Lettre n°132: La gestion des corps gras dans l’organisme

Notre stock d’énergie maximal se situe dans les corps gras accumulés dans l’organisme.

1. La capacité à stocker l’énergie

Cette capacité provient du fonds des âges, quand l’homme n’était pas assuré d’avoir un apport alimentaire régulier et qu’il lui fallait conserver de l’énergie pour les jours sans alimentation. En plus rapide les glucides fournissent le glucose qui à l’absorption est rassemblé dans le foie sous forme de glycogène et une autre partie dans les muscles. C’est ce glucose qui sera appelé en premier pour les activités du cerveau et celles des muscles. Mais ce glycogène est épuisé au bout de quelques jours (quatre ou cinq). En jeûnant cela se traduit par une perte d’énergie. Alors interviennent les corps gras dont les corps cétogènes prennent le relai pour alimenter l’organisme. Or comme ces gras constituent une bonne partie de l’organisme, c’est leur utilisation qui nous assure de vivre un jeûne prolongé, comme au temps jadis ou il existait des jours sans apports alimentaires. Notons que l’organisme possède la faculté de transformer ses glucides en corps gras si nécessaire. Les protéines peuvent également, pris en excès donner du gras. Ainsi voyons-nous l’importance des aliments pour constituer nos corps gras stockés (lipides et aussi glucides et protides).C’est la source de notre survie en période de maigre. Ainsi estime-t-on qu’un homme relativement svelte de 75 kg possède l’équivalent de 10 000 kilocalories stockées sous forme de graisses.

2. L’obésité, excès de stockage des graisses

Il est évident qu’avec les possibilités d’approvisionnement journaliers du glucose, cette fonction de survie des graisses, n’est plus aussi cruciale.

Et cependant notre cerveau comme au temps jadis continue à stocker les graisses que nous consommons ou même les glucides et les protéines en excès. Et cela conduit inévitablement à la surcharge pondérale et à l’obésité. Il y a seulement quelques décennies, cette surcharge apparaissait à partir de la cinquantaine. Le corps avait la possibilité de bruler cet excès d’énergie généralement par l’activité physique. Mais celle-ci se réduisait avec l’âge, le corps s’arrondit de plus en plus, générant tous les troubles cardio-vasculaires.

3. Le mécanisme de rétention des graisses

Lorsqu’une personne se situe en surcharge pondérale et qu’elle décide de réduire ses apports alimentaires énergétiques (lipide, glucide, protéine) et même de jeûner (avec seulement prise d’eau) ; elle continue à avoir faim, alors qu’elle possède des réserves énergétiques importantes. Expliquons ce mécanisme de la faim. Nous possédons des systèmes très perfectionnés pour recueillir des informations sur l’énergie stockée dans nos tissus adipeux. L’un de ces systèmes fonctionne avec la leptine qui est une protéine sécrétée par le tissu adipeux. Celui-ci peut ainsi informer le cerveau : combien d’énergie est stockée sous forme de graisse. Evidemment plus nous stockons de graisse plus le taux de leptine augmente dans le sang. Alors notre cerveau s’adapte à un niveau accru de leptine et finit par le considérer comme habituel, donc acceptable. Ainsi le cerveau ne perçoit plus le message de surabondance de graisse.

4. En situation de perte de poids

Lorsqu’on décide de réduire l’alimentation dans l’intention de perdre du poids, notre corps répond en mobilisant les stocks de graisse et en libérant cette énergie emmagasinée. Le système leptine diminue conséquemment. Son taux de leptine dans le sang chute de manière disproportionnée par rapport à la perte modeste de graisse. Cet effondrement de la leptine est une tentative pour informer le cerveau que l’organisme est en train d’entamer le stock d’énergie. La réponse est d’une part une sensation accrue de faim et d’autre part une augmentation des « comportements de récompense » qui consiste à manger gras, sucré, salé, boire du café ou de l’alcool etc…Comportement alimentaire néfaste. Mais qui plus est, un taux réduit de leptine déclenche une sensation d’existence en faible énergie avec parfois l’apparition de symptômes dépressifs. En conclusion, lorsqu’on essaie de perdre du poids en réduisant rapidement les prises alimentaires, nos tissus adipeux en réduisant le taux de leptine, demande au cerveau de résister afin d’éviter une réduction des stocks de graisse. Nous avons faim. Nous recherchons des « récompenses ». Et on peut alors avoir un « coup de mou » ou se sentir déprimé.

