Lettre n° 129 : L’ère post-antibiotique, Interrogations sur les infiltrations antalgiques, les nouvelles du 2ème semestre 2014

L’ère post-antibiotique

1. Le risque des infections

L’OMS constate une résistance croissante aux antibiotiques. Ceci est le résultat d’une enquête concernant l’antibio-résistance réalisée dans 144 pays.
Pour la médecine, la question se pose en ces termes : « que faire, collectivement et individuellement pour écarter la menace d’infections sur lesquelles les antibiotiques connus seraient inefficaces ? ».
Ainsi ce pourrait être des germes ordinaires, connus, qui deviendraient « auto-résistants » aux antibiotiques.
Notons que les antibiotiques sont « victimes » de leur succès de prescription. Ce qui contribue à faciliter l’adaptation des bactéries.
L’OMS déclare : « le monde s’achemine vers une ère post-antibiotique où des infections courantes et des blessures mineures qui ont été soignées depuis des décennies, pourraient à nouveau tuer ».
Il est dangereux de décider soi-même de quel antibiotique on pense avoir besoin.

2. La difficulté des posologies

Les infections récidivent parfois parce qu’une souche bactérienne devenue résistante n’est plus détruite par l’antibiotique utilisé.
D’où la course à de nombreuses posologies avec des antibiotiques différents, générant des résistances nouvelles, jusqu’à l’inefficacité de l’ensemble des antibiotiques et le risque des aggravations jusqu’à la sanction maximale de la disparition.
Perspectives peu encourageantes pour l’usage des antibiotiques.
Il existe déjà des « malades » pour lesquels aucun antibiotique n’est efficace et qui meurent de ce qui a commencé comme une banale infection.
Comment peut-on envisager un monde dans lequel plus aucun antibiotique ne fonctionnerait ?
Le comble serait de mourir pour avoir été soigné. En effet, en traitement médical contre le cancer ou en situation post-opératoire, des antibiotiques accompagnent les situations infectieuses.
La pose d’une prothèse de hanche deviendrait hasardeuse pour la vie du patient.
Sans antibiotiques, de simples écorchures pourraient tuer, accoucher redeviendrait dangereux, une otite pourrait entraîner des conséquences néfastes.
Pour des situations à risques, les antibiotiques ont apporté des années de survie.
Mais, actuellement déjà, de nombreuses personnes meurent du fait de bactéries résistantes.
La réponse médicale serait d’accroître les protections hygiéniques en situations chirurgicales (conditions hyperbares, contrôle des températures, utilisation de laser, etc …).
La phagothérapie, (de phagociter – « consommer » – l’adversaire), abandonnée par la médecine occidentale depuis la découverte des antibiotiques, intéresse à nouveau les chercheurs. Il s’agirait d’utiliser les « phages » : des virus s’attaquant spécifiquement aux bactéries.
Les virus sauveront peut-être l’humanité.

3. Vaincre l’antibio-résistance

La situation de l’utilisation amoindrie des antibiotiques, fait que des politiques interviennent pour résoudre l’antibio-résistance.
Ainsi en cet été 2014, le premier ministre britannique David CAMERON déclare s’emparer du problème.
Il a créé un groupe international d’experts pour s’interroger sur la création de nouveaux antibiotiques.
L’OMS déclare que des personnes décèdent du fait de l’antibio-résistance. En Europe il existerait plusieurs milliers de décès de ce fait.
Durant les vingt dernières années, de nombreuses recommandations de bon usage ont encadré la prescription des antibiotiques afin de garder les « armes » les plus puissantes en dernier recours.
Mais l’antibio-résistance n’en a pas moins continué de progresser et les conséquences de mortalité sont en croissance permanente.

