cours de jeûne, l’apparition d’une selle, sans apport d’aliments extérieurs, correspond à une décision interne de l’hypothalamus. Cette décision hors conscient extérieur, indique souvent la fin d’une phase de détoxination, avant la reprise d’un nouveau travail.
Ainsi l’intestin respecté est source d’information de ce qui se passe à l’intérieur de l’organisme.
En situation de constipation, nous recommandons en priorité de réduire les apports alimentaires notamment pour les « grands nourrissants » que sont les lipides, glucides et protides.
Mais nous insistons prioritairement sur la nécessité de récupérer l’énergie vitale par un repos approprié (6).
Et le meilleur repos est celui intestinal obtenu au cours d’un « jeûne total » ou, outre le repos digestif, on rajoute le repos physique en activités modérées, le repos sensoriel en ménageant ses sens, et le repos mental en pratiquant la pensée positive.
C’est ce type de jeûne dans « l’écoute intérieure » que nous pratiquons au Centre Nature et Vie en « jeûne libre », où chacun accompagné, a le choix de se respecter au maximum.
C’est alors que nous parvenons au fonctionnement de l’intestin dans la tranquillité intestinale.

(3) nos ouvrages sont consacrés à la santé, vous pouvez les retrouver sur notre site www.nature-et-vie.fr
rubrique librairie ;
(4) lire nos deux ouvrages, tome 1 et tome 2, intitulés « les associations alimentaires compatibles » qui viennent d’être édités chez Lanore et disponibles à la librairie Nature et Vie version papier : 20 € et 18 € + port 3 €, ou en version numérique : 12 et 10 € ;
(5) lire « Jeûne et santé », édité par Nature et Vie, version papier : 23 € + port 3 €, version numérique : 12 € ;
(6) écouter le CD « intestins et constipation », édité par Nature et Vie, valeur 17 € + port 3 €.

La consommation des protéines

Voilà une question récurrente qui nous est posée tant est forte la pression des habitudes alimentaires pour consommer ce genre d’aliments.
Observez les menus affichés à l’entrée des restaurants et vous trouverez des protéines en entrée, dans le plat dit de « résistance », l’accompagnement fromager ou dessert. Est-ce raisonnable ? ou excessif ?
Et la diététique « officielle » de s’y mettre aussi pour préconiser les protéines … dès le repas du matin en copiant le déjeuner anglo-saxon.

L’argument le plus fréquent est de dire qu’une insuffisance protéinique génèrera une fonte musculaire préjudiciable.
Les muscles sont constitués de fuseaux qui gonflent selon l’activité musculaire et les aliments de construction, dont les protéines.
Mais ces fuseaux ne disparaissent pas, ils regrossissent sous l’effet de l’activité physique et un approvisionnement alimentaire suffisant et non nécessairement sur-protéiné.
L’inconvénient des protéines est de générer après utilisation, des déchets dangereux qui sont principalement l’urée et l’acide urique. Ces déchets doivent être recueillis et transformés par les organes excréteurs : foie et reins. Ces derniers fatiguent et finissent par être moins opérationnels, notamment vers la cinquantaine, ouvrant la voie à de nombreux troubles de santé.
L’excès de protéines fait vieillir plus vite les grands excréteurs que sont le foie et les reins. Nous estimons que cela réduit le temps de vie pour de nombreuses années. Pire, c’est la surconsommation de protéines qui engendre des personnes âgées malades, dépendantes, parfois sans mémoire ni concentration mentale, ni forces physiques.
Les protéines sont utiles au départ de la vie pour la croissance du petit enfant. D’ailleurs le lait maternel en est pourvu convenablement (1).
Mais la croissance faite, à l’âge adulte, la ration protéique ne devrait servir qu’à l’entretien organique. Toute croissance est exclue.
Utiliser les protéines en échange avec les glucides pour la thermogénèse et l’énergie des activités, n’est pas un bon choix, puisqu’il génère plus de déchets toxiques dangereux.
Ainsi doivent-elles être consommées avec grande modération par les personnes âgées.
Pour perdurer dans le grand âge en bon état de fonctionnement, mieux vaut exister dans le meilleur état cellulaire non pollué.
Certes le jeûne permet une remise en état. Mais il serait judicieux de ne pas trop se polluer avec les excès de protéines.
En fin de vie, mieux vaut être prudent car sinon, les protéines tant recherchées pour leurs goûts, pourraient devenir « l’aliment de la mort ».

(1)lire l’ouvrage « la santé des enfants », édition Nature et Vie papier 10 € + port 3€ ou en numérique 6 €.

jeudi 25 avril 2013

Lettre n° 126 : Jeûne et randonnée, vers une alimentation compatible

I - La détoxination permanente

Le corps humain vit en utilisant des nutriments carbonés et hydrogénés qui, après oxydation, génèrent des déchets cellulaires. Cette intoxination, normale et régulière, dépend de l’activité humaine. Même au repos l’obtention de la température de base de l’organisme à 37°C nécessite la combustion de nutriments énergétiques. L’évacuation de ces déchets par les émonctoires naturels (foie, reins, poumons, peau, intestins) dépend de leur qualité de fonctionnement. Ce travail d’élimination toxinique utilise une part d’énergie vitale dont l’organisme est pourvu. C’est donc dans la répartition de cette énergie entre les différents organes, que s’obtiendra une plus ou moins bonne détoxination de l’organisme. Cette détoxination est essentielle pour que les cellules vivent pleinement en promouvant une bonne santé.

II. L’intérêt du jeûne pour détoxiner l’organisme

Le jeûne consiste à s’abstenir de nourriture solide. Il y a donc économie sur la consommation d’énergie habituellement dévolue à la digestion. Cette énergie économisée est alors affectée en priorité vers la fonction élimination des déchets cellulaires par l’intermédiaire des émonctoires constitués des organes excréteurs : foie, reins, poumons, peau, intestin, principalement. Mais tous les organes du corps peuvent contribuer exceptionnellement à cette détoxination. Les pratiquants du jeûne vantent les résultats obtenus dans la sensation d’un mieux-être ressenti à son issue. Les cellules se nettoient, les organes se régénèrent et les fonctions s’améliorent. L’intérêt du jeûne est connu depuis l’antiquité, mais semble rejeté par les pseudo-scientifiques partisans d’apports alimentaires sans interruptions. Au cours du jeûne, l’énergie se portant vers l’intérieur de l’organisme, on ressent une sorte de faiblesse qui correspond à une inversion de l’énergie, de l’extérieur vers l’intérieur. Cette inversion peut elle-même être modifiée par différents comportements que le jeûneur a le choix d’effectuer. C’est ainsi que purges ou lavements, qui ne nettoient que l’intérieur de l’intestin et non les cellules, consomment une énergie qui sera préjudiciable à la conduite du jeûne. Les situations de conflits sont également gaspilleuses d’énergie et de ce fait, entravent la marche du jeûne. Celui-ci doit être effectué en toute sérénité.

