Lettre n°136: Les mammifères - Prendre soin de soi au XXIème siècle - Les formations

1. Modes de reproductions

a) Vivipares et ovipares

Les mammifères mettent majoritairement, pour les cinq mille espèces connues, leurs petits au monde, vivants.
L’étude de leurs fossiles permet d’affirmer que cela s’est passé depuis des milliers d’années.
C’est pourquoi leur mode de reproduction est déclaré vivipare.
Néanmoins pour être précis, notons que les ornithorynques (une variété) et les échidnés (quatre sortes) pondent des œufs. Sont-ils à classer dans les ovipares ?
Bien que les mammifères descendent de reptiles présents sur terre à l’ère secondaire, ils ont évolués vers la viviparité. Les oiseaux et les reptiles sont restés ovipares et pondent donc des œufs.

La création d’une nouvelle vie comprend la période de fécondation, suivie de la gestation et la naissance. La croissance des nouveaux vivants se passe avec l’allaitement.
La vie se propage par la reproduction sexuée.
Dans les espèces animales vivantes, il existe généralement des mâles et des femelles. Ils produisent des cellules distinctes : les gamètes. Ce sont les spermatozoïdes pour les mâles et les ovules pour les femelles.
La reproduction est une opération qui va permettre à une génération d’individus de donner la vie à la suivante.
La fécondation, consiste en l’union d’un spermatozoïde et d’un ovule. Les deux cellules se fondent l’une dans l’autre, leurs deux noyaux fusionnent et le résultat est l’obtention d’un œuf.
Celui-ci est un ovule fécondé, programmé pour devenir un nouvel être vivant, un nouvel individu de la même espèce.

La viviparité

Chez les mammifères l’œuf ne sera pas pondu dans le milieu extérieur. Il se développera à l’intérieur de la femelle jusqu’à devenir un nouvel individu complètement formé et prêt à vivre dans la vie aérienne après la mise au monde.
Cette manière de se reproduire s’appelle la viviparité. Et par différenciation les oiseaux qui pondent des œufs et les couvent pour faire croître leurs petits sont dits ovipares.

Notons que certains reptiles mettent leurs petits au monde vivants ; par exemple les vipères et les orvets.
Dans ce cas les œufs sont conservés pour incubation dans le corps de la femelle qui ne sert que de couveuse, sans lien avec l’embryon en formation. Cette reproduction est nommée ovoviviparité.

Le gamète ovule est plus gros que les spermatozoïdes. Il n’existe qu’en petit nombre. Il contient toutes les réserves nécessaires pour permettre la croissance du futur embryon en prévision.
Ainsi le jaune de l’œuf de la poule sert à nourrir le futur poussin. Le blanc est une enveloppe nutritive externe au jaune et riche en albumine protéinique.
Les parents oiseaux couvent leurs œufs, mais cela ne consiste qu’à apporter la chaleur nécessaire à la croissance et aussi pour assurer une protection physique. Mais il n’y a aucun échange nutritif entre la poule et ses œufs.
Chez nombre d’espèces de poissons, mâles et femelles se retrouvent dans des frayères qui sont des lieux adaptés à recevoir les œufs et à leur assurer de bonnes conditions de croissance.

La fécondation

Chez les mammifères, la fécondation s’effectue dans les voies génitales de la femelle.
Cette fécondation est dite interne.
L’intérêt de ce progrès dans la marche de l’évolution, c’est que l’accouplement autorise de déposer les cellules mâles à l’abri chez la femelle. Ce qui permet d’éviter les aléas du milieu extérieur.
Cette fécondation existe après un certain temps lors de l’accouplement.
Les mammifères sauvages ont des saisons de reproduction. Elles ne le sont pas toute l’année généralement.
Le cycle saisonnier fait se succéder, sur l’année, la période de reproduction avec celle des naissances et celle du repos sexuel.
Chez presque toutes les espèces, il y a une saison pour les accouplements. En conséquence, une partie de l’année, mâles et femelles ne sont pas en activité sexuelle.
La nature est favorable à la naissance des jeunes pendant la saison la plus riche sur le plan nutritionnel : le printemps dans les régions tempérées, ou la saison des pluies dans les zones tropicales.
Les carnivores qui ont une durée de gestation courte se reproduisent en hiver.
Les cervidés, chamois et bouquetins, dont la gestation est plus longue, se reproduisent dès l’automne.
De toute façon les nouveaux venus naîtront au printemps.