5. Comment contrecarrer ces mécanismes physiologiques ancestraux ?

Il s’agira de composer avec cette sensation de faim. Nous proposons de consommer des aliments satiétogènes, qui donne de la satisfaction au cerveau sans être cependant trop nourrissants puisque notre réserve d’énergie est conséquente. En hygiénisme les aliments indiqués ressortent des menus des primates. Ainsi nous proposons de consommer des aliments cellulosiques tels les fruits et les légumes de préférence crus, ou légèrement décrudits (1) C’est ainsi que nous présentons la préparation au jeûne diététique qui doit être réalisée par paliers alimentaires pour favoriser l’écoute du corps. Peu à peu le cerveau modifie sa réponse après des tentatives plus ou moins longues et il accepte de ne plus solliciter de nourriture supplémentaire.

(1) Le lecteur pourra consulter nos livres sur l’alimentation sur notre portail : www.nature-et-vie.fr/portail C’est le début du jeûne qui est parfois difficile ; mais généralement les jours qui suivent sont plus aisés face à la sollicitation alimentaire ancestrale. Sur des jeûnes répétés cette démarche ancestrale finit par céder et aussi bien le cerveau que les tissus adipeux en équilibrant le taux de leptine, finissent par reconnaître la réalité corporelle et ne déclencheront la véritable sensation de faim qu’en fin de jeûne quand la toxémie se sera réduite suffisamment. Ainsi les programmations ancestrales ne sont pas immuables. Grâce au jeûne libre statique on peut parvenir à une gestion équilibrée de notre stock de gras dans notre corps.

6. Le sport peut-il aider à maigrir ?

L’activité physique est un bon moyen de brûler l’énergie et donc, en principe, aider à maigrir. Mais souvent, ultérieurement à cette activité, les personnes compensent en mangeant un peu plus que d’habitude. L’énergie est principalement utilisée dans trois grandes fonctions : La thermogénèse qui maintient notre organisme à 37 °C. Le carbone (C) et l’hydrogène sont utilisés avec l’oxygène (O) pour donner le dioxyde de carbone (CO2) ou gaz carbonique et l’eau. Cette fonction utilise 45% de l’énergie. La nutrition interne, il s’agit du fonctionnement des organes vitaux : estomac, intestins, cœur, pancréas, poumons, reins, foie, etc…Cette fonction nécessite 35% de l’énergie. La relation externe, cette fonction comprend les activités qui nous mettent en contact avec l’extérieur : physiques, intellectuelles, mentales, émotionnelles, etc… Cette fonction nécessite 20% de l’énergie. L’observation de ces trois grandes fonctions nous montre qu’en dehors de l’activité physique une grande part (près de 80%) de l’énergie est déjà utilisée. Il est nécessaire pour maigrir de réduire les apports alimentaires qui supportent cette grande part d’énergie.

7. Quelles sont les erreurs commises lorsqu’on veut maigrir ?

La principale est d’avoir des attentes complètement irréalistes. En effet, perdre du poids n’est ni facile ni rapide. Ne pas oublier que notre cerveau, sur programmation ancestrale, considère l’accumulation de graisse comme un succès. Il combattra vigoureusement si l’on essaie de perdre du poids. Les réserves pondérales ont pu s’accumuler sur des années et nécessairement cela prendra du temps pour les perdre. Chaque obèse souhaite une solution rapide, mais le meilleur moyen d’y parvenir est de se fixer un objectif à long terme. Pour cela, il est nécessaire d’adopter un style de vie qui pourra être maintenu longtemps. Il ne s’agit pas d’un effet de mode de quelques temps toujours regrettable. Les modifications brutales sont à éviter. L’hygiénisme par la connaissance des associations alimentaires compatibles, du jeûne en paliers alimentaires, peut contribuer à ce désir de maigrir en accédant à un mode de commande actualisée de la gestion des corps gras dans l’organisme, au lieu de demeurer sur le mode de commande ancestral qui empêche de maigrir.

