Lettre n°139: Histoires de vies

HISTOIRES DE VIES

Aujourd’hui, j’ai eu envie de vous raconter des histoires de vie. Je vous propose donc de lire mes élucubrations sur ces sujets.

I. L’apparition de la vie : le miracle.

Avez-vous pensé à la manière dont la vie est apparue pour vous ?

Dans la reproduction sexuée, il y a rencontre entre un spermatozoïde mâle qui remonte jusqu’aux trompes de Fallope pour pénétrer dans l’ovule femelle, en situation d’attente.
Pour cela le spermatozoïde qui nous a apporté la vie s’est mesuré avec tous les autres spermatozoïdes émis par l’organe mâle au cours du coït.
Il lui a fallu les devancer pour arriver en premier à l’ovule, elle, prête à recevoir.
C’est donc par une destruction de multitudes de vies que la notre a débuté. Au fond nous sommes les chanceux au départ.
Autre chose, les spermatozoïdes doivent se dépêcher car leur vie est relativement courte : 48 heures au maximum dans les circuits d’approche de l’ovule.
Quant à celui-ci il peut aller à 62 heures de son lieu de création à celui de sa fécondation dans les trompes.
Et c’est là que le miracle se produit ; avec des éléments éphémères, il y a création d’une vie en futur possible d’un siècle.
Quelle merveilleuse aventure que celle de notre apparition. C’est pourquoi devons-nous prendre soin de cet organisme en devenir pour le maintenir dans le meilleur état possible.

II. Les transformations vitales de l’organisme.

Et nous voilà parti, très éphémèrement.
Alors un autre miracle survient. A peine l’ovule fécondée, elle se transforme, engendrant des cellules spéciales dites « souches ». Celles-ci ont la particularité de créer des organes.
Nous sommes peu à peu devenu un organisme bien protégé dans l’utérus récepteur. Cet construction va aboutir à un mini-être humain appelé « foetus ».
Peu à peu apparaitront la tête, les membres et leurs extrémités : mains et pieds. C’est là que peut se présenter des malformations qui parfois subsisteront.
Mais, à l’état principal, tout se passe bien et ce foetus va se développer en toute tranquillité dans la future mère.
Avec l’évolution qui s’est produite sur des millions d’années, cela a aboutit à ce que ce foetus devienne un pré-bébé, nourri par le cordon ombilical qui le relie à l’organisme de la maman.
Hé oui et ce temps à l’intérieur est compté ; au bout de neuf mois cet être humain en devenir commence à bouger, à pousser pour tenter de sortir de la maman.
Généralement il réussit au bout de la phase d’accouchement. Sa respiration et son alimentation étaient assurées par le cordon. Maintenant arrivé à l’extérieur de la mère, il ne sera plus nécessaire et sera interrompu.
La respiration va se faire par le déplissement des alvéoles pulmonaires. Il y a un court instant où nous paraissons manquer d’air. Alors se produit un cri, qui est en fait un appel d’air et tout rentre dans l’ordre rapidement, pour bénéficier de la respiration aérienne.
Pour l’alimentation c’est plus simple, le bébé ne prendra pas de véritable nourriture de la maman à la première journée. C’est une sorte de liquide non laiteuse appelé « colostrum » qui apparaît en premier. Il aide au nettoyage du bébé. Celui-ci sait instinctivement téter, dès le contact avec le mamelon du sein.
Voilà la vie est partie ou se continue après la première phase de la fécondation.

III. La croissance de l’enfant de 0 à 7 ans (1)

Et le petit homme va croître, doucement. En principe les mammifères vivent, au maximum, cinq fois l’âge de croissance à l’état adulte. Alors si cet âge de la croissance, selon les individus entre vingt et vingt-cinq ans, cela nous projetterait entre cent et cent vingt-cinq ans, au maximum.
Ceci si l’ADN est favorable et qu’il ne se produise pas trop d’incidents de vie, voire d’accidents.
Au départ l’alimentation est primordiale. En fait ce sont les protéines qui assureront le mieux la croissance du bébé, puis de l’enfant.
Certes ils créent des déchets dangereux : urée et acide urique, qui surmènent foie et reins notamment. Mais en début de vie le petit humain est en état de détoxiner !
Cependant dès que possible, lui apporter des légumes sous forme de purée ou autre pour alcaliniser l’organisme.
Mais ne pas sucrer ou saler excessivement des apports de légumes pour les faire accepter.
Quant aux fruits, c’est l’époque de la vie où ils sont le mieux appréciés ; alors profitons-en pour les lui proposer, notamment les bananes, très nourrissantes, obtenues dans le circuit bio, donc non polluées en principe !
Peu à peu l’enfant grandit. Vers son année, il tentera de se relever pour accéder à la démarche bipède.
Il entend le langage des adultes et bientôt le captera pour communiquer.