III. Le jeûne et la randonnée

Pratiquer le jeûne et la randonnée semble une gageure pour beaucoup de personnes. Et pourtant cela est possible puisque de plus en plus d’adeptes pratiquent ce genre de stage. Ce sont les réserves du corps qui sont utilisées pour apporter le carburant nécessaire à la production de chaleur et d’énergie. Le comburant : l’oxygène provient naturellement de l’air respiré. Cette pratique de jeûne en randonnant se passe aisément lorsque le corps est peu intoxiné. Dans cette situation les crises de régénération sont moindres et les inversions énergétiques peu marquées. Néanmoins l’énergie qui est utilisée par la fonction de relation (muscles et squelette) est distraite de la fonction élimination de sorte que proportionnellement le jeûne sera amoindri dans son rôle de détoxination. Mais la détoxination maximale n’est pas recherchée dans ce genre de stage. Une détoxination approchée semble déjà acceptable. Ce qui apparaît comme une curiosité, voire une incrédulité, c’est de constater la pleine forme en activité de marche, alors qu’il y a absence d’alimentation immédiate. Dans la pensée dominante, l’énergie disponible est liée à l’absorption d’aliments. Ce qui n’est pas tout à fait exact. Cette sensation de confort en activité durant le jeûne, provient du fait que l’énergie récupérée sur l’absence de digestion est affectée à la fonction activité musculaire, mais non celle d’élimination des toxines cellulaires. De sorte que la marche fait régresser le pourcentage de détoxination en cours de jeûne. Néanmoins celle-ci demeure encore supérieure à celle constatée en métabolisme ordinaire avec une alimentation. De ce fait la détoxination en cours d’un stage de jeûne et randonnée est toujours bénéfique. Mais d’une façon générale, l’inscription à un tel stage suppose déjà préalablement un bon état sanitaire. S’il en était autrement, il faut s’attendre à supporter des difficultés lors des crises sanitaires (nausée, faiblesse, diarrhée, maux de tête, difficultés diverses) qui se produiront rapidement. En situation de santé amoindrie, il vaut mieux pratiquer le jeûne individuel repos qui ne nécessite pas l’appartenance aux activités d’un groupe, toujours contraignantes. Il faut aussi noter que l’apport des jus de fruits et de légumes, habituellement consommés en stage de jeûne et randonnée apportent, du fait de l’existence de sucres simples dans les fruits et légumes (betteraves, carottes, notamment) un carburant simplement délesté de ses fibres. Ce carburant permet une activité certaine et constante qui aide à réaliser le stage de jeûne et randonnée. Dans ce cas la sensation de faiblesse est moindre et par contre la perception d’une euphorie est constante et agréable.

IV. Préparation au jeûne diététique

Le jeûne naturel pratiqué au cours du stage « jeûne et randonnée » est dénommé : « jeûne diététique ». Voici des indications pour la préparation au jeûne diététique :

1. Préparation au jeûne diététique chez vous

les repas associés
Les différents modes alimentaires hygiénistes sont basés sur le respect des compatibilités alimentaires. Deux associations d’aliments sont particulièrement nocives :

  • les fruits à digestion rapide, placés au même repas que les amidons à digestion lente. Nous proposons d’écarter les fruits des amidons.
  • les protéines à digestion en milieu acide, placées au même repas que les amidons à digestion en milieu basique. Nous proposons d’écarter les protéines des amidons.

La conclusion logique est la constitution de menus associés, composés de :

  • le matin : fruits frais de saison avec éventuellement un peu de fruits secs sucrés réhydratés
  • le midi : repas glucidique

une assiette de crudités avec un peu d’huile (olive, tournesol …) ou de beurre doux un amidon ou féculent (pomme de terre ou riz, ou quinoa, ou millet, ou pain, ou pâtes ou céréales diverses

  • le soir : des légumes divers, moyennement cuits (décrudits) accompagnés d’une protéine (yaourt ou œuf, ou noix, ou soja pour les végétariens).

le jeûne diététique
Le jeûne diététique est un prolongement dans la restriction des repas associés.

  • le premier élément qui est supprimé est la matière grasse consommée (huile ou beurre), cette première situation nous conduit vers un repas associé dépourvu de lipide, cette première restriction favorisera déjà la détoxination cellulaire.
  • le second élément supprimé est l’amidon au repas de midi. Demeurent les fruits du matin, les crudités du midi et les légumes et protéines du soir. Ce repas conserve la cellulose des fruits et légumes, nous l’appelons : régime cellulosique avec protéine (Rcp), la détoxination s’amplifie.
  • le troisième élément supprimé est la protéine du soir. Il n’y a plus ni lipide, ni amidon, ni protéine forte. Il demeure les fruits et légumes entiers avec leur cellulose. Ce régime est le régime cellulosique (Rc), la détoxination s’accroît encore.
  • la quatrième opération consiste à retirer la cellulose des fruits et légumes en les passant dans une centrifugeuse. Seuls les jus de fruits et de légumes sont absorbés : c’est le régime non cellulosique (Rnc), la détoxination s’accentue encore.
  • les jus de fruits et de légumes sont plus ou moins retirés pour aller vers la consommation d’eau toujours conservée. La détoxination devient maximale.

Le jeûne diététique se compose de toutes ces phases restrictives plus ou moins rapidement effectées par paliers. Certains entrent en jeûne diététique à partir du régime cellulosique (rc), d’autres en choisissant le régime non cellulosique (rnc).

2. La pratique du jeûne assisté ou jeûne au Centre Nature et Vie

la préparation alimentaire avant le jeûne diététique
Vous procédez par « paliers alimentaires » pour réduire votre alimentation chez vous, comme indiqué précédemment. Ici au Centre ne vous seront fournis, en séjour détoxination-jeûne qu’une complémentation facultative au jeûne hydrique comprenant, soit en fruits et légumes entiers, soit en jus, que les aliments suivants :

en jus : matin : pommes, oranges, citrons midi : carottes, betteraves

en bouillon de légumes : soir : poireau, bette, céleri branche et rave, choux vert ou rouge, navet

Seuls ces compléments sont apportés dans ce séjour, préparé auparavant chez vous par une réduction alimentaire appropriée. La possibilité d’accéder au jeûne hydrique est autorisée.

V. Reprise alimentaire après le jeûne diététique

La reprise alimentaire s’effectue par paliers inversés. Les fruits et légumes sont introduits en premier pour pratiquer le « régime cellulosique » (Rc). Puis on ajoutera la protéine choisie pour accéder au « régime cellulosique avec protéine » (Rcp). Enfin on ajoutera les amidons et les matières grasses pour arriver au « régime associé » (Ra), base de l’alimentation hygiéniste.

VI. Conclusion

Ainsi pratiqué le jeûne diététique soit en jeûne dynamique, en stage de « jeûne et randonnée » pour les personnes en bonne condition physique, soit en jeûne statique, en stage libre de repos, pour celles en moins bonne condition, mais non classées en situations médicales sévères, s’avère une bonne opération pour l’amélioration ou le maintien de la santé.

dimanche 27 janvier 2013

Lettre n° 125 : Manger sans fibres

I - La culture alimentaire générale

Tous les humains baignent dans une culture alimentaire. Tout petit elle nous est inculquée par nos parents qui nous alimentent selon leur convenance. Cette culture alimentaire est donc tributaire de l’histoire régionale dans laquelle vivent nos procréateurs. A notre époque ces convictions alimentaires sont parfois fortement ébranlées par les messages publicitaires de la télévision, vantant tel ou tel produit à l’adresse des enfants ou des parents. L’école intervient également pour promouvoir une diététique officielle omnivore dite équilibrée entre ses composantes : glucides, lipides, protides, sels minéraux, vitamines et fibres. Certains, fréquentant des magasins spécialisés en alimentation biologique, sont aussi influencés par les produits exposés. Une culture alimentaire dominante vante la « grande cuisine », attirant les mangeurs trop souvent vers l’excès et la complexité alimentaire. Enfin, ceux qui fréquentent les « maisons de diététique » ont souvent tendance à rechercher le produit miraculeux qui doit assurer la santé. Les compléments alimentaires artificiels sont nombreux et pénètrent insidieusement dans les diverses cultures alimentaires. Les autorités se sont aperçues que ces diverses manières de manger menaient trop souvent, notamment dans les pays occidentaux, vers la surcharge pondérale et parfois l’obésité, souvent dès les premiers âges de l’enfance ou de l’adolescence. Un autre guet-apens se profile souvent vers la cinquantaine lorsque brusquement le poids commence à grimper inexorablement pour générer une surcharge jugée inadéquate. D’où les slogans publicitaires : « manger, bouger » et aussi « manger 5 fruits et légumes ». Mais ces injonctions semblent être sans effet véritable sur la surcharge pondérale qui s’accroît.