Désiré Mérien
Janvier 2016



Vous avez un message….

Lorsque vous avez un message – un courrier - sur votre messagerie – ou dans votre boite aux lettres – prenez-vous le temps nécessaire pour contrôler son expéditeur, son objet? Evidemment oui, une seconde vous suffit pour choisir si le sujet est important ou intéressant. Trois alternatives s’offrent ensuite à vous : Vous prenez le temps nécessaire pour lire, comprendre et répondre si besoin. Vous laissez de côté pour y revenir plus tardivement Vous ranger ou jeter ce message – ou courrier – car exempt d’obligation de suivi. Ainsi instinctivement vous prenez en compte les messages extérieurs qui vous sont envoyés, vous vous attentionnez un minimum de temps pour les examiner, les analyser puis réagir.

Accueillez-vous les messages de votre corps avec autant d’attention, autant de réflexion et autant de responsabilité ? Vos messages intérieurs ! Et oui votre corps le mérite ! Nous en avons tous la capacité, prendre le temps de se poser et d’observer. Seulement notre éducation nous guide plutôt à rechercher des informations, des investigations vers l’extérieur, et cela depuis tout petit, ainsi un automatisme tourné uniquement vers des réponses externes et conventionnelles s’est installé. Quelques exemples de messages que nous recevons tous quotidiennement : la faim, la soif, la fatigue. Les sensations de faim et de soif sont souvent trop écoutées, même lorsqu’elles ne sont pas vraiment réelles car notre esprit peut tout simplement réclamer une récompense, succomber à de la gourmandise. Faire une pause :« ai-je vraiment une vraie faim, une vraie soif ? ». Vous pourrez ainsi éviter la réaction emballée et apporter de préférence la réponse bénéfique à votre corps à ce moment-là. Notre culture ne nous a pas enseigné cette méthode pour se donner ce délai. Accueillir et considérer avec un moment de recul ces manifestations du corps. Pour cela il faudra faire un petit effort répété afin que la pause devienne une habitude systématique. On en ressent un bénéfice supplémentaire : l’apaisement car on va moins vite pour un résultat majoré. Quant aux messages de fatigue, ceux-ci sont repoussés voir refusés car il n’est pas correct dans notre société de ressentir de la fatigue. A contrario il est convenable de rester devant la télévision endormi, traîner tardivement le week-end pour redémarrer une semaine avec de la lassitude. N’est-ce pas une demi-mesure? C’est pourquoi une grande majorité pense vivre pleinement ainsi. Tout est dirigé vers l’extérieur et lorsqu’un signe de fatigue apparaît, il n’est même pas pris en considération car ce n’est pas très poli de se recentrer pour prendre soin de soi. Faire une pause, découvrir son horloge biologique : « Tiens mes yeux picotent, je décroche un peu, je n’arrive plus à me concentrer ; est-ce que j’écoute mon corps qui parle ou bien je suis les autres ?» Simplement s’arrêter et écouter vous vivre intérieurement. Vous allez être surpris par la richesse, le potentiel d’énergie et de calme qui sont en vous et malheureusement noyés par les normes. Parfois d’autres alertes sont reçues comme la douleur, la tension, la peur…etc. Nous entendons souvent ces alertes lorsqu’elles provoquent de la souffrance, un mal-être puis une perte d’énergie. Nous sommes affaiblis, désarmés. Mais bien avant ces messages d’autres plus silencieux étaient apparus mais inconsidérés. Nous cherchons des solutions encore uniquement vers l’extérieur, nous laissons notre vie à d’autres qui du coup nous connaissent encore moins. L’aide extérieure pourrait être encore plus utile et profitable si nous y apportons notre propre omniscience. Ne négligeons pas les messages de notre corps, faisons une pause, observons avec sincérité: « que veut me dire mon corps ? ».