(1) Nous recommandons au lecteur de se reporter à notre ouvrage « Le corps humain » - librairie Nature et Vie – pour de nombreuses descriptions sur cette phase enfantine.

Et chez les peuples –dits évolués - il sera scolarisé pour acquérir, in fine, les connaissances obtenues par les humains au cours des temps le précédent.
Il grandira et si les parents sont alternatifs, il conservera des méthodes naturelles de vivre ; échappant alors à l’aiguille pernicieuse de la pollution vaccinale. Celle-ci peut quelquefois rendre un bien-portant à l’état maladif.
Votre auteur en sait quelque chose de cette démolition.
L’enfant fera sont apprentissage de la vie adulte, à sa façon et selon les modes en cours qu’il rencontrera.
Ainsi il parviendra à un autre stade de sa vie : l’adolescence.

IV. Les transformations de l’adolescence

L’adolescence représente le passage de l’enfant à l’adulte.
C’est là que les transformations sexuelles s’opèrent pour le jeune garçon comme pour la jeune fille.
Au niveau intellectuel il acquiert un savoir important. Il lit, se plonge dans les numérisations d’époque. Il choisit d’embrasser une carrière musicale ou artistique ou plus simplement un métier.
C’est aussi l’époque des premières expérimentations amoureuses, avec le vécu de déboires cruels. Peu à peu il surpasse toutes ces difficultés pour se diriger vers une situation stable qui lui convient.
Physiquement il découvre de grandes possibilités à la fin de l’adolescence, qui se traduiront souvent par la pratique d’un sport choisi.
Il acquiert sa taille finale et est prêt à se lancer dans une relation de couple à long terme. Attention néanmoins la phase de vie suivante de pré-adulte est plus appropriée pour ce type de choix.
Souvent les choix de couple sont prématurés et mènent à la rupture.
La voix mue et devient celle qui existera toute la vie. Chez le garçon les premières émissions de sperme surviennent, tandis que la fille les menstruations liées à l’ovulation surgissent.
Ce sont des périodes préparatoires à la vie adulte. Il y a intérêt à ne rien précipiter. Ultérieurement elle disposera d’une vingtaine d’années pour procréer ; tandis que pour lui ce sera encore plus long.
Ainsi glisse t’on vers une nouvelle période de vie. Ces périodes pourraient être modulées par sept ans.
De zéro à sept ans : la petite enfance ; de sept à quatorze : l’enfance ; l’adolescence débute à quinze anas pour se terminer à vingt et un ans, l’âge d’entrée dans celui du pré-adulte, caractéristique selon de nombreux points tant physique qu’intellectuel.

V. La plénitude du pré-adulte

Et nous voilà arrivé à la plus belle tranche d’âge de la vie.
Sorti de l’adolescence apprentissante, solide physiquement, formaté intellectuellement, beaucoup d’options sont offertes.
C’est l’âge du choix, par excellence. Et celui-ci se fait, rapidement et là il faut s’y maintenir, exceller, concurrencer ses adversaires, gagner et réussir, souvent en dominant.
Physiquement, c’est l’heure de la réussite car durant sa période de sept ans que dure cette phase du pré-adulte, l’expérience viendra vite, mais aussi sa fin vers les vingt-huit ans.
Certes la première phase de l’adulte de vingt-huit à trente ans (par laps de sept ans) comprend encore de belles ressources notamment physiques. Mais c’est généralement précédemment, au pré-adulte que les records sont établis ou dépassés. Sur le plan sentimental, l’âge des ébauches amoureuses se termine pour accéder à celui du choix marital qui est espéré définitif.
Alors viendra la progéniture qui fera la fierté des géniteurs, mais leur occasionnera aussi des contraintes parfois mal supportées.
Intellectuellement, le début du pré-adulte – lorsqu’il se destine à cette voix – cadre avec les travaux intellectuels herculéens, jusqu’à la réussite dans les concours et accéder aux postes honorifiques et rémunérateurs. A tel point que certains pensent que c’est alors le véritable âge de l’arrêt du travail mental si pressant et constant. En somme, l’entrée dans une pré-retraite de vie que la véritable retraite ultérieure ne viendra que confirmer.
Certains décident d’entrer en politique en choisissant un mentor qu’ils vont efficacement aider, en attendant d’être propulsé à leur tour. C’est l’âge de la réalisation des ambitions naissantes.
Enfin, la majorité, sera plus modeste et se contentera d’une vie matérielle recherchée aisée et s’y satisferont.
Et alors la vie du pré-adulte tourne à l’habitude à la fin de cette période.
Chacun a acquis une première expérience et l’utilise dorénavant avec plus de sagesse et de constance.
Mais quel bel âge que celui de cette plénitude.

