Lettre n°131: La paresse, critère de survie - La satiété oubliée

1. Le mode alimentaire

Le panda géant, devenu la mascotte de la Chine présente – selon les diététiciens officiels – une énigme biologique.
Doté d’un unique estomac et d’un intestin court, il présente plutôt les caractéristiques d’un carnivore.
Peu porté sur la viande, occasionnellement un œuf ou des insectes, son régime alimentaire est constitué de végétaux à 99%. Il peut boulotter jusqu’à 20 kilogrammes de bambous par jour.
C’est un régime végétal peu fournisseur d’énergie.
Sa digestion est trop rapide pour assimiler correctement les végétaux.
Et étonnamment, sa flore intestinale ressemble à des bactéries dominantes chez les carnivores.
Mais les enzymes nécessaires à la dégradation de la cellulose sont peu nombreuses.
Analogue aux carnivores, le panda semble n’avoir pas évolué malgré des millions d’années de régime bambou.
En conséquence, la quantité de nutriments nourrissants absorbés pour chaque kilogramme de nourriture absorbée est faible. C’est pourquoi il mange toute la journée en avalant de grandes quantités.

2. La manière de vivre

Néanmoins le panda géant possède une manière d’exister pour survivre malgré ce régime apparemment inadapté à son organisme.
Sa caractéristique essentielle est de ne pas dépenser d’énergie.
En effet sa consommation journalière serait évaluée à 1200 kilocalories, sur les huit pandas observés, d’une masse corporelle de 90 kilogrammes.
Pour préciser, trois éléments lui permettent de dépenser si peu :
- Son cerveau, son foie et ses reins qui sont des organes vitaux parmi les plus énergivores, sont relativement réduits, donc économes d’énergie.
- Hors alimentation, où il est immobilisé, le panda s’active physiquement peu. Seul un tiers de leur temps libre est utilisé à bouger, avec une vitesse de déplacement d’à peine vingt- sept mètres à l’heure.
- Enfin, le panda géant présente des taux d’hormones thyroïdiennes particulièrement bas, en présentant une mutation sur le gène qui pilote la synthétisation des ces hormones chargées, ordinairement, d’accroître le métabolisme.

3. La réduction de l’activité

Certes l’alimentation du panda est peu énergétique, mais elle lui suffit puisqu’il se maintient en activité réduite, quitte à être considéré comme « paresseux ».
A l’inverse la suractivité des humains occidentaux les contraint à une surconsommation de nourriture énergétique. Ce qui accroît leur toxémie.
Cette toxémie est encore plus dangereuse lorsque l’overdose alimentaire provient d’une surconsommation de protéines.
Un hygiéniste peut aisément se contenter de 1500 kilocalories, en activités modérées et non des 2000 kilocalories préconisées en diététique officielle.
Cette minoration alimentaire accroîtra la qualité de la santé et surtout celle de la longévité.
Alors utilisez « la paresse, comme critère de survie ».

4. La non altération du mode alimentaire

Comme le panda demeure anatomiquement semblable aux carnivores, malgré ses nombreuses années de pratique végétarienne, l’homme est resté dans ses caractéristiques de primate malgré sa déviance vers certains régimes carnés durant la période glaciaire.
C’est pourquoi les humains doivent raisonnablement se rapprocher du régime végétalien (fruits et légumes) du primate.

5. La composition du métabolisme

Outre la thermogénèse (température constante à 37°C), celui-ci comprend les activités intérieures, alimentaire, circulatoire, respiratoire, excrétrice, glandulaire etc auxquelles s’ajoutent les activités extérieures, activités physique ou intellectuelle.
En proportion la plus grande partie énergétique est prise par la thermogénèse à 37°C et les activités intérieures.
Courir, suer pour perdre du poids est un leurre. Mieux vaut réduire ses apports alimentaires et pourquoi pas jeûner et paresser un maximum dans le même temps.
Maigrir dans l’immobilité, voilà qui apparait différemment que « manger, bouger » largement diffusé.
Et pourtant ce devrait être la formule de la longévité. La paresse est le critère de survie.