Nous sommes tournés vers l’extérieur de par notre éducation, nous sommes ainsi des êtres épanouis et sociaux. Allez à la découverte de personnes qui ont laissés une petite place pour leur être intérieur. Vous risquez de découvrir des êtres heureux et encore plus sociables, moins égoïstes et surtout très attentifs à tout ce qui les entoure. Avant d’arriver à cette plénitude, le commencement pourrait se faire par un apprentissage de l’alimentation saine et équilibrée, trouver le vrai sommeil réparateur dans un environnement très calme et prendre ce temps pour soi (1).

(1)  : lire le livret N° 61 : Comprendre le sommeil. Editions Nature et Vie. 4,50€

Sylvie Huitorel



Nouvelles du 1er semestre 2016

Editions

Un nouveau livre sur le jeûne paraîtra chez un nouvel éditeur GRANCHER, sous l’appellation « ABC du jeûne ». Il comporte de nouveaux textes sur le jeûne forcé et le jeûne libre. Il présente la classification des états de santé en tableaux. La consommation de l’énergie vitale en diverses situations y est aussi présente. C’est un livre complémentaire à ceux déjà existants. Nous le diffusons actuellement seulement en numérique pour 9 € (virement à Nature et Vie). Un texte sur le cancer déjà préparé chez Lanore devrait sortir également ce premier semestre 2016, intitulé actuellement : « Peut-on guérir du cancer ? » - Prix version papier : 22 € + 3€ (port)= 25 € ; en version numérique : 10 € en fournissant votre email. L’historique de la parution des ouvrages de Désiré Mérien est accessible sur site : www.desiremerien.fr

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SARL NATURE ET VIE- village de Kervam- 8 impasse des roitelets- 56270 Ploemeur

__ Les cures de jeûne __ Elles se poursuivent principalement en jeûne libre indépendant. Formule particulièrement appréciée. Ce jeûne peut devenir « accompagné » à tout moment sur sollicitation particulière d’entretiens. Nous attachons l’importance à ce que le jeûne soit global : effectué dans le silence, sans trop d’occupations. Le jeûneur doit être confronté avec lui-même et analyser le travail de rénovation qui se passe. Nous avons précisé tout cela dans le nouvel ouvrage : « ABC du jeûne ». Pas de jeûne forcé. Pas d’accompagnement qui réduirait la capacité de jeûner.

L’accompagnement par téléphone Il se poursuit dans toutes les disciplines proposées : alimentaire, respiration, analyses hygiénistes. Cet accompagnement est bien apprécié particulièrement pour les personnes éloignées ou occupées professionnellement ou familialement. Il permet de progresser dans la voie hygiéniste grâce aux compléments des livres et CD à disposition.

Les consultations à Paris en 2016: 9/10 janvier, 6/7 février, 5/6 mars, 2/3 avril, 7/8 mai, 3/4 juin. à l’adresse : 194 rue Lafayette- 75010 Paris. Prendre Rdv préalablement soit par téléphone : 0297828520  ou par mail : nature.et.vie@wanadoo.fr

Les salons Nous serons présents au salon Natura à Rezé (44) les 5,6,7,8 février 2016. Ce stand sera dirigé par Roger Le Madec. Il sollicite des associés pour l’aider au stand n°52 (demandez une entrée gratuite). Nous serons aussi au salon Médecine douce qui se tiendra porte de Versailles Hall 6 à Paris du 04 au 08 février 2016. Je serai présent sur ce salon les samedi 6 et dimanche 7 février en fin d’après-midi.