VI. Le calme de la première phase de l’adulte

Et nous voilà à la phase adulte qui est celle de l’objectif final de la vie.
Les apprentissages scolaires et débuts professionnels sont effectués.
C’est l’âge du calme dans cette première phase de l’adulte.
Normalement il est heureux. L’humain vit en couple- comme les pigeons- il se reproduit et assiste à l’arrivée de ses descendants.
C’est le grand bonheur.
Professionnellement il s’active à ses projets dans lesquels il réussit généralement et donc il s’en trouve satisfait.
Il accompagne encore ses parents en début de vieillesse. Ainsi la famille apparaît elle au grand complet sur plusieurs générations.
Cependant ses performances physiques déclinent légèrement par rapport à celles du pré-adulte qui –rappelons est au maximum de ses capacités. Mais sur celui de l’intellectuel, il peut croître et s’épanouir encore, sans limite, jusqu’au terme de sa vie.
La vie en couple est équilibrante et s’il y a convergence dans les projets de vie et notamment professionnels, c’est le grand bonheur.
Malheureusement, et contrairement aux anciennes structures, l’époque actuelle porte parfois à des activités divergentes de sorte qu’il n’y a plus convergence de réussite. Cela est parfois source de conflit voir d’écartement d’intérêt de vie et ultérieurement la voie de la séparation. Trop souvent visible dans l’époque actuelle.
Cette belle première phase d’adulte se situe dans la tranche 28 à 35 ans, l’une des plus belles de la vie.
Déjà à 35 ans beaucoup de choses sont installées ou sur le point de l’être, mais parfois on sent poindre la seconde phase soit avec la réussite, mais aussi quelquefois l’insatisfaction.

VII. Le haut de la vie en seconde phase de l’adulte

Maintenant c’est la période 35 à 42 ans : c’est le haut de la vie dans cette seconde phase de l’adulte.
En général à cette période tout est lancé sur le plan familial et professionnel. Il suffit d’accompagner les différentes progressions et normalement on est formé et équipé pour le faire. Il y a même moyen à se ménager en se réservant des voyages vers le soleil, ou l’inverse en choisissant de faire des interventions en conférence.
Les enfants grandissent et déjà les aînés frôlent l’adolescence, nécessitant un accompagnement plus connaisseur des parents à la quarantaine.
Les affaires progressent et parfois accentuent celles des prédécesseurs. On devient presque un « monarque » si on est installé en haut de l’échelle sociale.
Ce peut être aussi l’âge d’entrer en politique ou au moins en élections locales ou plus.
Mais parfois, notamment pour les scientifiques, c’est celui des recherches fondamentales et autres, avec parfois des trouvailles originales.
Maintenant c’est l’époque écologique. Certains s’y emploient pour apporter des solutions.
Ces années de la quarantaine sont vite atteintes de déjà la fin de cette période vers les 42 ans indiquent que l’on file tout droit vers ce « haut de la vie ».

VIII. Le toit de la vie adulte

On y est sur le toit de la vie. Les activités roulent normalement. La santé, si on est précautionneux, se maintient. Mais pour certains c’est déjà l’arrivée vers le déclin de certains organes.
L’alimentation hygiéniste et les cures de jeûne sont essentiels.
Donc prévoir des périodes de replis sur soi pour agir dans ce sens.
C’est souvent à ce moment que l’intérêt pour l’argent et les facilités matérielles qu’il procure, s’amplifie. Attention, le véritable bonheur est souvent dans la simplicité ; celle de l’alimentation bien sûr, mais aussi le contact avec la nature et tous autres objectifs de s’occuper de soi.
C’est le moment où nos suivants arrivent dans un âge, prêts à se détacher géographiquement de nous. Savoir les aider alors est essentiel.
Nous poursuivons dans notre aventure familiale, en évitant les pièges des sirènes, qui ne manqueront pas.
Ainsi arrive-t-on au faitage d’où l’on peut contempler, de notre enfance à notre adolescence et à l’adulte, la vie que nous avons faite. Peut-être y-a-t’il des améliorations encore : faisons les, dès lors que nous les découvrons.
Si tout a été bien conduit dans tous les domaines et en premier dans celui de la santé, nous pouvons atteindre une plénitude qui nous satisfasse.
Et déjà nous commençons à regarder vers la première marche de la « descente de notre vie ».

