Lettre n°133: Le végétalisme, l'alimentation du primate – pratiquer le bâillement

1. Description

Le végétalisme exclut les produits animaux dont les viandes, les poissons et les fruits de mer : crustacés. De plus les produits alimentaires qui en sont des dérivés ne sont pas acceptés. Il s’agit des œufs et principalement des produits laitiers dont le lait nature et ses transformations : yaourt, fromages de plusieurs sortes.

2. Positionnement par rapport au végétalisme

Depuis les origines, l’homme comme tous les mammifères, a dû se préoccuper de son alimentation. En quittant l’Afrique pour se répandre sur toute la planète, il a dû s’adapter en fonction de la nourriture à sa disposition. Aux végétaux se sont surajoutés les graines (blé, riz, maïs etc…) puis les dérivés du lait (yogourt- fromages) et aussi les produits animaux (notamment durant les périodes glaciaires) : viandes, poissons, fruits de mer etc… Actuellement en Occident, comprenant les Amériques, mais aussi d’autres pays comme le Japon, toute cette nourriture est à disposition. Excepté dans certaines zones comme en Afrique et ailleurs ou la sous-nutrition est existante. De ce fait dans les pays à alimentation pléthorique, le végétalisme est souvent qualifié de secte. Or il est bien davantage une philosophie de vie, un choix éthique et pas seulement un « régime alimentaire ». Il peut-être considéré comme choisi plutôt que subi.

3. La santé en végétalisme

Le résultat de l’alimentation est de mettre à notre disposition des nutriments propres à assurer notre survie immédiate et à terme pour nous permettre d’effectuer nos activités physiques et intellectuelles. Notons que nos trois grands nourrissants apportent des composés en Carbone (C) et Hydrogène (H) : - Glucide : C, H, O (Oxygène). - Lipide : C, H - Protides : C, H, O, N (azote)

Tous ces éléments peuvent être couverts par le végétalisme. Leur utilisation énergétique s’écrit :

C + O2 → CO2 dioxyde de carbone volatil H2 + ½ O2 → H2O eau également volatile

L’ensemble : C + H2 + 3/2 O2 → CO3H2 acide carbonique

L’acide carbonique est un déchet volatil que nous expirons à partir de nos poumons.

L’alimentation végétalienne doit être entreprise avec précaution dans la période de l’enfance

(0 à 7 ans puis 7 à 14 ans) , de l’adolescence ( 14 à 21 ans) et du pré-adulte ( 21 à 28 ans).

Durant ces périodes à forte croissance cellulaire, les apports et l’assimilation des protides est nécessaire. Tous les mammifères commencent leur vie par la lactation. C’est pourquoi des compléments lactés et même ovo-lactés devraient être conservés jusqu’à 28 ans : l’âge d’entrée en Adulte. Les animaux mammifères vivent généralement cinq fois leur âge d’arrivée à l’adulte, ce qui mathématiquement nous laisserait vivre jusqu’à 5x28= 140 ans. Or cela parait inaccessible, pour le moment. En fait c’est comme si la population, dont l’âge de survie a pourtant progressé depuis le moyen-âge, disparaissait vers les 70 ans : la moitié de leur temps de vie initial de 140 ans. Certes certains iront à 80 ans, plus difficilement à 90, encore moins à l’état de centenaire et plus. Mais à l’inverse, nombreux sont ceux qui décèdent avant les 70 ans de maladies diverses, dont le cancer (1). En conclusion, les apports protéiniques générateurs de déchets du genre urée et acide urique, s’ils sont nécessaires dans le début de vie devraient être fortement réduit à l’âge adulte.

4. Le végétalisme : l’alimentation de l’humain adulte

Passé 28 ans il faut sérieusement réduire sa ration protéique si l’on souhaite vivre en bonne santé dans le grand âge. C’est ce que nous faisons depuis des décennies pour nous tourner vers le végétalisme qui est l’alimentation de la longévité. Naturellement tout doit être progressif, sans sectarisme : c’est comme si toute notre vie nous étions des nourrissons qui quittions la nourriture lactée pour aller vers une alimentation plus complexifiée, mais végétale. Chacun doit s’observer sur ce parcours de vie qui doit être long et vérifier que sa thermogénèse (température humaine à 37 °Celsius) et son énergie physique (musculaire) et intellectuelle (cerveau) est satisfaisante. La réussite, la vie sans trouble de maladie est une bénédiction comparée à la vie grabataire des prolongés par antibiotiques, cortisone et vaccins systématiques.