4. La réponse hygiéniste

Médicalement la réponse s’annonce difficile sinon impossible.
Sur le plan hygiéniste nous pensons que les infections surviennent sur un terrain favorable à l’action et la croissance bactérienne.
Plutôt que de détruire les bactéries par les usages des antibiotiques avec les inconvénients de l’antibio-résistance qui apparaissent de plus en plus importants, mieux vaudrait modifier le terrain corporel qui s’opposerait à leur existence.
En hygiénisme, modifier le terrain corporel consiste à réduire la toxémie cellulaire.
Celle-ci est diminuée en pratiquant un mode de vie globalement détoxinant pour nos cellules.
L’alimentation spécifique du primate en association alimentaire compatible, favorise déjà la réduction de la toxémie, donc l’accroissement d’un terrain corporel défavorable à la multiplication des bactéries (1).
Le jeûne, technique maximale de détoxination, vient parachever ce travail (2).
Il est évident que c’est d’abord en prévention qu’il faut effectuer, constamment, une détoxination permanente qui constitue notre meilleure protection contre l’action bactérienne.
Notons que les personnes sous infection et en situation d’antibio-résistance sont gravement toxémiées et c’est cette situation corporelle qui crée leur perte de vie.
La conception hygiéniste n’est pas encore reconnue et honorée en milieu médical.
Donc les patients toxémiés décéderont par ignorance élémentaire des pratiques nécessaires pour maintenir un organisme en état de résister aux bactéries.

En conclusion

La médecine s’attaque aux bactéries, conséquence d’un terrain défectueux.
L’hygiénisme préconise de renforcer le terrain pour s’opposer à la prolifération bactérienne.
A vous de choisir votre mode de protection, mais n’attendez pas l’ultime situation où l’antibio-résistance tue en terrain gravement toxémié.

Désiré Mérien / septembre 2014

(1) le lecteur se reportera à nos deux tomes sur « Les associations alimentaires compatibles » éditions Lanore, disponibles en librairie Nature et Vie.
(2) le lecteur se reportera à notre livre « Jeûne et santé », éditions Nature et Vie – disponible à la librairie Nature et Vie.


Interrogations sur les infiltrations antalgiques


1. Les avis médicaux

Des groupes de recherche américains ont montré que, en situation de rétrécissement du canal lombaire, les infiltrations antalgiques étaient peu efficaces.
Ce rétrécissement du canal lombaire concerne surtout des gens de plus de 60 ans.
Il se manifeste par des douleurs lombaires, fessières et dans les jambes, avec une gêne à la marche qui oblige à s’arrêter après un certain périmètre de marche.
On estime que 85 % de la population de 65 à 74 ans sont atteints d’arthrose vertébrale qui est la principale cause de rétrécissement du canal lombaire.
Lorsque les traitements médicaux (infiltration, rééducation) ont échoué, une intervention chirurgicale est proposée.
Parfois les infiltrations sont composées de lidocaïne, anti-inflammatoire.
Néanmoins l’infiltration anesthésique répétée, peut révéler des complications néfastes.
Parfois les infiltrations sont faites par voie diffuse. Le soulagement est plus efficace, momentanément, mais les complications ultérieures sont plus dangereuses que lors des infiltrations locales.
Les infiltrations rachidiennes demeurent une technique de dernier recours avant la chirurgie, et lorsque les traitements habituels par antalgiques, anti-inflammatoires non stéroïdiens et myorelaxants ont échoué.
Ces traitements sont susceptibles de présenter de graves complications.

2. Le point de vue hygiéniste

Les évènements qui se produisent dans l’organisme proviennent de l’état de l’équilibre interne.
Ainsi, si un rétrécissement du canal lombaire se produit, c’est parce que le corps remue en permanence sous l’effet de l’équilibre toxémique de l’organisme.
Lorsque cette toxémie s’accroît pour diverses raisons, la préhension de calcium pour combattre l’acidose en place modifie la tenue du canal modulaire en le rétrécissant parfois.
Il en découle des symptômes douloureux « soignés » par les infiltrations antalgiques.
Celles-ci masquent momentanément la douleur mais ne modifie en rien l’état du patient.
Dès que l’action de l’infiltration s’estompera, les douleurs reviendront.
Infiltrer, sans modifier le terrain, c’est une condamnation à l’enfermement dans la souffrance à perpétuité.
Le patient survit en se dégradant progressivement jusqu’à engendrer des troubles plus importants.
Il en va de même pour l’arthrose vertébrale.
Même la chirurgie ne semble être qu’un pis-aller.
Le jeûne semble être la pratique idéale pour détoxiner, restructurer le terrain et finalement amoindrir puis faire disparaître des douleurs insupportables. (3)
Après ce jeûne, il faudra adopter un régime alimentaire en associations compatibles.
Pour réduire l’acidose génératrice de ces douleurs, il sera utile de consommer des légumes dont le bilan final est alcalinisant.
Les fruits présentent aussi un tel bilan, mais il faut d’abord neutraliser leurs propres acides.
Outre l’alimentation simplifiée, la pratique de la respiration en continu en rejetant l’acide carbonique (CO3 H2) contribue à détoxiner favorablement l’organisme.
Ces séances de respiration – appelées « biorespiration » - peuvent être complétées par des massages relaxants, évacuateurs des tensions corporelles.
C’est à ces pratiques de revitalisations auxquelles participent les stagiaires au Centre Nature et Vie.