IX. La première marche de descente : 49 à 56 ans

49 à 56 ans, on y est sur la descente.
L’écrivain Pascal Bruckner s’en est aussi aperçu dans son ouvrage : « Une brève éternité »philosophie de la longévité (2). Il observe que depuis 1900, la vie promise à chacun s’est accrue d’une vingtaine d’années. Ce qu’il appelle sa « brève éternité ». et il se demande comment occuper ce temps miraculeux.
Et bien nous y sommes, c’est dans la première marche de descente que se situe le début de cette « brève éternité ».
Nous devons avoir réalisé nos projets de vie, avoir les réussites matérielles, professionnelles et familiales, à notre disposition.
C’est le temps d’occupation de la descente du toit de la vie adulte.
Si nous avons fait attention, la santé est là qui nous permet d’accéder aux loisirs.
Et c’est ainsi que nous voyons arriver dans notre Centre nature et Vie un nombre important de stagiaires de cette tranche de vie.
Ils choisissent d’effectuer une cure de jeûne, pour essayer, pour s’enrichir physiquement et moralement. Un temps pour soi complété par des ballades dénommées « randonnées », le terme à la mode. A pied et maintenant à « vélo » sinon en pirogue et quoi encore.
C’est la descente de vie 1, agréable par l’absence de cravache pour nous faire cavaler.
La famille grandit, s’émancipe ; on redevient un peu seuls, en couple ou solitaire.
C’est encore le bel âge, considéré comme jeune dans cette « brève éternité ».
Nous glissons vers les 56 – 63 ans de la descente 2, sans nous en rendre compte.
C’est le temps du farniente et de la jouissance de vie et petit à petit nous y parvenons à cette descente numéro 2 ; la prolongation de la quiétude de vie.

(2) « Une brève éternité » Editions Grasset

X. La seconde marche de descente : 56-63 ans

C’est encore une période intéressante, on se croit encore jeune, pensez : cela commence à la cinquantaine. Et invariablement on atteint la soixantaine et en fin de compte on la dépasse , légèrement, sans trop s’en apercevoir encore.
Cependant les loisirs sont moins actifs, c’est plutôt la lecture qui prend le dessus. Quel bonheur que de s’évader un court moment dans les élucubrations diverses des auteurs qui veulent accrocher le chaland.
Mais les meilleurs, continuent de s’activer physiquement, parfois excessivement avec l’adoption de « trails ».
Malheureusement c’est le moment aussi où pour certains les troubles de santé surgissent du fait des excès alimentaires.
La médecine est recherchée et en cas de nécessité, les alternatifs sont sollicités.
Quelles que soient les situations, on glisse vers la fin de la deuxième descente. Parfois seul en rupture de vie de couple ou envahi par le démon de midi sources de relations éphémères et sans solidité certaine.
Pour ceux qui poursuivent ensemble, c’est l’âge du retrait sur soi, tout en restant disponible en cas de besoin.
Les suivants s’installent maintenant plus à fond dans les projets de vie. C’est l’âge où on peut les aider matériellement et aussi dans la guidance.
Mais cela peut aussi être la période des ruptures, douloureuses. Il faut survivre toutefois et ceux qui le peuvent s’acheminent sans parfois se rendre compte vers la période 1 de la vieillesse. Quel mot destructeur s’il est mal interprété à l’orée des 63-70 ans.