La gestation

C’est la période qui va de la fécondation à la naissance.
D’une espèce à l’autre, la durée de gestation est variable.
Ainsi pour les musaraignes (insectivores) ou les campagnols (rongeurs), cette durée n’est que de vingt et un jours.
A l’autre extrême, l’éléphante porte vingt deux mois son nouvel éléphanteau.

L’espèce humaine possède une gestation de neuf mois.
La durée de gestation influe sur le nombre de portées annuelles. Les campagnols peuvent enchaîner une douzaine de gestations sur un an. Tandis que l’éléphante ne met un petit au monde que tous les cinq ans.
Voici des temps de gestation :

  • La jument porte son poulain onze mois
  • La vache attend son veau neuf mois
  • La brebis attend ses agneaux cinq mois
  • La truie porte ses porcelets trois mois, trois semaines et trois jours.

Pour les nouveau-nés mammifères, il existe un épineux passage de la filière pelvienne.
La symphyse pelvienne doit se détendre pour laisser le passage au petit : ce qui limite la taille maximum possible du nouveau né.
L’hermine pratique l’implantation ou nidification différée. La fécondation a lieu après l’accouplement, mais le développement de l’œuf cesse subitement. Sa fixation sur la muqueuse intérieure ou implantation ne se fait que plusieurs mois après, au printemps.
Autre particularité, le chevreuil pratique la gestation différée. L’accouplement s’effectue en été et les naissances n’arrivent qu’au printemps suivant. Il est le ruminant différant les naissances.
Les mâles se nourrissent peu pendant le rut (période de l’accouplement) et, de ce fait, perdent du poids.
Notons la situation des chauves-souris, insectivores. Mais comme les insectes disparaissent après l’été, elles ont trouvé la réponse en étant hibernantes. Pour leur reproduction, les naissances sont prévues à la fin du printemps. Des accouplements peuvent se produire à l’automne avant l’hibernation. Dans ce cas il s’agit d’une gestation différée.
Il existe aussi des accouplements au printemps pour une gestation directe, selon les variétés nombreuses de chauves-souris.

Les placentas

Les mammifères femelles possèdent un placenta.
Son objet a pour rôle de permettre des échanges avec la mère, pour nourrir et oxygéner l’embryon, tout en éliminant ses déchets cellulaires.
Cette manière de reproduire est bien différente de l’œuf de la poule qui contient, dès le départ les réserves nécessaires au développement du nouvel être.
Chez les mammifères notons que l’ovule fécondé possède certes des réserves nourricières initiales ; mais elles ne sauraient être suffisantes pour mener à bien l’arrivée de la nouvelle vie.
A la naissance, la mère animale consomme souvent le liquide placentaire qui s’écoule d’elle après la naissance. Il est très utile car fort nourricier et ainsi participe encore à la mise en place de la lactation.

Les nidifuges

Plus les espèces sont grandes, plus la gestation est longue et plus les petits naissent développés.
Les espèces qui sont des proies potentielles et qui ne peuvent se cacher doivent mettre bas des petits capables de bouger très vite. On les qualifie de nidifuges.
C’est le cas des chevaux, zèbres et antilopes. Dans les steppes, leur survie réside dans leur mobilité.

Les nidicoles

Ici, il faut aux petits, du temps pour acquérir leurs diverses capacités physiques et comportementales.
De ce fait ils sont fragilisés à leur naissance et durant le temps qui suit.
Les carnivores mettent au monde des jeunes peu développés.
Entre carnivores la concurrence est forte et ces espèces ont des attitudes très agressives entre elles.
Mais au niveau de la longévité les bébés gazelles, nidifuges ont plus de possibilités de survie que les lionceaux, nidicoles.