II – La culture alimentaire hygiéniste

Parmi la diversité des modes alimentaires, la culture hygiéniste nous enseigne qu’en tant que primate nous devrions nous rapprocher de l’alimentation-type de ce dernier. Le primate n’est pas un omnivore, encore moins un carnivore, même si ses pérégrinations planétaires l’ont amené à ingurgiter toute sorte d’aliments. Initialement il était principalement fruito-végétarien et l’est bien demeuré au constat de ses attributs digestifs : dentition, estomac, tube digestif, etc. Ce primate n’est pas non plus un granivore comme les oiseaux, et de ce fait nous ne devrions pas consommer excessivement les graines des céréales et des légumineuses. Si le petit des mammifères se nourrit initialement du lait de sa mère, aucun autre mammifère, à part l’homme, ne continue à consommer le lait des autres mammifères. A fortiori, tous les dérivés fromagers devraient être absorbés parcimonieusement. Alors que reste-t-il au primate ? les fruits et les légumes. Son mode alimentaire est fruito-végétarien. Le primate est un aérien, habitant jadis dans les arbres. Sa main possédant un pouce opposable aux quatre autres doigts en fait un préhenseur des fruits par excellence. La nécessité de survivre l’a poussé à consommer les végétaux de surface et consécutivement les légumes racines (1). Voici donc nos principales réflexions sur l’alimentation hygiéniste.

III – Manger sans fibres

Une fois acquise les principes de la culture hygiéniste alimentaire, reste à la mettre en pratique. Après le choix de la spécificité alimentaire des aliments convenant idéalement aux primates que nous sommes, demeure le choix de la monotonie de la préhension des aliments ou celui de les associer à plusieurs. Notons que la monotonie est le choix instinctif des animaux ; nous sommes les seuls à vouloir compliquer nos repas par la prise de plusieurs aliments. Ces repas complexes compliquent les phénomènes digestifs, c’est pourquoi pour répondre à ces choix, nous avons rédigé notre méthode des associations alimentaires (2). Cependant l’idéal serait de manger avec la meilleure simplicité alimentaire. L’homme, par sa recherche des fruits, est adapté à la cellulose simple : celle qui entoure les « porte-vie » que sont les graines ou noyaux destinés à la reproduction des arbres fruitiers. La cellulose tendre des fruits est particulièrement bien adaptée à notre intestin de primate. Par contre nous devons nous interroger sur les nombreuses fibres que contiennent les végétaux que nous consommons. Ces fibres ligneuses n’apportent pas de nutriments nourriciers. Elles seraient là pour faire circuler le bol fécal, le long du gros colon, sans possibilité de digestion ni d’assimilation. Nous ne sommes pas partisan d’avaler toutes ces matières fibreuses qui ne correspondent pas à notre système digestif fait pour la cellulose tendre des fruits. D’où notre conclusion : « manger sans fibres ». Pour cela nous devons mâcher un maximum les végétaux ligneux, sucer et avaler leur partie liquide, puis retirer de la bouche les fibres qui vont encombrer inutilement notre intestin. Outre que cette progression nécessite de l’énergie qui viendra se soustraire à celle utile pour la détoxination de l’organisme. Les fibres retirées doivent être placées dans un récipient appelé « poubelle de table » située à proximité de notre « assiette d’alimentation ». Ainsi consommerons-nous seulement de moindres quantités de matières nourrissantes, mais suffisantes pour nous sustenter. La conséquence de cette manière de procéder, c’est qu’elle induit l’apparition de selles différentes à la dureté moindre, facilitant leur sortie. L’expérience montre qu’en agissant ainsi, la détoxination s’accroît et corrélativement l’état de la santé. Les constipations, excès de poids, se réduisent ou disparaissent. « Manger sans fibres » est également recommandé en préparation d’un jeûne, moyen ou long, afin d’éviter d’encombrer le colon … ce qui risque d’induire un « bouchons fécal » en reprise alimentaire, avec les difficultés pour le faire sortir. Donc, il y a de multiples avantages à « manger sans fibres ». Essayez et comparez les résultats de vos digestions et par suite de l’amélioration de votre santé. L’homme est un primate adapté à la cellulose tendre : « mangez sans fibres ».

IV – Conséquences sanitaires de l’alimentation sans fibres

Le résultat de l’alimentation sans trop de fibres se fait sentir rapidement, particulièrement dans certaines situations de fragilité du colon. Par exemple, lorsque des polypes existent dans ce colon, leurs têtes sont raclées par les fibres alimentaires, ils finissent alors par saigner ; et ce sang inquiète naturellement la personne qui l’observe dans ses selles. Cela conduit à des examens, dont la coloscopie, qui révèle l’existence de ces polypes. Réduire les fibres amoindrit les saignements, et ultérieurement cela facilitera l’action d’autolyse du jeûne qui viendra détruire ces polypes et renforcer la solidité de la paroi colonique. Lors de constipations tenaces et récurrentes, les amas de fibres finissent par établir des « bouchons » difficiles à évacuer. Dans cette situation, il est particulièrement conseillé de réduire les fibres ingérées. C’est à l’intestin de décider d’évacuer les matières fibreuses. Nous devons respecter ses décisions, mais nous devons l’aider en nous alimentant intelligemment. Nettoyer artificiellement le colon par des lavements, puis le gaver par la suite d’un excès de fibres apparait comme un non sens. Lorsque l’on prend la décision de réduire la quantité de fibres dans son alimentation, les selles deviennent plus souples, donc plus aisées à évacuer. Les nouvelles selles obtenues ressemblent à celle des nourrissons, non encore encombrées de fibres. La fréquence des selles peut se modifier. Le slogan d’une « selle par jour » n’existe que parce qu’il y a nécessité d’évacuer l’excès de fibres. Ultérieurement, les selles peuvent être moins fréquentes, laissant le colon en repos ; nous pourrions dire « en paix ». Il est certain que ce sont les agressions constantes du colon qui génèrent, à l’échelle d’une vie, des troubles coloniques, parfois graves. Outre la moindre dureté de la selle, on observe un changement dans sa teinte. Sa couleur s’éclaircit pour se déplacer vers le jaune-vert tendre. Cela provient du fait que la bile, évacuée du foie, agit plus aisément sur le bol fécal en le rendant plus moulé. Dans ces conditions, les selles habituellement quotidiennes, par nécessité de l’encombrement des fibres, deviennent plus espacées, laissant des périodes de repos au colon. Cela ressemble au repos que choisira le colon au cours du jeûne, lui permettant de se régénérer et de mieux fonctionner ultérieurement. Pour toutes ces raisons, nous vous proposons de réfléchir au repos et au bien-être que vous pourriez accorder à votre colon. C’est un organe important, et si ce sont les cancers du sein qui sont les plus fréquents chez les femmes, les cancers du colon viennent en seconde position. D’où la nécessité d’aider le colon avant qu’il ne se projette dans des troubles graves. Pour notre part, cela fait des décennies que nous nous alimentons avec notre « poubelle de table » à proximité. Toutes les fibres ligneuses qui y sont rejetées ne viennent plus encombrer notre intestin. Lors d’un séjour chez nous, nous avons convaincu notre ami « Roger » qui, subjugué par le résultat, a décidé d’organiser des stages pour apprendre à manger en conservant moins de fibres. Nous lui souhaitons de bien réussir cet enseignement et à vous, lecteur, d’expérimenter et de conclure :

mangez sans fibres

(1) le lecteur se reportera à notre ouvrage : « les sources de l’alimentation humaine ». Editions Nature et Vie.
(2) le lecteur se reportera à notre ouvrage : « les associations alimentaires compatibles » tomes 1 & 2, en vente à la libraire Nature et Vie.