XI. La marche 1 de la vieillesse

Le mot est lâché. Tout dépendra comment on va vivre cette période.
Pour ceux en bonne santé, c’est le bonheur de vivre qui se prolonge, avec la barbe et les cheveux poivre et sel.
Mais pour ceux (ou celles) qui ont démarrer des troubles de santé, ce peut déjà être l’enfer qui arrive.
Les jours passés en consultations et soins sont des « mange-temps » de la vie.
Parfois la vie semble se continuer ou aussi l’inverse lorsqu’elle semble s’échapper.
Familialement c’est le prolongement de la routine avec parfois des voyages ou la culture de son jardin dont le verger.
Intellectuellement c’est encore la réalisation d’ouvrages apportant un contentement permanent.
Entre couple, on se connait, la tolérance peut opérer de la tranquillité, sinon c’est la guerre dévastatrice.
Les enfants se reproduisent et c’est le moment ou la vitalité permet la réception des après-suivants jeunes.
Mais déjà certains signes laissent apparaître quelquefois une perte de force musculaire ou celle de la mémoire.
C’est parfois là que les « fournisseurs » d’appareils (lunettes et appareils auditifs) vous relancent en espérant un achat.
Heureux ceux dont l’hérédité permet d’éviter ces appoints, source d’entretiens permanent.
Le rédacteur de ces textes est chez les bénis de l’ADN, sans lunettes, sans audioprothèse.
Mais avec une mère à 97 ans sans ces appareils et fonctionnant bien, une grand-mère paternelle à 93 ans idem, il espère avoir tiré le bon numéro et vous le relater dans les périodes suivantes.
Alors ici les « soixante » glissent rapidement et brutalement c’est l’annonce des 70, la fin de la vieillesse 1.
Tous les bijoux, les bagues en or sur les doigts des mains, les talons hauts et les mini-jupes trompeuses ne feront rien pour ceux et plus encore celles qui refusent de vieillir.
Bon les 70 sont là. Voyons comment peut se dérouler la nouvelle période entièrement sur le chiffre 7.

XII. La vie à la vieillesse 2

Nous commençons à nous habituer à être septuagénaire. Privilège des bien-portants, mais aussi risque de grand départ pour ceux qui ont développé des maladies graves type cancer en attente de reprise de la maladie lorsqu’elle a été provisoirement entravée.
Pour les actifs c’est une belle période et particulièrement pour les auteurs-dont votre relateur.
Les couples continuent, un peu séparément même ensemble, aussi bien pour les activités que pour la farniente. Mais certains avancent ensemble, c’est l’idéal.
Sur cette période peut surgir la réduction des possibilités physiques – dont musculaire- ou intellectuelle – dont la mémoire. Mais ce n’est pas le cas de votre relateur qui a glissé sans problème majeur vers la nouvelle période appelée Grand âge 1 et qui va se situer de 77 à 84 ans.
Votre relateur est déjà dans la suivante sans ennuis apparents.
Ces périodes avancées font que nous collaborons plus étroitement avec les générations suivantes.
Votre relateur s’appuie ainsi pour compenser ses rangements, souvenirs, projets…et cela fonctionne.
C’est ainsi qu’est réalisé avec bonheur ces histoires de vie.
Donc allons-y pour relater le grand âge 1 que nous venons tout juste de quitter (au 27/01/2019).