(3) Pour plus d’informations sur le jeûne, nous recommandons nos ouvrages : « Jeûne et santé », le « Jeûne hygiéniste », (éditions Nature et vie) et « La détoxination par paliers » ; éditions Jouvence.


Nouvelles du 2ème semestre 2014


Editions

L’ouvrage « la bioanalyse » a été édité chez Lanore : 224 pages, papier 17 €, numérisé 10 €.
Un second ouvrage a été édité : « les intestins, maîtres de notre santé : 160 pages, papier 14 €, numérisé 8 €.
Ces ouvrages sont disponibles à la librairie Nature et Vie, frais de port : 3 €.
L’historique de la parution des ouvrages de Désiré Mérien est accessible sur son nouveau site :
www.desiremerien.fr

Les cures de jeûne

Elles se poursuivent principalement en jeûne libre indépendant. Formule particulièrement appréciée.
Ce jeûne peut devenir « accompagné » à tout moment sur sollicitation particulière d’entretiens.

L’accompagnement par téléphone Il se poursuit dans toutes les disciplines proposées : alimentaire, respiration, analyses hygiénistes.

Les consultations à Paris

Elles reprennent en septembre, prochains passages : 6/7 septembre, 4/5 octobre, 8/9 novembre,
6/7 décembre et en 2015 : 3/4 janvier et 7/8 février.

Les salons

Nature et Vie n’est participatrice directe que sur des salons régionaux : Biozone à Mûr-de-Bretagne
(6/ 7 septembre), Fougères à Tours ( 20/21 septembre), Zen et bio à la Beaujoire à Nantes
(10/12 octobre).
Nous sollicitons nos adhérents qui le souhaitent pour venir soutenir notre encadrement sur ces salons. Nous prévenir de votre venue.
Nous préparons le salon Natura à Rezé (44), pour les 6,7,8 et 9 février 2015.
Nous sollicitons aussi les adhérents, pour venir aider les animateurs de Nature et Vie sur ce salon.
Nous informer de vos possibilités.

Adhésion 2014

Nous vous demandons de nous soutenir en adhérant à notre association (23 € annuels). Vous recevrez cette lettre.
Avec mes remerciements, Désiré Mérien.

Projets pour 2015

Editions :
Nous avons rassemblé les textes sur la naissance et l’alimentation du bébé. Puis nous avons développé l’alimentation de l’enfant de 3 à 12 ans et celle de l’adolescent de 12 à 18 ans.
Nous avons discuté sur l’utilisation du lait : « ami ou ennemi ».
Nous présentons les menus et recettes hygiénistes pour adultes et l’intérêt de la consommation de sels minéraux organiques.
Le titre de l’ouvrage sera : « L’alimentation alcaline » l’alimentation de l’enfant à l’adulte.
Notre second projet sera de présenter un livre discutant des attitudes à adopter en situation de cancer.
Son titre sera : « Jeûne et cancer ».
Il présentera les hypothèses récentes sur la « naissance » de cellules cancéreuses.
Par la suite nous traiterons des défenses naturelles face au cancer en décrivant l’alimentation spécifique du cancéreux et la nécessité de réduire la toxémie cellulaire par des jeûnes successifs.
Nous préciserons aussi les limites de ces pratiques naturelles, vis-à-vis de l’agressivité de certaines cellules malignes.