jeudi 24 janvier 2013

Lettre n° 124 - 3ème partie : Manger pour se détoxiner

La culture occidentale prône de « manger pour s’approvisionner ». Même si des appels à la modération alimentaire se font nombreux, la charge en aliments dépasse souvent les vrais besoins de nutrition de l’organisme. Outre qu’un surcroît d’énergie doit être utilisé pour digérer et assimiler ces aliments excessifs, leur mise en réserve crée un embonpoint de plus en plus visible après la quarantaine. Le second slogan est « manger, bouger » sans doute pour « brûler » cette nourriture excédentaire. On voit immédiatement l’absurdité de la situation ; il serait plus sage de ne s’approvisionner qu’en conséquence des besoins ordinaires de l’organisme. Mais le pire n’est jamais évoqué : les nutriments lorsqu’ils sont utilisés dans le milieu cellulaire y entraînent la création de déchets que le corps devra transformer et évacuer sous peine de s’intoxiner et de générer un terrain maladif. Ainsi lorsque nous avalons de la nourriture, il nous faudrait penser à son devenir à l’intérieur de notre corps. Certes une partie, fibreuse, se déplacera vers les selles et sera rejetée hors du corps. Mais celle qui est assimilée et utilisée, engendrera les déchets métaboliques cellulaires. Ainsi, plus on mange avec excès, plus ces déchets seront nombreux. Au cours des ans, les « surmangeurs » s’intoxinent cellulairement en créant un terrain maladif. Il faudrait donc ne consommer que le minimum de nourriture utile pour n’avoir qu’une quantité réduite de déchets cellulaires. C’est pourquoi nous proposons de choisir comme adage :

« manger pour se détoxiner »

Lettre n° 124 - 2ème partie : Le problème du cholestérol

1. Origine

Les origines du cholestérol sont diverses. Son excès, c’est-à-dire quand il y a dépassement de 2,2 g/litre de sang, peut provenir d’une anomalie chromosomique génétique. Il est alors mal aisé d’y remédier. Mais plus fréquemment, il provient de mauvaises habitudes alimentaires qu’il est possible de modifier. Le stress, même s’il n’a pas directement un impact sur le taux de cholestérol peut induire, par dommage colatéral, des comportements de grignotage qui agissent sur ce taux. La quantité de cholestérol élevée peut demeurer silencieuse et seule une prise de sang permet de l’identifier. Cependant on peut observer des anomalies sur le pourtour de la cornée ou des déformations du tendon d’achille.

2. Classifications

Le cholestérol peut être transporté par des supports différents. Le HDL est neutre, parce qu’il ne se fixe pas sur les parois des vaisseaux. Il est appelé le « bon cholestérol » Le LDL, par contre, intervient pour la formation de plaques (athéromes) sur les parois des artères. Ces surcharges génèrent les rétrécissements des vaisseaux induisant ainsi des thromboses ou un caillot de sang peut provoquer une obturation partielle ou totale (ischémie). Cette dernière situation entraîne la mort des tissus par manque d’irrigation sanguine Pour le cœur ou le cerveau, la zone ischémiée est appelée infarctus. Ainsi retrouve t’on souvent un excès de LDL, dans l’apparition des infarctus, artérites et accidents vasculaires cérébraux. Cela explique que le LDL est appelé le « mauvais » cholestérol. Le HDL doit être supérieur à 0,45 g/litre de sang chez l’homme. Il doit l’être à 0,55 g/litre pour la femme non ménopausée. Le taux de LDL ne doit pas surpasser de plus de quatre fois celui du HDL.

3. Affectations

Il est de notoriété que les femmes ont un taux de bon cholestérol de 20 % supérieur à celui des hommes, sans doute dû à un mode de vie moins destructeur. Au moment de la puberté, la testostérone fait diminuer le HDL chez les garçons. Chez la femme, la prise de la pilule peut faire grimper le taux de cholestérol. Les femmes sous pilule doivent faire vérifier leur taux de cholestérol. Le taux de LDL augmente chez les femmes à la ménopause. A la cinquantaine, il y a souvent rupture du métabolisme en fonction de l’anabolisme. Ce qui favorise l’envahissement des réserves corporelles alimentaires dont celle du LDL. Par ailleurs, privées de leurs oestrogènes, les femmes retrouvent, comme les hommes, une situation hormonale androgénique. Dans cette situation, le jeûne moyen est fortement recommandé pour réduire les excès de réserve alimentaire corporelle et partant, diminuer parfois spectaculairement le LDL. Une alimentation modérée en nutriments énergétiques et caloriques : lipides et glucides, évite une accumulation excessive de LDL. L’alimentation spécifique du primate humain fruito-végétalien est modérée en aliments caloriques concentrés et favorise un taux de cholestérol idéal dans le sang. Attention aux médicaments généralement utilisés pour réduire le LDL, car ils apportent des effets secondaires dangereux. Eviter en particulier les céréales-confiseries bourrées de sucre. Egalement réduire le beurre au profit des huiles obtenues en première pression à froid, notamment tournesol. La mortalité cardio-vasculaire est imputable proportionnellement, à un excès de présence de LDL. L’essentiel du cholestérol est élaboré par le foie à partir des graisses ingérées ou à défaut, des glucides amidonnés, notamment céréaliens. Les œufs et les fromages, aliments de compromis, sont pourvoyeurs de LDL et doivent être fortement diminués chez les personnes à risque de haut taux de cholestérol LDL.

4. Conclusion

Un mode de vie sain avec la pratique de l’alimentation spécifique humaine, associée à une activité adaptée, réduit le LDL. Selon nécessité, la diète et le jeûne seront aussi utilisés pour redescendre le taux de LDL, en cas d’urgence. Il est malaisé d’accroître le HDL, mais celui-ci, utile, doit être maintenu à son taux maximum. Rappelons que le cholestérol possède des fonctions positives, dont celle d’aider à la fixation de la vitamine D par voie solaire sur la peau. Ne craignons pas le mauvais cholestérol, mais agissons pour le réduire constamment.