XIII. Le grand âge 1 : 77 à 84 ans

La vieillesse est dominée, maintenant il s’agit du grand âge 1 de 77 à 84 ans.
Votre relateur vient tout juste d’en sortir : 84 ans au 24/01/2019. Ne ressentant aucun trouble, c’est bien sympathique d’avancer comme cela et de maintenir un minimum d’activités. Ce jour 20/09/19, nous partons pour notre week-end de consultations sur samedi et dimanche 21 et 22 pour recevoir 7+2 = 9 personnes. Cela donne le moral pour avancer vers le Grand âge 2 de 85 dans 4 mois et vivre heureux.
Malheureusement, il n’en est pas de même pour tous ; ceux qui ont développé des maladies graves types cancer ou Parkinson se trouvent être en fin de vie sur ce grand âge 1. On leur rétorque que c’est déjà bien d’être arrivé jusque là. Mince consolation : vivre est quelque chose d’irremplaçable.
Votre relateur continue à écrire, ne serait-ce que ces « histoires de vie ». il y prend un plaisir évident qu’il espère pouvoir vous transmettre. En cet été 2019, nous avons eu un temps ensoleillé, mais en manque d’eau. On en souffre pas de trop car la boisson eau existe. En boire un verre par une ou deux heures est un plaisir. Et la nuit, au cours d’un réveil intermédiaire, en boire systématiquement un verre est devenu une habitude. Cela aide à détoxiner et engendrer une santé satisfaisante.
Autre sujet c’est l’évacuation des selles. En évitant de consommer un excès de fibres, en ayant une poubelle de table (sous la forme simple d’une assiette), on constate que les selles sont normalement moins fréquentes, moulées et colorées un peu à la couleur de celles des bébés en début de vie.
Quel bonheur que de s’occuper de soi et de recevoir en retour le bonheur d’être bien durant ce Grand âge 1, qui est fini pour nous. Celui du Grand âge 2 de 84 à 91 , juste commencé, est un plaisir. Tous les jours une activité physique utile dans le jardin. Réfléchir et commander mes aides pour des tâches d’abattage de branches ou d’aménagement d’espace est un bonheur qui aide à prolonger la vie.
Les projets d’écritures sur l’augmentation de 20 ans en un siècle de l’espérance de vie participe au bonheur d’exister.
Faisons que sur ce siècle nous gagnons encore, par notre conception de la détoxination, quelques dizaines d’années, pour pouvoir accéder au très Grand âge 1 de 91 à 98 ans.
Derrière il y a encore le très Grand âge 2 de 98 à 105 ans.
Essayons d’y aller en joignant activités et repos.
Voilà, modestement, nous débutons le Grand âge 2. Essayons d’abord de le terminer correctement.
Mais nous ne serons pas étonné que l’on puisse avancer encore dans la durée de la vie et notamment dans le très Grand âge 2 de 98 à 105.
Au-delà cela paraîtra être un âge exceptionnel. Alors pour le moment projetons nous dans le très Grand âge 2.

XIV. Le grand âge 2 de 84 à 91 ans

Ici votre relateur est tenu d’anticiper en espérant pouvoir y parvenir, si rien ne vient perturber son état actuel. Son mode de vie, avec une quarantaine de jeûnes de une à plusieurs semaines y est probablement pour quelque chose.
Beaucoup de personnes se font équiper d’appareils (lunettes, mais déjà presque enfant parfois, appareils auditifs pour les âges avancés). Votre relateur, béni de l’ADN y échappe encore dans le grand âge 2 ( 84 à 91 ans).
On dit : « que ceux qui passent les 80 ans sont ceux qui vont aller plus loin dans l’âge ». Nous sommes d’accord pour vérifier cet adage.
Alimentairement, nous nous portons aussi vers l’aliment plaisir (dans le cadre bien sûr de l’hygiénisme). Alors ce sont les artichauts en tête, les haricots verts « fins », en effet les « gros » sont fibreux. Les gros avocats achetés verts et consommés en pâte adéquate en les observant et en les pinçant chaque jour. Voilà on trouve encore des intérêts inattendus.
Sans compter le choix des vêtements. Ceux d’été sont légers et dans notre maison maintenue à 21 °Centigrades, constamment, été et hiver, grâce à nos 2 pompes à chaleur « eau-eau » avec pompage à 100 m de profondeur dans la nappe phréatique, alors le « tee-shirt » (quel anglicisme) sans manche est conservé.
Mais le « pull » (encore la perfide Albion) est ample et d’une coloration rouge sombre qu’on aime.
Nous sommes sollicités pour des consultations, assez souvent, et si cela pouvait se prolonger après 91 ans ce serait encore sympathique.
Les humains nous réjouissent, surtout les beaux sourires, même espiègles.
Voilà décrit le grand âge 2 de 84 à 91 ans.

XV. Le très grand âge 1 de 91 à 98 ans

Le qualificatif de « très grand âge » est bien accepté.
Passé le grand âge 2 à 91 ans, on glisse aisément sur cette période, située au maximum 98 ans sous la centaine d’années, mais on s’y approche.
Ceux qui ont développé des troubles de santé, ont presque tous succombés, ne sachant pas comment leur répondre.
Donc les très grands âges sont indemnes. Nous pensons cependant que les forces musculaires s’amenuisent et que le rappel des souvenirs s’estompe, mais s’il ne s’agit pas de perte de mémoire que connaissent les mal-portants dans les âges précédents.
Le goût pour une alimentation sobre et hygiéniste continue, mais il est sage d’accepter de se faire aider par les générations immédiatement suivants et quelquefois par celles déjà suivants ces dernières et que l’on qualifie de « petits enfants », sont aussi un bonheur, surtout si l’on sait les intéresser avec les vastes cultures accumulées au cours de cette vie déjà si prolongée.
Sans doute l’efficacité intellectuelle se réduit un peu, mais normalement, il en subsiste suffisamment pour faire impression.
Les réunions de famille sont l’occasion d’admirer cette nombreuse progéniture, dont on n’imaginait pas à ses 20 ans quelle viendrait aussi nombreuse.
Et encore dans les sociétés occidentales la monogamie est de rigueur. On imagine la foule de ceux qui peuvent surgir dans les situations de polygamie, acceptée dans certains groupes religieux. Encore qu’il est observable que les règles d’héritage limite ces pratiques.
Alors on continue à avancer, aidé, vers les 98 ans, prêt à entamer le « très grand âge 2 » de 98 à 105 ans.
« 105 » ça y est , on dépassera la centaine. Parlons-en.