Les mamelles

Les mammifères, sans exception, nourrissent leurs petits avec du lait, produit dans la glande appelée mamelle.
Les mamelles sont par paires, ainsi de deux à quatorze généralement.
Mais chez un rongeur africain on en observe davantage : huit à douze paires et chez un animal de Madagascar « le tanrec » une particularité vingt-neuf glandes mammaires.
La localisation des mamelles est variable.
Elles peuvent être pectorales ou abdominales, et exceptionnellement inguinales.
La production de lait n’est pas la même à chaque localisation, mais elle y reste constante.
Les petits cherchent à s’approprier les meilleurs tétons dès les premières tétés et chacun manœuvrera pour garder le sien jusqu’au sevrage.
Le nombre de mamelles correspond à la portée habituelle des naissants.
Les petits tètent, en utilisant leurs lèvres. La tétée entretient la production lactée. Le lait est composé d’eau ( 87,6 %) et de lactose ( 4,6 %), sucre directement assimilable, de lipides – matières grasses ( 3,7 %) – et de protéines (3,2 %) qui favorisent la croissance cellulaire, enfin des matières minérales (0,7%).
Cet ensemble apporte en moyenne 0,71 Kilocalorie par gramme bu.
Les durées de lactation peuvent être variables.
Les laits les plus riches en sucres sont ceux des primates.
Le record de durée de lactation se situe chez l’orang-outan pour neuf cents jours.
Le colostrum est le premier lait disponible immédiatement après la naissance, sur un ou deux jours.
Il protège le nouveau né contre les risques infectieux.

Les marsupiaux

Ils sont caractérisés par l’existence d’une poche.
L’exemple type est le kangourou pour lequel la gestation ne dure que trente trois jours, leur placenta est peu développé.
Au bout de cette courte gestation les embryons minuscules vont ramper tout seuls jusqu’aux mamelles et s’y fixer. Ceci en utilisant des pattes antérieures munies de griffes.
Alors le jeune se fixe à une tétine et la mère envoie le lait dans sa bouche.
Le jeune est unique dans la poche du kangourou et cela peut durer quelques mois.

L’ornithorynque

Mammifère caractérisé par l’existence d’un cloaque, où débouchent les voies anales, urinaires et génitales. Ceci semble être une continuation d’un passé reptilien.
L’ornithorynque vit en Australie en semi-aquatique, vivant en terrier sur les berges des rivières. Ils y pondent leurs œufs que la femelle incube sur une à deux semaines.
Elle nourrit ses petits par un lait qui suinte sur des poils ventaux. Deux glandes mammaires existent bien mais pas de tétons.
L’élevage de leurs jeunes prend des mois.

La cour parade

La reproduction commence par la rencontre entre les mâles et les femelles.
Souvent ce sont les femelles qui sont les plus attentives dans le choix de leur partenaire.
A l’époque de la reproduction, les mâles se montrent : ils crient, chantent, s’affament, s’affrontent parfois. Le résultat de cette cour parade renseigne les femelles sur la possibilité de choix d’un partenaire.
Les gestes de parade et de défi apprennent beaucoup sur le comportement des espèces.
Ils se sont codifiés au fil des temps.

La reproduction des mammifères

Les mammifères se reproduisent par des ovules devenus œufs sans coquille mais conservés à l’intérieur du corps des femelles. Cette manière de reproduction interne représente une évolution sécuritaire par rapport à la ponte d’œufs encoquillés des oiseaux.
Ce sont les mammifères placentaires qui sont les plus évolués. Les primates y sont placés.

Le fondement des sociétés mammifères

C’est la relation MERE-JEUNE plus que le couple Mâle-Femelle.
L’objet final de chaque espèce est prioritairement d’assurer sa descendance.
Ces modes d’existence se traduisent par des systèmes de cour, de parade pour la séduction, toujours pour engendrer la vie. Cependant il reste encore une grande part d’aléa dans ce jeu des rencontres et des relations amoureuses. C’est probablement la plus belle chance de liberté.
Notre espèce se comporte de plus en plus librement dans cette voie et c’est un progrès qui permettra l’évolution de la reproduction, peut-être réfléchie et contrôlée pour pouvoir éviter de sur-peupler notre planète Terre.