Lettre n° 124 - 1ère partie : Les déficits en vitamine D

Les déficits en vitamine D sont fréquents, surtout en fin d’hiver et au début du printemps.
Cette situation provient d’un manque d’activité en plein air qui prédispose à une exposition solaire satisfaisante.
Rappelons que la vitamine D joue un rôle majeur dans la minéralisation osseuse. Elle est produite par le corps sous l’action des rayonnements ultraviolets (UV) du soleil sur la peau.
Cependant une partie de vitamine D est directement apportée par l’alimentation (poissons gras, jaune d’œuf, diverses variétés de noix).
Un déficit modéré peut constituer un facteur de risque d’anomalies osseuses, d’ostéoporose, parfois de fractures.
Un déficit élevé peut avoir des incidences sur des maladies chroniques (cancer : côlon, sein, prostate) et même sur le dysfonctionnement de l’immunité.
Lorsque la pigmentation de la peau est dense, l’absorption des UV se réduit.
Des habitudes culturelles vestimentaires consistant à trop couvrir le corps, y compris le visage et les bras ou de peu sortir en plein air, peuvent réduire les apports en vitamine D.
Une exposition du visage et des mains, au minimum durant 20 minutes chaque jour, semble nécessaire.
Il est souhaitable de recommander une exposition au soleil, en rappelant à la fois les dangers d’une exposition excessive (ou sans protection) : cancers de la peau ; et les bienfaits d’une exposition raisonnable.
Il vaut mieux que cette exposition solaire se fasse au cours d’activités physiques qui contribuent à un bénéfice dans la prévention de l’obésité, de l’hypertension artérielle et des maladies cardio-vasculaires.
L’enrichissement des aliments et la supplémentation en vitamine D représente une voie artificielle qu’il est préférable d’occulter en se satisfaisant de la voie solaire naturelle.

lundi 21 novembre 2011

Lettre n° 123 : Le Centre de jeûne hygiéniste Nature et Vie

1. Création de Nature et Vie

Nous nous sommes intéressé au jeûne en juin 1963 pour tenter de résoudre des désordres sanitaires engendrés par des accidents vaccinaux dont celui en provenance du BCG en 1954. Durant les années ultérieures à 1963, nous nous sommes rapproché des organismes qui militaient alors pour la défense de la santé naturelle. C’est ainsi que nous avions rejoint l’association de PIGNERO pour la défense contre les rayonnements ionisants, également les DELARUE, dirigeants, à l’époque de la Ligue Nationale pour la liberté des vaccinations. En temps qu’accidenté, c’était un acte que nous devions faire. En 2011 nous sommes toujours membre de ce mouvement. Dans cette mouvance, nous avons été amené à nous rapprocher des actions de Georges Krassovsky concernant ses luttes pour la paix, la défense de la nature et la protection de la vie. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvé à animer dans les dernières années 60 : « une délégation pour la protection de la nature et de la vie ». Nous avons milité durant plusieurs années pour soutenir les actions de Georges et notamment les fêtes pour la Nature qu’il avait initiées, précurseur à l’époque. Peu à peu nous avons voulu constitué un mouvement autonome sur Lorient. C’est ainsi que le 5 janvier 1970 nous déposions les statuts d’une association à but non lucratif, type 1901. Le nom choisi était : « Nature et Vie » obtenu par la contraction de la délégation indiquée précédemment. Ainsi Georges était l’initiateur du nom de notre mouvement. Nous avons appris le décès de Georges Krassovsky le 12 juin 2011, en approchant de ses 96 ans. Nous le rencontrions encore dans les salons, tel Marjolaine, dans les premières années de 2000. Toujours affable et infatigable militant de la cause humaine. C’est ainsi qu’il avait lancé un journal intitulé : « combat pour l’homme » où il exprimait sa foi constante pour un meilleur devenir de l’homme. Nous sommes triste de cette disparition aujourd’hui, mais tout en étant reconnaissant pour celui qui nous avait aidé jadis en nous mettant le pied à l’étrier. Adieu donc Georges, nous continuons aussi, maintenant plus âgé, le « combat pour l’homme » initié par vous autrefois.

2. Les débuts de Nature et Vie

Lors des premières années, nous avons soutenu de nombreuses causes écologiques dont celle de la diffusion de l’agriculture biologique. Une revue intitulée « Nature et Vie » relatait les principales actions effectuées au cours des années 1970 et les décennies suivantes jusqu’à maintenant. (1) Puis peu à peu nous avons restreint le champ de nos activités à la promotion de la santé naturelle, d’abord par le végétarisme, l’harmonisme puis par l’hygiénisme. Nous avons été adepte de la revue hygiéniste « la nouvelle hygiène » publiée par Gérard NIZET, également disparu, jusqu’aux années 1970. Notre intention serait de numériser ces textes hygiénistes admirables. Peu à peu notre enseignement de l’hygiénisme s’est traduit par la création d’un premier Centre d’éducation vitale au village de Kervenanec à Lorient, puis par la construction du Centre actuel où nous nous situons depuis 1993. C’est durant cette période passée à Kervenanec que nous avons écrit et souvent édité nos livres majeurs concernant la santé.

3. Le fonctionnement de Nature et Vie

Nature et Vie, par mon intermédiaire, et successivement par l’action de tous ceux (et celles) qui y ont collaboré, a toujours eu comme projet d’informer sur les meilleures pratiques d’une bonne hygiène de vie. C’est ainsi que naturellement nous nous sommes intéressés aux compatibilités alimentaires en réfléchissant à assembler les aliments spécifiques de l’homme : fruits et légumes. Aussi naturellement nous nous sommes porté vers la détoxination de l’organisme en nous intéressant au jeûne, en transformant peu à peu notre Centre d’enseignement hygiéniste en Centre de jeûne. Ce que nous faisons depuis quarante ans. La méthode de jeûne que nous avons proposée est celle du jeûne par palier alimentaire. Nous l’appliquons toujours. Puis nous nous sommes intéressé à la respiration en créant la méthode respiratoire de la biorespiration, néologisme que nous avons construit. Ultérieurement nous avons abordé le mode de penser pour obtenir un mental serein : cela a été la mise au point de notre travail de bioanalyse, indispensable pour accéder à une bonne santé. Toute cette progression s’est faite lentement, accompagnée par la mise au point de cours hygiénistes oraux, puis par correspondances. Ces cours sont toujours en état de fonctionnement. Parallèlement nous avons mis en place un lieu de rencontres et d’entretiens hygiénistes sur Paris. Il fonctionne toujours les premières fins de semaines d’automne, d’hiver et de printemps. L’été nous demeurons en permanence au Centre Nature et Vie de Kervam en Bretagne. Dans la même dynamique nous avons mis en place une autoédition à Nature et Vie, de livres, revues, tableaux, compacts disques, qui complètent notre enseignement vital. De même nous avons fait éditer à l’extérieur, des manuscrits sur les thèmes indiqués ci-dessus de manière à toucher un plus large public. Enfin nous avons accueilli des intervenants extérieurs pour associer le jeûne à des activités semi-compatibles comme la marche, le yoga, etc … L’idéal étant bien entendu de se rapprocher du jeûne dépourvu de toute activité mentale ou physique. Et maintenant notre grand projet est de créer une grande librairie numérique hygiéniste Nature et Vie. Pour cela nous sommes grandement secondé par Dominique, notre « mémoire hygiéniste » qui rassemble et « scanne » tous les textes hygiénistes que nous avons rédigés et d’autres. Il ambitionne de promouvoir des ouvrages en langue étrangère. C’est déjà possible de voir le résultat de son travail sur notre site Nature et Vie.

(1) Des premiers numéros de la revue « Nature et Vie » existent encore. Ils sont proposés à la vente dans notre service « librairie » auquel le lecteur pourra se reporter.

4. Votre destination : Nature et Vie vous souhaite la bienvenue !

Objet 

Les séjours de détoxination à Nature et Vie sont réalisés en suivant la « technique des paliers alimentaires. A leur arrivée, les résidents peuvent réduire leur alimentation. Naturellement, chaque résident peut demeurer également en alimentation solide ou y revenir à son gré, à tout moment selon son désir. A l’issue de sa période de détoxination, le résident remonte en alimentation en utilisant les paliers inversés. La nourriture proposée comporte une base de fruits et légumes. L’alimentation est prise en respectant les associations alimentaires telles qu’elles sont décrites dans l’ouvrage les associations alimentaires compatibles, tomes 1 & 2.

Un programme de revitalisation

Des séances de relaxation utilisant la respiration, pour évacuer les tensions physiques, psychiques, et libérer les émotions, sont proposées quotidiennement. Les résidents peuvent y participer facultativement, en groupe ou en individuel. Ces séances se terminent par un temps de relaxation musicale, puis par celui du partage des expériences vécues. Des séances de gestion du stress sont réalisées en individuel, à la demande facultative des résidents. Le coût des séances est en supplément de celui des séjours.