XVI. Le très grand âge 2 de 98 à 105 ans

Lorsqu’on arrive à ce niveau, c’est que la maladie n’est pas venue entraver la marche en avant dans le temps.
Donc les activités se poursuivent :

  • Intellectuellement, lectures et parfois écritures.
  • Physiquement : déplacements d’entretien, monter un escalier, utiliser les machines pour exercer le muscles.

A ce niveau, les personnes en compagnonnage ont souvent disparues. C’est donc en solitaire d’âge que l’on poursuit en vie.
Certes les suivants, et aussi les après-suivants sont parfois là pour nous parler ; mais ils ont aussi leur vie à vivre et il faut le respecter.
Parfois on peut aider si on a pris le temps d’accumuler une vaste culture ou une recherche particulière comme celle de l’hygiénisme.
Pour les suivants, avides d’intellect, cela fonctionne. Pour les actifs physiques cela peut être repoussant.
Les regroupements familiaux sont des moments privilégiés avec la photo de l’ensemble des existants.
Ainsi accède-t-on à la centaine d’années et bientôt au très grand âge 2 de 105 ans.
Pour les écrivains ce temps est merveilleux, il permet de réaliser de nouveaux projets, parfois les meilleurs.
Les voyages sont plus délicats, on devient plus casanier.
Mais dans un environnement de verdure la vie est encore belle à l’extérieur sans grands déplacements.
Ainsi glisse-t-on vers la fin de ce tr-s grand âge 2 de 105 ans ; et si la vie se poursuit, entre-t-on dans la période de l’âge exceptionnel de 105 à 112 ans.

XVII. L’âge exceptionnel de 105 à 112 ans

Nous avons dénommé cette période d’ »exceptionnelle » car il est évident que peu y accède.
Néanmoins si l’énergie subsiste, on peut en être conscient. Mais ce peut être la fin du grand voyage de la vie, commencée par le miracle du début que nous avons relaté initialement.
Alors on ressent cette énergie baissée, la mémoire se perd. Les forces physiques nous abandonne peu à peu.
C’est l’approche de notre disparition prochaine. Et il faut être prêt à l’accepter en se rappelant que c’est à titre de privilégié que nous avons vécu cette vie.
Et lorsque arrivera la perte totale d’énergie, dont on en a un peu l’expérience au cours des moments dans la vie ou on perd la conscience ; on verra tout se brouiller pour entrer dans un domaine de ni vivant réellement, ni encore mort.
Si on est un tout petit peu conscient on devrait s’en réjouir, si possible, avant de retourner au néant.
Voilà les histoires de vie sont terminées. Votre relateur s’est beaucoup amusé à les décrire.
Que la vie est belle lorsqu’on la perçoit comme un bonheur.
C’est ce qu’on vous souhaite de ressentir à n’importe quel âge lorsque ce sera le moment de partir.
Alors après votre miracle d’entrée en vie, nous vous souhaitons la conscience de la sortie.
Bonne chance dans ce sens.

Désiré Mérien , 84 ans et 8 mois le 27/09/2019

Message pour cette lettre n°139 du 2ème semestre 2019

Cher lecteur(trice), il nous est venu l’idée d’écrire ces « histoires de vie » en racontant, celles des nombreux humains que nous avons déjà croisés pour notre âge.
Nous avons volontairement fait des périodes de 7ans.
Bien sûr, c’est artificiel. Mais il y a un peu de vrai quand même.
Aussi je vous suggère d’écrire vos « histoires de vies », ce sera intéressant sans nul doute.
Ecrire est un moyen extraordinaire d’exister. Alors profitez-en.

Amicalement, votre Désiré Mérien