(1) Nous recommandons au lecteur de lire notre ouvrage « Les moyens pour empêcher l’apparition du cancer » Editions Lanore. Disponible en librairie par correspondance Nature et Vie ; prix : 17 € + 3 € (frais de port).

Mais me direz-vous pour les minéraux et vitamines ? D’abord remarquons que ces produits proviennent des végétaux pour créer les animaux que les humains omnivores consomment (en réduisant de moitié leur temps de vie). Alors prenons-les directement dans les végétaux, sans ces mauvais intermédiaires. Constatons que la majeure partie des vitamines et minéraux viennent du monde végétal. Et le végétalisme inclut une philosophie de vie naturelle qui demande une exposition (modérée) au soleil et aux éléments (air, pluie, froid, chaleur) du climat. La vitamine D ne nécessite qu’une ½ heure d’exposition du visage et des mains au soleil. Pour la B12, il faut un peu plus de soleil ,ce qui contrarie la consommation de l’huile de foie de morue, à laquelle ont été astreints jadis ceux de ma génération.

Alors Vive le végétalisme intelligent, modifié si nécessaire, qui nous permet d’exister à un âge avancé comme les Hunza et en activité.

Désiré Mérien 26 septembre 2016



Pratiquer le Bâillement

Le bâillement est un automatisme, une action involontaire néanmoins contrôlable. Je vous propose de tenter l’expérience de l’exploiter volontairement. Et oui c’est un exercice aux vertus insoupçonnées. N’avez-vous pas remarqué qu’après un ou plusieurs bâillements vous vous sentiez plus détendu(e)!

Considéré comme un signe d’ennui ou de fatigue le bâillement est malheureusement empêché par les règles de politesse. Nos sens - ouïe, vision et audition - font une courte pause, une inspiration profonde emplit nos poumons d’un grand volume d’air. Cette importante quantité d’oxygène absorbée pendant 2 à 3 secondes générera une grande détente musculaire. Il s’en suivra une expiration parfois associée à des étirements et des larmoiements. Revenus à nos esprits après ce temps d’arrêt, ce mini temps d’abandon et malgré les apparences, on se sent plus détendus, plus alertes, l’esprit plus clair.

Notre corps le déclenche par réflexe lorsque nous avons une baisse de concentration ou de tonus (ex : sommeil, stress, digestion…). Ensuite selon le moment de la journée nous retournerons à nos activités avec plus d’énergie, plus de calme et de créativité. Et si c’est le moment d’aller se coucher, nous tomberons dans le sommeil plus aisément car les corps physique et psychique seront plus relâchés.

Le bâillement induit une meilleure oxygénation du sang et en modifie même le Ph en le rendant un peu plus alcalin. Cet échange oxygène-sang réactive les fonctions cérébrales, détend les muscles et réduit les tensions du corps. Il est orchestré par l’hypothalamus et serait thermorégulateur. On obtient en résultat un état de relaxation et régénérant !

Sachant tous ces bienfaits possibles, gratuits et à portée de chacun, mettons en place des exercices de bâillements - quelques secondes suffisent - plusieurs fois par jour et sans modération. Il faut y penser, arrêter au maximum 5 secondes l’activité en cours.

Vous pouvez commencer maintenant en lisant ce texte, inspirez en ouvrant la bouche et imaginez-vous en train de bâiller, remuez tout doucement la mâchoire inférieure de gauche à droite et vice-versa......appréciez…..ne mettez surtout pas la main devant la bouche, cet acte symbole d’interdit est un frein au déroulement complet de votre bâillement.

Parfois juste le mot suffit à le déclencher. Et oui le bâillement est communicatif par l’esprit et par le mimétisme aussi. Une fois que vous aurez goûté et récolté les bénéfices apportés par une première journée de bâillements volontaires, le déclic suivra les journées suivantes encore et encore. Il vous sera profitable même si vous n’avez pas de trouble, juste à titre préventif et ainsi pour anticiper une accumulation de tensions et garder la sérénité. Il vous sera encore plus profitable lors de douleurs, de soucis, d’anxiété ou de préoccupation qui tournent en rond dans votre tête : juste le fait d’interrompre le processus de rumination en se focalisant volontairement sur le bâillement permettra de mettre un peu de distance par rapport à la problématique et même parfois voir les choses différemment après. Pour cela il vous faudra tout de même faire des efforts, de tout petits efforts pour stopper l’engrenage et consacrer les quelques secondes nécessaires au mieux-être qui vous attend ensuite.

Seul inconvénient vous risquez de devenir addict et de plus c’est contagieux…. Pratiquez le Bâillement à volonté

      Sylvie Huitorel