Réception

Les séjours de détoxination ont lieu en permanence toute l’année, sans interruption. La réception a lieu uniquement sur rendez-vous. Ecrire ou téléphoner au préalable pour réserver. L’alcool, le tabac et les drogues diverses sont formellement prohibés. La combustion de bougie, d’encens, etc … est interdite.

Horaires de réception

10 h/12 h et 14 h/16 h de préférence chaque jour. Possibilité de réception à un autre horaire sur négociation préalable. L’arrivée est comptabilisée à midi, le départ également. La journée est comptée de midi à midi le lendemain. Il y a possibilité de demeurer au-delà de 12 h le jour du départ, en comptant la fraction de journée encourue. Par exemple, départ à 18 h : un quart de journée. La clef de chambre est remise après signature du contrat de séjour et règlement de l’acompte sollicité. Les modes de paiement acceptés, en euros, sont : les chèques bancaires, les chèques vacances, les espèces. Pas de règlement par carte bancaire.

Localisation

Le Centre d’éducation vitale Nature et Vie est installé dans le village de Kervam, au 8 impasse des roitelets, 56270 Ploemeur, à 4 kms de la ville de Lorient (Morbihan), implanté dans une propriété comportant pelouses et arbres fruitiers, située à 1 km du littoral de la côte sud de la Bretagne. Des ouvertures des étages on aperçoit l’océan atlantique et l’île de Groix. On accède aux plages par une courte marche d’une trentaine de minutes. Le Centre représente ainsi un lieu de tranquillité et de ressourcement en milieu marin. De nombreuses promenades existent tant sur le littoral que sur les parcours de randonnées pédestres. Il existe aussi des sorties en mer, notamment vers l’Ile de Groix. Pour venir au Centre Nature et Vie, vous pouvez utiliser : le train : gare SNCF de Lorient, liaisons quotidiennes sur Paris, TGV direct en 3 h 42 mn, trains autocouchettes : liaisons directes avec Lyon et Bordeaux, taxis à la gare, bus : ligne 22, puis 31 ou 51 (arrêt Kerlir). la voiture : arrivée par la voie Nantes-Brest, sortie Ploemeur puis direct Lomener : Kerscouet puis Kervam. l’avion : liaisons quotidiennes de Paris à Lorient/Lann-Bihoué – taxis à l’aéroport. un plan de situation est fourni après inscription.

Nourriture

La nourriture proposée au Centre lors de la réduction et de la reprise alimentaire est exclusivement végétarienne.

Logement

Il est réalisé dans un confort compatible avec la possibilité d’effectuer un séjour de repos : chauffage central, eau chaude, etc … Les résidents sont reçus dans des chambres pour une seule personne (selon disponibilités) ou pour deux personnes. Chaque chambre dispose d’un téléphone personnel avec possibilité d’accès à internet.

Vêtements

Il est conseillé d’apporter : des vêtements d’intérieur chauds : robe de chambre, chaussettes, pull-over (le port de pantoufles est obligatoire à l’intérieur du Centre), des vêtement d’extérieur tels que : chaussures pour la promenade, manteau, gants, etc … ne pas oublier le nécessaire de toilette.

Les équipements à votre disposition

pour le confort : disposition du téléphone fixe en chambre (contrat de ligne et consommations Télécom à régler, avec possibilité de brancher un ordinateur, sous condition de programmation préalable), possibilité d’accéder à un ordinateur de Nature et Vie pour les courriers internet (séquences payantes) , mise à disposition d’une machine à laver, fer et planche à repasser (séquences payantes), possibilité de photocopies ou du télécopieur au secrétariat ( sur rémunération). pour les loisirs : un parc retiré, situé en bordure d’océan, possibilités d’activités marines, piscine à proximité, nombreuses randonnées à effectuer librement ou avec l’accompagnement de guides rémunérés. nombreuses offres de sports divers, à proximité.

Nouvelles du second trimestre 2011

éditions

le nouveau livre de Désiré Mérien : « les associations alimentaires compatibles » sous la forme du tome 2, 224 pages, accompagné du tableau incorporé sur les calories, vient de sortir fin juin 2011, éditions Lanore Paris, diffusion Dilisco. Ce tome 2 présente les menus et recettes de l’alimentation raisonné et de nouveaux textes sur le devenir de l’alimentation humaine, également vendu en panier sur la librairie du site www.nature-et-vie.fr, prix 18 €, port 3 €, franco 23€, en achetant par correspondance à Nature et Vie, 8 impasse des roitelets 56270 Ploemeur. Par contre notre ouvrage « compatibilités alimentaires » est épuisé. Les derniers exemplaires serviront de support au cours de « conseiller en compatibilités alimentaires », par correspondance, qui est toujours d’actualité.

salons

Nous avons poursuivi notre participation aux salons bio écologiques : Valériane (Belgique) 2/4 septembre, tenu par monique Biozone (Mur de Bretagne) 10/11 septembre, tenu par monique Fougère (Tours) 24/25 septembre, tenu par roger Zen (Paris) 29 septembre/3 octobre, tenu par roger Zen et bio (Nantes) 7/9 octobre, tenu par monique Marjolaine (Paris) 5/13 novembre, tenu par monique Viv’expo (Rennes) 18/20 novembre, tenu par roger.

activités au 2ème semestre 2011

continuation des activités de Désiré Mérien, exposées sur son site www.nature-et-vie.fr prochains stages de Monique Poupart en jeûne dynamique, visibles sur son site www.randodiete.fr prochain stage de Katia Marynower prévu du 22 au 28 octobre 2011.

renouvellement de votre adhésion 2012

Pensez à renouveler votre adhésion 2012 à l’association Nature et Vie : 23€ pour l’année. Nous avons besoin de votre aide pour financer tous ces salons sur lesquels nous présentons les théories et pratiques hygiénistes. SOUTENEZ-NOUS.

lundi 30 mai 2011

Lettre n° 122 : Le « bien vieillir »

Le défi des personnes vieillissantes est de réussir leur maintien en santé. Certes le vieillissement est un ressenti personnel. L’essentiel est de prendre de bonnes habitudes de vie qui vont maintenir le niveau des performances et prévenir l’apparition des différents troubles de santé. Ainsi le processus du vieillissement est lié aux comportements des personnes. Les principales recommandations portent sur la qualité de l’alimentation, la pratique adaptée d’activités physiques, l’utilisation assidue du cerveau, le maintien d’un projet de vie adapté socialement.

1. La qualité de l’alimentation

Les apports de nutriments conditionnent la qualité de nos tissus corporels. Il est donc préférable de consommer des aliments de qualité. La meilleure provient de ceux obtenus en agriculture « biologique ». Une autre préoccupation est de se nourrir avec des aliments qui correspondent à notre nature de primate. Ainsi, les produits animaux destinés aux carnivores devraient être évités. Les graines (céréales) sont les aliments des oiseaux, à consommer avec modération. Les produits laitiers sont destinés aux petits mammifères. Ils ne correspondent pas parfaitement à la phase adulte de l’humain. Les fromages devraient être ou écartés ou consommés parcimonieusement. Restent les fruits et légumes adaptés au fruito-végétarisme de l’humain (1). Ce choix de l’alimentation de qualité et spécifique à l’homme étant fait, restera à savoir comment les consommer. Si nous les prenons isolément, rien à redire, mais si nous souhaitons en assembler, il faudra tenir compte des compatibilités alimentaires (2) pour respecter le travail complexe et antagoniste des enzymes qui interviennent dans leur digestion. Mais interviendra alors le choix de la quantité d’aliments à ingérer. Ceux-ci ont plusieurs rôles à jouer. Assurer notre température corporelle vers les 37°C. Pour cela, lipides et glucides seront utiles. Ils le seront également pour assurer la permanence des activités physiques ou intellectuelles.