Désiré Mérien 12 Août 2015



La satiété oubliée

Ressentez-vous les sensations de faim ou de satiété chaque fois au moment des repas ?
Ecoutez-vous la satiété qui vous envoie gentiment un signal positif ? Elle vous informe que c’est le moment de cesser de vous alimenter. Seulement l’entendez-vous ? Êtes-vous attentif aux signauxde votre corps ?
J’ai remarqué en questionnant autour de moi que nous avons – une grande majorité – perdu ce bon sens.
Voici un constat personnel après de longues observations :
Si je sors d’un repas un peu trop rassasiée, je serai ensuite moins en forme pour une partie de la journée. C’est apparemment paradoxal, non ? Je me suis bien nourrie, avec des produits de bonne qualité mais la fonction de digestion - utilisant de l’énergie pour effectuer son travail - m’affaiblit !
A contrario, j’ai expérimenté maintes fois d’arrêter de manger au moment où la faim commence à diminuer, je sors donc de table avec une petite faim résiduelle. Sur le moment c’est un peu frustrant, mais 5 mn plus tard je me sens rassasiée. Le bénéfice de cet acte volontaire me permet d’avoir immédiatement une énergie mentale et physique. Ma digestion n’étant pas surchargée, elle me laisse suffisamment de tonus pour d’autres fonctions de mon organisme. De surcroît, avantage supplémentaire, un sentiment de gaieté s’ajoute à ce bien-être.
Pourquoi la plupart d’entre nous sommes piégés par cette suralimentation quotidienne qui amène petit à petit à contresens de la santé ?
Cette aberration, je pense, s’explique par notre éducation induite par la société de consommation d’une part et par cette peur d’avoir faim d’autre part.
Identifier, reconnaitre et surtout respecter la satiété est normalement inné. Mais aujourd’hui bon nombre d’entre nous avons oublié d’écouter les signaux du corps. C’est notre tête bien pleine, bien formatée qui court-circuite ces avertissements.
Vous n’avez jamais réellement été attentif à votre satiété ?

Si cette expérience du bien-vivre vous tente, je vous propose quelques suggestions pour vous initier :
- Ecrivez sur un post-it : « satiété » et posez-le à coté de votre assiette,
- Prenez votre repas dans un environnement calme,
- Savourez len-te-ment,
- Restez attentif à ce que vous mangez,
- La satiété va vous caresser, votre assiette n’est pas terminée, à vous de choisir si vous la finissez ou bien vous décidez de garder les restes. A cet instant vous serez fier d’avoir été à l’écoute de votre corps.
Vous méritez de disposer de cette énergie suffisante pour vous sentir mieux dans votre corps.
Vous êtes le seul acteur de votre vie, alors la pratique régulière sera plus que salutaire.

Sylvie Huitorel
secrétaire de « Nature et Vie »



Nouvelles du 2ème semestre 2015

Editions

L’historique de la parution des ouvrages de Désiré Mérien est accessible sur son nouveau site : www.desiremerien.fr
Nouveaux livres parus : « L’alimentation alcaline » Edition Lanore
« Le corps humain » Edition Lanore

Les cures de jeûne

Elles se poursuivent principalement en jeûne libre indépendant. Formule particulièrement appréciée.
Ce jeûne peut devenir « accompagné » à tout moment sur sollicitation particulière d’entretiens.

L’accompagnement par téléphone

Il se poursuit dans toutes les disciplines proposées : alimentaire, respiration, analyses hygiénistes.

Les consultations à Paris en 2015/2016 en 2015 : 5/6 septembre, 3/4 octobre, 7/8 novembre, 5/6 décembre.
et en 2016 : 9/10 janvier, 6/7 février, 5/6 mars, 2/3 avril.

Les salons

Au cours de ce deuxième semestre, : La foire Biozone à Mûr de Bretagne et le salon Zen&Bio à Nantes la Beaujoire les 9,10 et octobre 2015.
Nous préparons le salon Natura à Rezé (44) pour les 5,6,7 et 8 février 2016.
Nous sollicitons aussi les adhérents, pour venir aider les animateurs de Nature et Vie sur ce salon.
Nous informer de vos possibilités.