Désiré Mérien le 03/01/2018

Prendre soin de soi au XXIème siècle

C’est tendance de dire ou d’entendre « prenez soin de vous » !
Que signifie vraiment « prendre soin de soi » dans le mode vie actuel, au XXIème siècle ?
Pourquoi a-t-on cette réflexion ?

On peut soupçonner que cette bienveillance sous-entend de « prendre du Temps pour soi », de délaisser un peu les obligations et les activités qui puisent de l’énergie avant d’éprouver la fatigue chronique, voire même déclarer une souffrance physique ou psychique, une maladie.

Constat

Demandez par exemple autour de vous : « Et toi que fais-tu pour toi, pour bien prendre soin de toi ? ». Les réponses seront diverses et variées : faire un footing, aller à la piscine, à la plage, à un concert, une soirée avec des amis, lire un bon livre, partir quelques jours pour randonner, pour visiter, pour changer d’air, etc …etc…
Tous ces divertissements permettent de s’évader et de se déconnecter un peu du quotidien, des tracas, de la célérité du rythme de vie. Ces échappées nous accordent des petites bulles d’oxygène ponctuelles comme un petit remontant et c’est un bien pour l’ensemble de notre corps.
Seulement de retour à la vie habituelle ces bienfaits se dissipent vite, alors on met parfois en route quelques changements ; les bonnes résolutions comme faire du sport régulièrement, s’octroyer encore plus d’activités distrayantes qui font plaisir.
Néanmoins ne remarquez vous pas que tous ces palliatifs sont majoritairement axés vers l’action et la dépense physique, donc dépense d’énergie ? Et oui, c’est en plus très valorisé par notre société, chercher le mieux-être en comblant chaque moment par la distraction.

Ralentir son mental pour le connecter au corps

« Prendre soin de soi » suppose en toute première intention de se mettre au repos corps et esprit ; ralentir les rythmes physique et mental en arrêtant de faire !
Nous savons laisser le corps physique au repos, mais il est beaucoup plus difficile de mettre l’esprit sur off : testez de vous concentrer uniquement sur votre respiration, sur l’inspire puis sur l’expire pendant 5 mn ; vous allez sûrement remarquer qu’automatiquement votre mental fait diversion et vous amène sur une pensée – qu’est-ce que je vais faire au dîner ?... ,je dois téléphoner à untel…. – etc etc…, alors que vous devriez uniquement vous attentionner sur votre respiration !
Et oui votre cerveau est en perpétuel activité ce qui signifie dépense d’énergie à votre insu, c’est lui qui est le maître et non pas vous !
« Prendre soin de soi » c’est se donner les moyens d’agir sur l’ensemble de l’organisme, réaliser qu’il y a des interactions entre le corps et l’esprit, discerner les parties qu’on écoute plus.(1)
Avec l’expérience et la pratique de pauses - moments d’entractes au cours du quotidien – le cerveau se modifie car ce calme mental crée un changement jusqu’aux noyaux des cellules, incidence bénéfique sur les brins d’Adn. Nous avons tous cette merveilleuse ressource insoupçonnée de telle sorte que nous pouvons après entraînement diriger notre cortex plutôt qu’il nous gouverne.
« Prendre soin de soi au XXIème siècle » c’est ralentir, s’arrêter, prendre conscience que notre corps tout entier est notre vie. Il n’y a qu’un seul capitaine à bord !
« Prendre soin de soi » c’est acquérir une belle énergie calme et régénérante, entretenir son organisme même si le vieillissement cellulaire est irréversible nous avons des clés pour éviter son accélération : contempler le moment présent et jeûner pour prévenir.(2)

Sylvie Huitorel

(1) : Lire l’ouvrage de Désiré Mérien : « La biorespiration », en vente au Centre Nature et Vie

   8 impasse des roitelets- 56270 Ploemeur ou sur le site : https://www.nature-et-vie.fr/librairie.

(2) : Lire l’ouvrage de Désiré Mérien : « les 5 clés de la revitalisation de l’organisme»,

  en vente au Centre Nature et Vie - 8 impasse des roitelets- 56270 Ploemeur 
ou sur le site : https://www.nature-et-vie.fr/librairie.