(1) le lecteur se reportera à notre ouvrage : « les sources de l’alimentation humaine. Editions Nature et Vie.
(2) se reporter à notre ouvrage : « compatibilités alimentaires ». Editions Nature et Vie.

Les protéines ont pour mission principale de remplacer les cellules usagées ou d’assurer la croissance de celles qui deviennent nécessaires. En vieillissant, la température corporelle est à maintenir d’où la nécessité des apports permanents en lipides et glucides. Les lipides modérément et les glucides, de préférence d’origine des féculents : pomme de terre, etc … Si nous nous maintenons dans une température confortable 20-21°C, il n’est pas nécessaire de se suralimenter pour assurer le « chauffage » corporel. Les activités du vieillissant peuvent également se réduire, ce qui favorise une moindre consommation de lipides et glucides. Enfin le corps des anciens n’a pas besoin d’une croissance cellulaire comparable à celle de l’enfant ou de l’adolescent. Les apports protéiniques peuvent aussi être réduits. Ces réductions alimentaires favorisent la diminution des déchets du métabolisme au niveau cellulaire. De ce fait, les organes excréteurs : foie, reins, poumons, peau, intestins auront moins de travail à effectuer pour assurer une détoxination efficace de l’organisme. En vieillissant ces excréteurs, en activité incessante depuis la naissance, se ralentissent, d’où la nécessité de leur apporter moins de déchets à traiter. Le jeûne favorise la régénération des excréteurs, c’est pourquoi il est vivement recommandé pour favoriser leur régénération. Le « bien vieillir » se réalise avec des excréteurs efficients. A l’inverse, la toxémie croîtra et les troubles de santé apparaîtront tant qu’elle ne sera pas diminuée. Ainsi à la préoccupation constante de se nutrir, devrait succéder celle de prendre en compte la qualité de la détoxination de l’organisme. C’est l’une des clefs du « bien vieillir ». On n’est pas « vieux » parce qu’il y a une accumulation des années de l’existence ; on se sent « vieux » quand l’organisme ne fonctionne plus très bien et que les symptômes douloureux commencent à surgir. On observe leur arrivée parfois dans l’âge adulte ; il est alors urgent de recourir au jeûne pour réduire la toxémie et annihiler ces troubles. Mais il faudra aussi penser à rénover les excréteurs : ils sont fondamentaux pour assurer la qualité de la santé. Des excréteurs en état satisfaisant de fonctionnement est la meilleure assurance pour « vieillir jeune ».



2. La nature des activités physiques

La nature des activités physiques de l’humain est caractérisée par l’âge. Déjà le bébé ne cesse de s’agiter pour exercer son corps. L’enfant sera toujours en mouvements incessants. L’adolescent s’entraînera vers des activités plus importantes en rapidité et endurance. Le maximum de l’importance des activités physiques humaines s’observe à l’âge du pré-adulte que nous fixons entre 20 et 30 ans. C’est l’âge des performances physiques maximales. Puis survient l’âge adulte que nous situons de 30 à 60 ans où ces activités sont encore importantes sans toutefois égaler celles de la tranche d’âge précédente. A la soixantaine, on pénètre dans le troisième âge qui perdurera jusqu’à 80 ans approximativement. Toutes les fonctions se réduisent et il est essentiel de respecter ce ralentissement. Les excréteurs étant moins performants, l’excès du « bouger » entraîne un accroissement de la toxémie qui engendrera de nombreux troubles. Et celui qui en souffre est loin de se douter qu’il les crée par ses activités physiques excessives et inadaptées. Le slogan à la mode étant « manger-bouger », de nombreux anciens se croient dans la nécessité de manger et s’activer comme des adolescents. C’est une grosse erreur qui se traduit par de nombreuses douleurs diverses, dorsales et articulaires. Mais le pratiquant ancien obsédé par son « bouger », accroîtra encore ses problèmes malencontreusement. Il faut savoir raison garder et adapter son « bouger » à la qualité de son « excréter ». C’est celui-ci qui conditionne la qualité de la santé. Autre problème, l’apparition du surpoids vers la soixantaine et malheureusement trop souvent avant. Le « manger » est généralement amplifié vers la quarantaine et le « bouger » diminue. Le poids augmente. Et voilà, le trop pesant se lance dans un « bouger » excessif pour réduire ce surpoids. Il ne réussira qu’à amplifier sa toxémie car ses « excréteurs » sont fatigués par l’âge. De fait il ne s’en soucie guère. C’est le jeûne la réponse à son excès de poids. Le métabolisme quotidien sert à maintenir la température corporelle à 37°C. Se maintenir dans une température de 20°C évitera le trop manger, donc le trop intoxiquer, donc le trop de poids. « Manger-bouger » est illusoire après soixante ans (et avant) pour éviter le surpoids. Mieux vaut pratiquer le « jeûner-bouger » qui se fait maintenant dans les groupes de jeûne et randonnée. C’est une activité modérée tout à fait adaptée à la tranche d’âge inactive de 60 à 80 ans.

3. L’utilisation assidue du cerveau

Le cerveau de l’humain actuel s’est développé en lobes importants au-dessus de la partie centrale du cerveau primitif. Ce cerveau conscient nous met en relation avec le monde extérieur. Pour cela il active les fonctions musculaire, squelettique, sensorielle. Il est grand consommateur de glucose, sucre simple, qu’il faut lui apporter en permanence. L’activité intellectuelle va croissant, du bébé à l’enfant, puis de l’adolescent à l’adulte. Au grand âge elle semble mieux perdurer que l’activité physique. Cependant les grands efforts intellectuels semblent ralentis. Il faut savoir vivre intellectuellement avec son âge : en l’entraînant quotidiennement, mais en lui ménageant aussi des périodes de répit, salutaires. Une fatigue de l’activité intellectuelle peut survenir dans le grand âge ou même précédemment en situation de stress intense. Cette fatigue si elle perdure, peut générer des dysfonctionnements affectant la capacité de décision et souvent la mémoire. Les activités intellectuelles des anciens ne doivent pas être interrompues, mais modulées dans le temps. La toxémie cellulaire, souvent présente dans l’âge avancé du fait de l’insuffisance croissante des fonctions excrétrices, affecte la qualité des activités intellectuelles. Le jeûne en favorisant la réduction de cette toxémie, accroît les capacités intellectuelles tant que celles-ci ne sont pas détériorées irréversiblement. Les périodes de clairvoyance qui se manifestent à l’issue d’un jeûne sont agréables à vivre. L’utilisation assidue du cerveau est la meilleure façon de le conserver en bon état de fonctionnement. Le glucose est son principal aliment. Il provient des réserves glycogéniques du foie. L’alimentation fournit ce glucose à l’organisme. Les sucres des fruits sont les mieux adaptés et les plus rapidement disponibles et efficaces dans la circulation sanguine. Les sucres en provenance des amidons sont mis plus tardivement à disposition. C’est pourquoi on les qualifie de « sucres lents ». Au cours du jeûne, passé les premiers jours, c’est à partir des corps cétoniques obtenus à partir de la réserve de matière grasse corporelle que le cerveau va fonctionner. Il est prudent de vérifier que cette balance sucre glucose aux corps cétoniques, fonctionne bien ; sinon il peut se produire une période d’adaptation se traduisant par un ralentissement intellectuel. Dans le jeûne en paliers cette situation est évitée. Les apports en jus de fruits évitent les carences en sucre glucose. Pour conclure il est nécessaire dans le grand âge de conserver une certaine activité intellectuelle, et placer son cerveau de temps à autre en situation de détoxination qui lui permettra une lucidité prolongée.

4. Le projet de vie adapté
Dès l’enfance nous nous situons dans un projet de vie, d’abord par le jeu puis par les activités professionnelles. L’enfance, puis l’adolescence représentent des périodes où l’on prépare les projets de vie adulte. Puis survient le grand âge et parfois le brusque abandon des activités professionnelles. Ce qui modifie intensément le projet de vie en âge avancé. Il est nécessaire qu’un projet de vie existe constamment quel que soit l’âge, pour maintenir de l’intérêt à l’existence. Sa perte est très dangereuse et porte à la dépression, parfois à la névrose. C’est pourquoi, il est recommandé aux anciens de gérer un projet de vie adapté à leurs possibilités physiques et intellectuelles. C’est lorsqu’il y a excès ou insuffisance de ce projet de vie que la santé peut vaciller. C’est à chacun de promouvoir ce qui l’intéresse mais il est fondamental que le projet soit positif. En vieillissant, les mauvaises sensations de la vie s’amplifient parfois, instaurant ainsi une sensation de solitude. C’est une impression qui génère de la toxémie et donc des risques de crises de santé. Un projet de vie comportant de l’action s’oppose à cette sensation de vide qui représente une approche de la disparition. La sérénité doit demeurer, même face aux aléas de la vie. Ce sera la meilleure manière de créer le « bien vieillir ».

vendredi 26 novembre 2010

lettre n°121: la bonne digestion

1. Les putréfactions intestinales

C’est un fait courant que dans la consommation de repas complexes, des putréfactions intestinales soient observées, notamment dans le gros intestin.
Mais cela ne permet pas de conclure que la digestion humaine doit se réaliser de cette manière.
Cette putréfaction est nuisible et génère des produits dangereux : phénol, scatol, indol, acide phénylpropionique, sulfite d’hydrogène, etc. Ces déchets, s’ils sont réabsorbés, augmentent la toxémie cellulaire interne, alourdissant le travail des organes excréteurs pour les neutraliser, puis les évacuer. Il serait opportun de réfléchir à la réduction (voir de la suppression) de ces putréfactions intestinales, en respectant d’entrée de jeu des digestions buccale et stomacale, en bonnes associations alimentaires. Certes, la suralimentation constante joue aussi un rôle important dans cette impossibilité qui est celle du tube digestif de maîtriser une quantité excessive de nourriture. Manger modérément et convenablement apparaît comme une première nécessité pour assurer une bonne digestion. Il faut se rappeler que les situations excessives, physiquement ou émotionnellement, contribuent au ralentissement de la digestion. Les mauvaises digestions chroniques génèrent une mauvaise santé rendant les personnes affaiblies puis malades. Non, les gaz putrides, les selles anormales liquides ou dures, les troubles du côlon, les hémorroïdes, etc. ne représentent pas des situations correctes. Nous devons essayer de nous en écarter par l’obtention d’une meilleure digestion.

2. La digestion normale

Seuls les nutriments nécessaires à la vie cellulaire devraient parvenir dans le milieu intérieur composé du sang et de la lymphe. Ainsi les glucides doivent être digérés pour fournir les sucres simples glucose, lévulose. Les protéines sont dans la nécessité d’apporter les acides aminés indispensables. Les lipides, après digestion, se transforment en glycérol et acides gras. Les sels minéraux organiques ne doivent pas être modifiés sous peine d’être inefficaces. Les vitamines, parfois si fragiles, ne peuvent être détruites sans risque de carences préjudiciables. Ainsi la nécessité d’une meilleure digestion apparaît incontestable. La fonction de l’appareil digestif est de fournir à l’organisme des nutriments corrects et non des poisons qui accroîtraient la toxémie cellulaire. Mais qui donc, à la réflexion, achèterait des aliments de la meilleure qualité biologique pour les transformer malencontreusement en produits dangereux pour la santé. Outre la perte d’argent évidente pour de tels achats, il y a complète inconscience ou méconnaissance pour agir sans respecter les possibilités digestives. Calculer la ration calorique apportée par les aliments consommés correspond à une démarche cohérente. Mais si cette ration calorique n’aboutit que partiellement au bout du parcours digestif, il y a une approximation évidente dans la programmation d’une telle alimentation. Pour bien nourrir un organisme les aliments doivent être bien digérés et non pas pourrir dans le tube digestif transformé en poubelle nauséabonde. Les produits toxiques générés par une digestion anormale sont transformés par les reins puis évacués par l’urine. Il est donc possible en analysant celle-ci de définir la mauvaise qualité digestive, ce qui inciterait à modifier la manière d’apporter les aliments. Certains pensent que l’organisme s’adapte à cette situation anormale d’empoisonnement permanent. Certes, c’est justement parce que l’organisme est capable de le faire pendant une longue période que la plupart des personnes persévèrent pour manger d’une manière complexe. Mais c’est là une façon de fatiguer constamment les reins par un travail inutile qui vient se surajouter à celui d’excréter les déchets provenant normalement du métabolisme. Nous y voyons une cause probable du vieillissement précoce de l’individu. Ainsi, arrivé vers la cinquantaine ou parfois avant, des signes de digestions difficiles surviennent. Il est alors temps de réagir vivement. Mais par méconnaissance, et pire parce que la diététique moderne prône une alimentation complexe, les personnes touchées se retourneront vers les médicaments pour calmer leurs maux intestinaux et particulièrement les brûlures stomacales. Et pourtant des avertissements sont donnés préalablement, tels les gaz dans l’abdomen, la mauvaise haleine persistante, l’odeur nauséabonde des selles et des gaz qui s’échappent. Tous ces effets indiquent qu’il est urgent de simplifier les apports alimentaires. La mauvaise digestion devenue habituelle ne peut pas être considérée comme « normale » parce qu’elle est généralisée. Il y a des situations où le bon sens devrait fonctionner, tel est le cas de la suralimentation, c’est-à-dire manger bien plus que notre capacité enzymatique pourrait transformer de nourriture. Il est temps de diminuer ces apports, même en repas complexes. Il existe des circonstances où il n’est pas conseillé de s’alimenter. Ainsi en est-il lorsque l’on mange en situation de fatigue. De même des situations difficiles peuvent modifier la qualité de la digestion. En état de température corporelle, de situations inflammatoires ou de troubles psychologiques (peur, colère, tristesse), la digestion sera malaisée. D’ailleurs souvent dans ces circonstances, la véritable faim s’amenuise. Respectons ces situations en allégeant les prises alimentaires. Certaines habitudes alimentaires comme l’utilisation de boissons alcoolisées, de produits vinaigres, modifient la qualité des sucs digestifs. Il faut savoir être modéré dans leur consommation pour éviter des digestions difficiles, particulièrement chez les sujets sensibles. D’une manière générale le bien-être devrait être la base fondamentale de la qualité de vie. A l’inverse tous les troubles digestifs anormaux indiquent la pratique d’une mauvaise hygiène de vie, notamment sur le plan alimentaire. La digestion normale s’effectue simplement dans le silence des organes et le bonheur de vivre.

Désiré Mérien

octobre 2010

jeudi 27 mai 2010

lettre n° 120

nutrition alternative la pensée unique sévit aussi en matière de nutrition les "officiels" prônent le choix de l'alimentation omnivore et, en dehors de celle-ci point de salut

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